Poème calligraphié par l'empereur Huizong

Anthologie bilingue de la poésie chinoise tardive : Vent du Soir

Poèmes chinois

La poésie chinoise du repli des Song au Sud : après l’invasion, l’héroïsme vain et les désillusions

Dynastie chinoise des Song du Sud 南宋 (1127 – 1279) – première partie

李清照   Lĭ Qīng Zhào (1084 – après 1149)
Sans titre
Impromptu
Quand le printemps se meurt
Rêve à l’aube

曾幾   Céng Jĭ (1084 – 1166)
Sur la route du Troisième Carrefour ***NOUVEAU***

趙鼎   Zhào Dĭng (1085 – 1147)
Témoignage sur les Mets Froids ***NOUVEAU***

蔡伸   Cāi Shēn (1088 - 1156)
Sur l’air de « Chanson de Sterculier-Glauque »

Note sur le poète

Cai Shen 蔡伸, mandarin en 1115, fut un fonctionnaire capable et consciencieux qui assuma de nombreux postes au cours de sa carrière. Il répondit à l'appel du futur empereur Gaozong pour prendre part à l’état-major mis en place pour faire face à l'invasion des Jin. Après le repli au sud du gouvernement des Song, il fut notamment magistrat à Zhengzhou, où, à la suite d'une série d'incendies qui avaient ravagé l'intérieur de la ville, il ouvrit aux sinistrés sans-toit les bâtiments administratifs et les temples pour les abriter, et assuma la responsabilité personnelle d'ouvrir les greniers impériaux pour les alimenter. Refusant ensuite une position importante de son ancien camarade d'études, l'infâme premier ministre Qin Kui, il suscita sa colère, fut accusé d'être du parti de l'opposant Zhao Ding 赵鼎, et rétrogradé à des postes subalternes. Son talent le fit par la suite devenir Ministre du Revenu. C'est un auteur de ci reconnu dont il subsiste 175.


陳與義   Chén Yŭ Yì (1090 – 1138)
Sur l’air de « Le génie des bords du fleuve »

張元幹   Zhāng Yuán Gàn (1091 – vers 1170)
Sur l’air de « Le prince de la colline aux orchidées »
Sur l’air de « La contrée des roches » (lento)
Sur l’air d’« Un boddhisatva d’ailleurs »

Note sur le poète

Zhang Yuangan 張元幹 a laissé peu de traces dans les annales historiques du temps. Proche de Li Gang 李綱 avec lequel il participa à la défense de Kaifeng, et homme de conviction et de courage, il osa provoquer le vil premier ministre pacifiste Qin Hui dans un 詞 en louange aux parti de la résistance aux Jin, ce qui lui valu entre autres ennuis d’être éliminé des liste des fonctionnaires. Sa poésie qui prolonge le style épique de Su Dongpo 蘇東坡 influença son successeur Qin Xiji 辛棄疾.


劉一止   Liú Yī Zhĭ (1094 – 1160)
Sur l’air de « Dans la joie le loriot a déplacé son nid »

孔夷   Kŏng Yí (12ème siècle)
Sur l’air de « Les rivages du sud »

劉子翬   Liú Zĭ Huī (1101– 1147)
Sur le Fleuve

Note sur le poète

Après qu’il eut tenu quelques postes de magistrat local, la maladie conduisit Liu Zihui 劉子翬 à se retirer au Mont Wuyi 武夷山. Versé dans l’étude du Yijing (易經 ou 周易), il eut comme élève Zhu Xi 朱熹, le fondateur du néo-confucianisme.


岳飛   Yuè Fēi (1103 – 1142)
Sur l’air de « Tout un fleuve de rouge »
Sur l’air de « Tout un fleuve de rouge »
À l’Île-aux-Étages le pavillon des collines bleutées
Sur l’air de « Petite chaîne de montagnes »

Note sur le poète

Yuè Fei 岳飛 est un héros national chinois de première importance et on lui a même dressé un temple à Hangzhou 杭州. Né d’une famille pauvre du Henan, c’est un élève assidu qui se passionne aussi pour les écrits militaires et les arts martiaux. Il rejoint l’armée des Song comme simple soldat à dix-neuf ans et se distingue rapidement par ses capacités au combat, sa bravoure et son intelligence. A partir de 1133, il combat les envahisseurs avec acharnement, à la tête d’une armée disciplinée et soigneusement entraînée que ses succès viennent grossir de volontaires et qui atteindra 100 000 hommes. Il mène en 1140 une offensive victorieuse et semble sur le point de reprendre aux Jürchen l’essentiel du nord de la Chine, mais doit revenir vers le sud à l’instigation de l’ignoble premier ministre Qin Hui qui prône la négociation avec les Jin. Qin Hui accusera Yue Fei de trahison, et le général sera emprisonné puis assassiné. Il sera réhabilité dès 1162 à l’avènement du l’empereur Xiaozong 宋孝宗.


韓元吉   Hán Yuán Jí (1118 – 1187)
Sur l’air d’« Un bonheur s’approche »

陸游   Lù Yóu (1125 – 1210)
La lune aux Monts des Passes
Le jardin Shen (Deux poèmes)
Sur l’air d’« Un maître en divination »
Voyage dans les collines au Village-de-l’Ouest
Sur l’air de « Publier le fond d’un cœur »
Pensées d’automne ***NOUVEAU***

Note sur le poète

Lu You 陸游, issu d’une famille de lettrés et de fonctionnaires dévoués à l’Empire qui durent fuir vers le sud l’avance des Jürchen, fut élevé dans un esprit patriotique. Très jeune, il excella au pinceau comme à l’épée. Il fut reçu major à l’examen du Ministère des Rites à trente ans mais fut écarté par l’abject premier ministre Qin Hui. En 1172, il eut l’occasion au Sichuan de participer au premier rang à des opérations militaires qui l’encouragèrent dans son projet de participer à la reconquête du nord de la Chine. En 1175, Fan Chengda 范成大, nommé gouverneur à Chengdu 成都 au Sichuan, l’appelle comme conseiller. Les deux poètes s’entendent à merveille, mais le refus des conventions et l’amour de la boisson de Lu You scandalisent ses collègues et il est démis de ses fonctions au printemps 1176. Sa carrière fut ensuite durablement perturbée par ses prises de position en faveur de la libération du nord du pays. Il se retira en 1190 et dut renoncer à la fin de sa vie à son espérance de reconquête de sa patrie perdue.

Lu You, qui fut aussi un bon prosateur, est l’un des plus grands poètes chinois. Sa poésie est le reflet de cette ferveur patriotique et des désillusions qu’elle lui causa, mais elle s’attache également à décrire les régions qu’il a pu traverser et la vie de leurs habitants.


范成大   Fàn Chéng Dà (1126 – 1193)
Sur l’air d’« Un papillon épris d’une fleur »
Les Paysans ***NOUVEAU***
Ce qu’il se passe au village ***NOUVEAU***

楊萬里   Yáng Wàn Lĭ (1127– 1206)
La mouche transie
Collines d’automne
En traversant en jonque Fonder-la-Bienveillance

Note sur le poète

Comme Fan Chengda 范成大, Yang Wanli 楊萬里 est un patriote partisan de la reconquête du nord de la Chine et un illustre poème des Song du Sud. Il occupa différents postes, surtout en province, avant de démissionner en 1192. Ses poèmes très personnels sont marqués, comme celui présenté ici, par la spontanéité de la vision et par l’humour : on doit notamment à ce grand lettré le célèbre poème Ne lisez pas de livres 書莫讀.


朱熹   Zhū Xī (1130–1200)
Dans l’estuaire vogue le navire

Note sur le poète

Zhu Xi 朱熹, l’auteur de ce petit poème paysager, est l’un des philosophes dont l’influence sur l’histoire de l’humanité a été la plus grande. Il prend place en effet dans l’histoire de la pensée chinoise comme le théoricien de néo-confucianisme qui s’imposera comme la doctrine politique de l’Empire sous les dynasties Yuan 元, Ming 明 et Qing 清 jusqu’au début du XXe siècle.

Zhu Xi réussit à dix-neuf ans le concours mandarinal et assuma pendant quelques années à partir de 1151 différents postes préfectoraux auxquels il préféra à partir de 1158 une charge d’administrateur de temple qui lui laissait plus de temps pour la réflexion et l’enseignement. Il fut néanmoins plusieurs fois sollicité pour des postes officiels. En 1175, nommé préfet de la région militaire de Nankang 南康軍, il fit renaître l’académie de la Grotte du Daim Blanc 白鹿洞書院 où il enseigna sa vision du confucianisme et y attira de nombreux élèves et les meilleurs esprits de son temps. Son franc-parler, ses prises de position en faveur de réformes profondes de l’Empire, qu’il défendit plusieurs fois en rédigeant des mémoires à l’attention personnelle de l’empereur, ses critiques virulentes contre les hauts fonctionnaires corrompus lui valurent de nombreux ennemis ; souvent limogé des postes qu’on lui avait confiés, il fut finalement accusé en 1196 des crimes les plus divers et un pétition circula même pour réclamer son exécution. Critiquées à la fin de sa vie, ses conceptions philosophiques retrouvèrent la faveur de l’élite chinoise au cours de la décennie suivante, et en 1208 l’empereur Ninzong 宋寧宗 le réhabilita en lui conférant le titre de « Vénérable Lettré ». En 1241, sa tablette funéraire fut placée dans le temple de Confucius à Qufu 曲阜, et il rejoignit ainsi Confucius, Mencius et leurs disciples parmi les maîtres du confucianisme.

Zhu Xi parvint à faire la synthèse la plus cohérente des différents courants néo-confucéens des Song (en particulier les réflexions de Zhang Zai 張載, des frères Cheng 程 et de Zhou Dunyi 周敦頤) qui s’efforçaient de revivifier le confucianisme, agnostique et devenu purement formel, face au taoïsme et surtout au bouddhisme. Son objectif fut de restaurer la vitalité de la culture chinoise et l’intégrité des responsables politiques afin que l’empire des Song pût faire face à ses difficultés. Zhu Xi publia ainsi des éditions commentées des Classiques Chinois et distingua parmi eux les Quatre Livres 四書 (La Grande Étude 大學, l’Invariable Milieu 中庸, les Analectes de Confucius 論語, et le Mencius 孟子) comme le fondement de la doctrine. Ces commentaires des Quatre Livres devinrent l’essence de l’orthodoxie confucéenne et, à partir de 1313, sous l’empereur Renzhong des Yuan 元仁宗, les ouvrages fondamentaux du programme des concours mandarinaux, et ceci jusqu’à leur abolition en 1905. Cette philosophie domina aussi au Japon durant l’ère Edo (1603-1867) ; elle constitua en Corée durant la dynastie Yi (1392-1910) l’orthodoxie officielle et influa considérablement sur la société et la mentalité coréennes jusqu’à aujourd’hui.

Zhu Xi fut également un calligraphe original et très apprécié.


朱淑真   Zhū Shū Zhēn (vers 1131)
« Sur un air limpide et tranquille »
Fleurs tombées ***NOUVEAU***
Ces jours-là ***NOUVEAU***

Note sur le poète

Zhu Shuzhen 朱淑真 est une grande poétesse chinoise dont on a pu recueillir plus de trois cent cinquante poèmes ; elle fut également calligraphe et musicienne. Les dates de sa vie sont très mal connues ; on estime couramment que son activité poétique correspondrait aux années 1095-1131, mais d’autres la rattachent au Song du Sud.

Après une enfance heureuse et libre, elle exprima son chagrin et sa mélancolie d’épouse délaissée en évoquant les souvenirs d’un premier amour perdu et le passage des saisons dans un recueil intitulé Le cœur brisé (斷腸集 pour les 詩, 斷腸詞 pour les 詞).


張孝祥   Zhāng Xiào Xiáng (1132 – 1169)
« Ballade chantée des Six Provinces »
Sur l’air de «  La lune sur le fleuve de l’ouest »

Note sur le poète

Fonctionnaire zélé, fervent partisan de la lutte contre les Jin comme le montre le présent poème, Zhang Xiaoxang 張孝祥 fut jeté en prison pour dissidence par l’abject premier ministre Qin Hui et n’en sortit qu’à la mort de ce dernier. Le style épique de ses 詞 a été comparé à celui de Su Dongpo 蘇東坡.


張栻   Zhāng Shì (1133 – 1180)
Improvisation au début du printemps ***NOUVEAU***

白玉蟾   Bái Yù Chán (1134 – 1229)
Début de printemps ***NOUVEAU***

辛棄疾   Xīn Qì Jí (1140 – 1207)
Sur l’air d’« En souvenir d’une charmante suivante »
Sur l’air de « Le printemps au palais des Han »
Sur l’air d’« Une table basse de lazurite »
Sur l’air de « La saison des perdrix »
Sur l’air d’« Un boddhisatva d’ailleurs »
« Sur un air limpide et tranquille »
Sur l’air de « Taquiner le poisson »
Sur l’air d’« Un fils du Midi »
Sur l’air de « Complainte du Dragon des eaux »
Sur l’air de « La lune sur le fleuve de l’ouest »
Sur l’air de « La lune sur le fleuve de l’ouest »
Sur l’air de « Les vagues lavent le sable »
Sur l’air d’« En enfonçant les lignes ennemies »
Sur l’air d’« En souvenir d’une charmante suivante »
Sur l’air de « Complainte du Dragon des eaux »

Note sur le poète

Né au Shandong, centre de la résistance aux envahisseurs Jin, Xin Qiji 辛棄疾 se joint à l’âge de vingt-deux ans à une armée de résistants où il se distingue par ses actions d’éclat. Il rallie ensuite les Song du Sud et tient différents postes de second ordre en multipliant sans résultat à l’attention de l’empereur des conseils et des propositions de service afin de reconquérir la plaine du Fleuve Jaune, qui finissent par irriter : il doit démissionner en 1181. Il se retire alors près de Shangrao 上饒 à l’est du lac Poyang 鄱陽 et se consacre à son œuvre littéraire ; il recevra notamment les visites de Fan Chengda 范成大, Lu You 陸游, Zhu Xi 朱熹 et Jiang Kui 姜夔.


Lĭ Qīng Zhào (1084 – après 1149) :
Sans titre

無題




生當作人傑
Shēng
dāng
zuò
rén
jié
死亦為鬼雄


wèi
guĭ
xióng
至今思項羽
Zhì
jīn

Xiàng

不肯過江東

kěn
guò
jiāng
dōng
李清照



Qīng

Zhào

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Mots-clefs : li-qingzhao héroïsme patriotisme

Lǐ Qīng Zhào (1084 – après 1149) :
Impromptu

偶成

Ŏu

chéng
十五年前花月底
Shí

nián
qián
huā
yuè

相從曾賦賞花詩
Xiāng
cóng
céng

shăng
huā
shī
今看花月渾相似
Jīn
kàn
huā
yuè
hún
xiāng

安得情懷似往時
Ān

qíng
huái

wăng
shí
李清照



Qīng

Zhào

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Mots-clefs : regrets amour passé

Lǐ Qīng Zhào (1084 – après 1149) :
Quand le printemps se meurt

春殘

Chūn

cán
春殘何事苦思鄉
Chūn
cán

shì


xiāng
病裏梳頭恨髪長
Bìng

shū
tóu
hèn

cháng
梁燕語多終日在
Liáng
yàn

duō
zhōng

zài
薔薇風細一簾香
Qiáng
wēi
fēng


lián
xiāng
李清照



Qīng

Zhào

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Mots-clefs : printemps regrets

Lǐ Qīng Zhào (1084 – après 1149) :
Rêve à l’aube

Rêve          au gré                        Portée     la            j’ai gravi     nuées                                                 Attente-                                      Fleur- -      -      Le      d’automne n’est       vaurien,       soufflé                            de Jade.         nous              racines de       comme des          Ensemble,               des jujubes comme des            Vives et              demoiselles     cheveux dénoués,       et ruse                   des propos                      mots           elles                                          vif,                 un     cueilli                                            suprême,               ce voyage       vraiment sans                        pouvait être          quoi     s’en                soi ?                  que je rassemble               assise,       bouche                              cris    du         J’ai                 tout                                 cesse                  pourtant         gémir, hélas !

       l’aube                                                                   les                levant.                à        Maître        -              Je                           - -Calice-Vert.                                                             les                          Réunis,      trouvons                lotus           barques,           nous mangeons                       pastèques.          légères, les                                  Grâce         félines, tournent                 en élégance. En      railleurs       rivalisent                           feu      elles                          de frais.         cela         pas à l’Art          Le plaisir de                                          l’existence              ainsi, À      bon                           Au        tandis                      vêtements         Je           les oreilles par horreur des      et                 beau savoir          ceci                       Sans       ce      souvenir             fait               

     à               de cloches lointaines,        par    bourrasque                      roses du         Je m’accomplis   suivre               -d’Achèvement,    rencontre par hasard      -à-      -         vent                 qu’un          Qui a         toutes     fleurs du Puits                                des                                                                                                                                aux                                                             tout                                                 d’arguments fallacieux, À                préparent    thé                   Quoique      n’élève                                              était               bornes. Si                                                 retourner chez          lever,                         mes                      me                                                tapage.                  que           n’est qu’imagination,               doux                   me                    

曉夢

Xiăo

mèng
曉夢隨疏鍾
Xiăo
mèng
suí
shū
zhōng
飄然躋雲霞
Piāo
rán

yún
xiá
因緣安期生
Yīn
yuán
Ān

Shēng
邂逅萼綠華
Xiè
hòu
È

Huá
秋風正無賴
Qiū
fēng
zhèng

lài
吹盡玉井花
Chuī
jìn

jĭng
huā
共看藕如船
Gòng
kàn
ŏu

chuán
同食棗如瓜
Tóng
shí
zăo

guā
翩翩垂髪女
Piān
piān
chuí


猊妍語亦佳

Yán


jiā
嘲辭鬭詭辨
Zhāo

dòu
guĭ
biàn
活火烹新茶
huŏ
huŏ
pēng
xīn
chá
雖乏上元術
Suī

shàng
yuán
shù
遊樂亦莫涯
Yóu




人生能如此
Rén
shēng
néng


何必歸故家


guī

jiā
起來斂衣坐

lái
liăn

zuò
掩耳厭喧嘩
Yăn
ěr
yàn
xuān
huá
心知不可見
Xīn
zhī


jiàn
念念猶咨嗟
Niàn
niàn
yóu

ji
李清照



Qīng

Zhào

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Il existe plusieurs versions de ce texte, dont j’ai choisi celle qui m’a parue la plus inspirée.

Vers 3 : personnage légendaire, 安期生 est un maître taoïste et un magicien capable de se rendre invisible, et qui sur la mer orientale mangeait des jujubes gros comme des pastèques, selon les Mémoires Historiques 史記 de Sima Qian 司馬遷.

Vers 4 : 萼綠華 est une fée légendaire taoïste.

Vers 6 : 玉井 désigne un groupe d’étoiles.

Vers 10 : 猊妍 est un prénom féminin encore donné aujourd’hui en Chine qui attribut à la fois la grâce physique et la vivacité intellectuelle à l’enfant ainsi désignée.

Mots-clefs : rêve fantastique

Céng Jĭ (1084 – 1166) :
Sur la route du Troisième Carrefour

三衢道中

Sān



dào

zhōng
梅子黃時日日晴
Méi

huáng
shí


qíng
小溪汛盡卻山行
Xiăo

xùn
jìn
què
shān
xíng
綠陰不減來時路

yīn

jiăn
lái
shí

添得黃鸝四五聲
Tiān

huáng



shēng
曾幾

Céng


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Mots-clefs : voyage chemin

Zhào Dĭng (1085 – 1147) :
Témoignage sur les Mets Froids

                  portes rustiques ;                On          aussi à         des                     le                  Si                             pas arrivée jusqu’au         de Yuè,                                            le vieux      de chez           les                Han                 des      on            pas         Près des torrents de                 les          agrestes se                          fleurs. Une coupe              voici bien     un tapis    mousse verte étendu,                         la       jouée    haut                          .

Grand silence aux                         le                            planter            pour marquer                        l’interdiction du feu n’est                      royaume         Aux         funéraires    accompagne aussi          Pang               Sur                des     et les tombeaux             ne cultive     de blé,                      montagne    sur     sentiers             trouvent              en                   à la      me            sur          de                           prêter                                    des             couchant  

                                     dans    hameau    a appris                     saules                 passage des ans.                                                                         tertres            on                                        nous.         sépultures                             Tang                                                         et                                       des poiriers                           main                                                    Sans        attention à    flûte       du          remparts au           

寒食書事

Hán

shí

shū

shì
寂寂柴門村落裏


chái
mén
cūn
luò

也教插柳紀年華

jiào
chā
liŭ

nián
huá
禁煙不到粵人國
Jìn
yān

dào
yuè
rén
guó
上塚亦攜龐老家
Shàng
zhŏng


páng
lăo
jiā
漢寢唐陵無麥飯
Hàn
qĭn
táng
líng

mài
fàn
山谿野徑有梨花
Shān


jìng
yŏu

huā
一樽竟藉青苔臥

zūn
jìng
jiè
qīng
tái

莫管城頭奏暮笳

guăn
chéng
tóu
zòu

jiā
趙鼎

Zhào

Dĭng

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les Mets Froids 寒食書 et l’interdiction du feu 禁煙 : voir le commentaire du poème de 王禹偁 Wáng Yŭ Chēng (954 – 1001) Pure Lumière .

Mots-clefs : fête tombes campagne

Cāi Shēn (1088 - 1156) :
Sur l’air de « Chanson de Sterculier-Glauque »

蒼梧謠

Cāng



yáo
Tiān
Tiān
休使圓蟾照客眠
Xiū
shĭ
yuán
chán
zhào

mián
人何在
Rén

zài
桂影自嬋娟
Guì
yĭng

chán
juān
蔡伸

Cāi

Shēn

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Selon les légendes chinoises, reprises par d'innombrables poèmes, la lune serait habité par un crapaud, ou abriterait un cannelier. 嬋娟 désigne à la fois la beauté et le charme des belles femmes et … la lune. Tout le poème, remarquable, s'articule autour de cette double signification, que la traduction tente de suivre.

Le poème reprend le thème de la lune qui éclaire également simultanément les amis (voir en particulier le poème de Su Dongpo Sur l’air de « Premier chant mélodique sur l’eau » ou les couples séparés.

Mots-clefs : ciel lune

Chén Yŭ Yì (1090 – 1138) :
Sur l’air de « Le génie des bords du fleuve »

          ayant       le petit pavillon, me                              d’alors        Luo. Il me                      au                     sur le      nous buvions,       ceux     s’asseyaient,                c’étaient des           des        Sur    Grand                            s’esquivait sans                                  abricotiers               jouait du                         Plus          années                  rêve,    voici vivre encore,                  -je l’épouvante             le          gravir    petit          pour voir                          beau, Des                             que                 Le       des                                  

Une                                         sont          les                        la                                    Pont                                                                       pour                         braves et                         Canal flottait    lune qui                  bruit                        des                                     fifre jusqu’à l’aurore.      de                      comme                                 mais supporterais-                      pris                    le                          venir un              et           temps            nos                          !    chant     pêcheurs                  minuit.

    nuit,       gravi                            revenues     promenades         sur               revient qu’autrefois         Méridien quand        pont               Parmi      qui                    beaucoup,                             sages.     le                      la                                 ; À l’ombre vacillante                 en fleurs, On                                           vingt        passées       en       Me                                      -               ? J’ai         temps de                 pavillon                    jour nouveau                    antiques à     jours,     de péripéties                         s’élève ; il est        

臨江仙

Lín

jiāng

xiān
夜登小閣憶洛中舊遊

dēng
xiăo


luò
zhōng
jiù
yóu
憶昔午橋橋上飲



qiáo
qiáo
shàng
yĭn
坐中多是豪英
Zuò
zhōng
duō
shì
háo
yīng
長溝流月去無聲
Cháng
gōu
liú
yuè


shēng
杏花疏影裏
Xìng
huā
shū
yĭng

吹笛到天明
Chuī

dào
tiān
míng
二十餘年如一夢
Èr
shí

nián


mèng
此身雖在堪驚

shēn
suī
zài
kān
jīng
閒登小閣看新晴
Xián
dēng
xiăo

kàn
xīn
qíng
古今多少事

jīn
duō
shăo
shì
漁唱起三更

chàng

sān
gēng
陳與義

Chén




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Mots-clefs : souvenirs méditation nocturne

Zhāng Yuán Gàn (1091 – vers 1170) :
Sur l’air de « Le prince de la colline aux orchidées »

        je déroulai          de            pluie                  léger couvert était           ;            côté de                des        brouillasseux          l’éclaircie, Les herbes aromatiques                              s’assortir aux           Le vent            sa                                                ravager     tendres                               Derrière                                     fumée    santal    lasse                       de buveurs,             le        vouloir                                   la          d’alors                               années de                                    dans l’égarement               des                         laquées et                         conviaient à                 Sur                     on           ensemble, Dans les       impériaux    se                           lampes       la nuit commençait,                      -                                         aventures ? Silencieuse           Je conserve        cœur     réjouissances ;           poussière         ternis les revers                     que     violons         tus ?         de                   jade lunaire,                                                             elles eurent                   sculptée,          s’en                  deux grues.                   permet                      se laisse aller à                          instant         

                    le          perles, La       matinale      un                                                                                            modulent                                                                                 pivoines.         d’est,        jalousie des fleurs rend méchant,         pour         les                 au bout     branches.                  qui       les                     du                              Entourée             je n’ai pas    cœur à            servir.                           capitale         sur    Luo,      corriger des                       désinvolture,                                      et                  les selles                          vernissés              la                  les         avenues    circulait                    parcs           on    tenait la main   Sous                                             prenait rendez-      Mais          reposent errances et                            seule,                mon      ces                 De quelle              sont                   de           Tandis     les         se                       corail,                         c’est un printemps                  Quelle                               quitté                      Qu’ainsi                                                  ne        pas,        quand on                                 trouver            d’oubli.

Lorsque                store                              sous                        suspendue   De l’autre         la balustrade,     saules                                                            envahissent les marches pour                                         que                                      Souffle                          coroles         des                    l’écran     cache     montagnes, la                 se       de parfumer,                                                    me         Je recherche en pensée                         la      Pour                        jeunesse la               Baignées                  des chants        rires, Quand                       les carrosses                           coquetterie.         grandes                                                                              ;      les        quand                     tôt on               -vous.      sur quoi                                              et                    en                                                  se                           ma veste,                           sont       Rameaux            disque de                                  comme autrefois.        déception, quand                     la colonne                         retournèrent les             Ce que l’amour                C’est,                            l’ivresse, de         un                 

蘭陵王

Lán

líng

wáng
捲珠箔
Juăn
zhū

朝雨輕陰乍閣
Cháo

qīng
yīn
zhà

闌干外煙柳弄晴
Lán
gān
wài
yān
liŭ
lòng
qíng
芳草侵階映紅藥
Fāng
căo
qīn
jiē
yìng
hóng
yào
東風妒花惡
Dōng
fēng

huā
è
吹落梢頭嫩萼
Chuī
luò
shāo
tóu
nèn
è
屏山掩沈水倦熏
Píng
shān
yăn
shĕn
shuĭ
juàn
xūn
中酒心情怯杯勺
Zhōng
jiŭ
xīn
qíng
qiè
bēi
sháo
尋思舊京洛
Xún

jiù
jīng
luò
正年少疏狂
Zhèng
nián
shăo
shū
kuáng
歌笑迷著

xiào

zháo
障泥油壁催梳掠
Zhàng

yóu

cuī
shū
lüè
曾馳道同載
Céng
chí
dào
tóng
zài
上林攜手
Shàng
lín

shŏu
燈夜初過早共約
Dēng

chū
guò
zăo
gòng
yuē
又爭信飄泊
Yòu
zhēng
xìn
piāo

寂寞


念行樂
Niàn
xíng

甚粉淡衣襟
Shèn
fĕn
dàn

jīn
音斷絃索
Yīn
duàn
xián
suŏ
瓊枝璧月春如昨
Qióng
zhī

yuè
chūn

zuó
悵別後華表
Chàng
bié
hòu
huá
biăo
那回雙鶴

huí
shuāng

相思除是
Xiāng

chú
shì
向醉裏暫忘卻
Xiàng
zuì

zhàn
wàng
què
張元幹

Zhāng

Yuán

Gàn

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Mots-clefs : matin nostalgie obsession

Zhāng Yuán Gàn (1091 – vers 1170) :
Sur l’air de « La contrée des roches » (lento)

                                         sensations              peu       reviennent, Sur     bords                                                                    sous    lumière     éclaircies, s’exhale le         Par                boutons                      tentent d’éclore.     horizons           ancien,            fois le       -                                 les           la                  -bas les collines    répètent et s’empilent.                   me             yeux    verdure,    voici revenue,                                            Au         la             profondément recluse,              voudrais      le vent                  consume          de ma                solitude                l’oreiller après                            coupe                                          fond        cœur,                                                        en recueillement                                         réjouir.              nous pourrons de         l’un l’autre                                         les                      

Glacée l’eau s’écoule                                                à peu                           des           brouillard          Des pruniers proches du torrent,      la         des                                         frimas                      de                                            regret         Combien de               -je    chavirer           travers     portes de    grande galerie là-                                            Lorsqu’infiniment    remplit          la          La                   saison du                       si vif,         de    villa                                                   voir                                  la             chair.      la             languis sur                         et pluie, Devant la       après le halo                   avivé au      de                        tant de                            C’est,                       l’attente,            rentrerez me          Lorsqu’enfin                  nouveau                                    ce                    années    séparation.

                      en ruisselets, Les            printanières                           les           grèves le            s’étale.                                                                              parfum,     les        les         sur tant    branches                   Des          ce                                   verrai-   me          l’âme ? À                                           -                 se                                                      les                                    la           chagrin. Ce sentiment            fond             ornée                       Alors que je                       d’est, En secret            neige              Dans             je                              nuages                                         lunaire. L’espoir                  mon       Fortifié par         désespoir et d’affliction,                         dans            quand vous                                                                          nous retrouver, Ainsi    seront passées            de            

石州慢

Shí

zhōu

màn
寒水依痕
Hán
shuĭ

hén
春意漸回
Chūn

jiàn
huí
沙際煙闊
Shā

yān
kuò
溪梅晴照生香

méi
qíng
zhào
shēng
xiāng
冷蕊數枝爭發
Lĕng
ruĭ
shù
zhī
zhēng

天涯舊恨
Tiān

jiù
hèn
試看幾許消魂
Shì
kàn


xiāo
hún
長亭門外山重疊
Cháng
tíng
mén
wài
shān
chóng
dié
不盡眼中青

jìn
yăn
zhōng
qīng
是愁來時節
Shì
chóu
lái
shí
jié
情切
Qíng
qiè
畫樓深閉
Huà
lóu
shēn

想見東風
Xiăng
jiàn
dōng
fēng
暗消肌雪
Àn
xiāo

xuĕ
孤負枕前雲雨


zhĕn
qián
yún

尊前花月
Zūn
qián
huā
yuè
心期切處
Xīn

qiè
chù
更有多少淒涼
Gèng
yŏu
duō
shăo

liáng
殷勤留與歸時說
Yĭn
qín
liú

guī
shí
yuè
到得再相逢
Dào

zài
xiāng
féng
恰經年離別
Qià
jīng
nián

bié
張元幹

Zhāng

Yuán

Gàn

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Mots-clefs : paysage chagrin attente

Zhāng Yuán Gàn (1091 – vers 1170) :
Sur l’air d’« Un boddhisatva d’ailleurs »

Le              du 3ème               je                 fête pour                              j’improvisais    texte. Le                                  qui fuit nous                 Vieillard,                 -   entraîner les jeunes      ?           venue, la              en                                      à      rien                         fleurs,             dans la danse, Administrer                                    Levons                                   printemps,    laissons                          de       

   dernier                               pris part à                            le printemps                  ce           printemps     vient                            fait          ;            comment pourrais-                               L’ivresse           jeunesse        transe, Ma moustache         décidée             empêcher ! Se piquer            puis                                   l’entrain et                lieux.                    ensemble,                                                                nous !

           jour         mois lunaire,                une           raccompagner              et                                      qui       le printemps                    vieillir                              -je                      gens                                est                         blanche           n’en                           de              entrer                                         l’éclat en ces               notre verre           retenons le            Ne          pas les fleurs se moquer          

菩薩蠻





mán
三月晦送春有集
Sān
yuè
huì
sòng
chūn
yŏu

坐中偶書
zuò
zhōng
ŏu
shū
春來春去催人老
Chūn
lái
chūn

cuī
rén
lăo
老夫爭肯輸年少
Lăo

zhēng
kĕn
shū
nián
shăo
醉後少年狂
Zuì
hòu
shăo
nián
kuáng
白髭殊未妨
Bái

shū
wèi
fáng
插花還起舞
Chā
huā
hái


管領風光處
Guăn
lĭng
fēng
guāng
chù
把酒共留春

jiŭ
gòng
liú
chūn
莫教花笑人

jiāo
huā
xiào
rén
張元幹

Zhāng

Yuán

Gàn

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Malgré les vicissitudes, Zhang Yuangan était d’une nature optimiste et ce poème de circonstance montre tout à fait qu’il savait s’amuser.

Mots-clefs : fête jeunesse printemps

Liú Yī Zhĭ (1094 – 1160) :
Sur l’air de « Dans la joie le loriot a déplacé son nid »

                             lueurs                                                        qui                            tressailli         La      -cour voisine                                 s’insinue                   la                                                       La lune              apparaît                bosquets et              traces                un          givre         solidifié,                                                            Pour                 gémit                                                                s’exposerait    vent    poussière de la          sur    Luo     la poursuite     souvenirs, après                 Dans     cœurs                    mille      reprises,                                              à qui les confier.            charmante                si       Et             courbe               tiédit   Comment        en                             d’errances           rancœur, fleurs           vous                                       de                  n’ai                                      de                                 viendra s’apaiser                    mal si           revenu.

Marcher    point                              quand             corne, J’écoute   l’oiseau     niche pour la nuit                               basse-                   lui s’éveillera.    et là           le brouillard par                                          gens se lèvent,                                          des             fourrés.            de larmes font    ruban            peine                                                  froid encore                          qui                     La           est insurmontable :       encore                 Au      de                 capitale     la                      des                                                         choses           fois           Sans                         l’oie                              La tenture           de         est    loin,                       que le parfum                            pensée ces                             ?      de                 de                                        n’est         tout                               et porter.                       condition, j’espère                         et                        récemment        

        au       du jour Aux        de l’aube       retentit la                 :                                 n’a pas            encore,         -             avant                  Ça                                      campagne, Les chevaux hennissent, les                         décroissante          au travers                          Des                                de       à                  Revigoré par l’alcool, on affronte le              fugace.      le voyageur           sa lassitude,    tristesse                     comme        il                                                             ! À                                   s’être séparés,      nos       tant de        dix                           qu’on parvînt à trouver       messagère                                            jadéite                 ce paravent                             :         saisir               instables années              Lune                       dépit,      m’ennuyez et m’irritez, Il       rien         ceci que je      dû traverser            Le goût amer    cette                     qu’il                      se dissiper, Ce                         

喜遷鶯



qiān

yīng
曉行
Xiăo
xíng
曉光催角
Xiăo
guāng
cuī
jiăo
聽宿鳥未驚
Tīng

niăo
wèi
jīng
鄰雞先覺
Lín

xiān
jué
迤邐煙村


yān
cūn
馬嘶人起


rén

殘月尚穿林薄
Cán
yuè
shàng
chuān
lín

淚痕帶霜微凝
Lèi
hén
dài
shuāng
wēi
níng
酒力衝寒猶弱
Jiŭ

chōng
hán
yóu
ruò
歎倦客
Tàn
juàn

悄不禁重染
Qiăo

jīn
hóng
răn
風塵京洛
Fēng
chén
jīng
Luò
追念人別後
Zhuī
niàn
rén
bié
hòu
心事萬重
Xīn
shì
wàn
chóng
難覓孤鴻託
Nán


hóng
tuō
翠幌嬌深
Cuì
huăng
jiāo
shēn
曲屏香暖

píng
xiāng
nuăn
爭念歲華飄泊
Zhēng
niàn
suì
huá
piāo

怨月恨花煩惱
Yuàn
yuè
hèn
huā
fán
năo
不是不曾經著

shì

céng
jīng
zhuó
者情味望一成消減
Zhĕ
qíng
wèi
wàng

chéng
xiāo
jiăn
新來還惡
Xīn
lái
huán
è
劉一止

Liú



Zhĭ

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Mots-clefs : matin errance amertume

Kŏng Yí (12ème siècle) :
Sur l’air de « Les rivages du sud »

        afflige             Résonne       du Khan qui trois                                             Que pour         refuge          galopant                            Et      la         travers les villages                                                                            frappe                          de                        pêle-mêle. Lançant          répétés,     oies                                eaux brumeuses,                                                                               -obscur        d’une      lune ! Jusqu’aujourd’hui,               l’âme      soit                 je                                                                                          de             Me                        leur                                distingué,        la              bien-                                     ma         en               doute     le          de verdure                      deux          lourds de                                     

La                                                          fois                  tourelles                      trouver        galopant          chevauchent                                                                                     à une             les            Tandis              les                                      voltigent     -                  cris                   effrayées Soudain quittent                                  pour                     glaciales. Qu’il fait bon,      le clair-                                                              où                 ravie. En                   dans     pays            les pruniers                                              soie verte.                                           parfum,      charme                 à    pensée de        -       de                   se livre               traînées. Nul                                  se manifestera ;                             regrets,                 crépuscule.

   bise         l’oliphant,         l’air                        tombe depuis les           des portes.                                                       les voyageurs,    vole    neige à                      écartés. Des bistroquets une       s’éteignent     lanternes,        qu’en            fenêtres un fouillis    feuilles qui               -              des               les                                 les                 Criaillantes      traverser les nuées                            sous         -       bleuté       pâle                           nulle part          n’en                songe    retourne      mon      natal sous              fleuris, Où la tristesse accable une robe                   servent de consolation      mystérieux         leur                   Mais                ma     -aimée,    dix mille gouttes             plainte                        que    paravent                             Les      sourcils                    je fais face au            

南浦

Nán


風悲畫角
Fēng
bēi
huà
jiăo
聽單于三弄落譙門
Tīng
Chán

sān
lòng
luò
qiáo
mén
投宿駸駸征騎
Tóu

qīn
qīn
zhēng

飛雪滿孤邨
Fēi
xuĕ
măn

cūn
酒市漸闌燈火
Jiŭ
shì
jiàn
lán
dēng
huŏ
正敲窗亂葉舞紛紛
Zhèng
qiāo
chuāng
luàn


fēn
fēn
送數聲驚雁
Sòng
shuò
shēng
jīng
yàn
乍離煙水
Zhà

yān
shuĭ
嘹唳度寒雲
Liáo


hán
yún
好在半朧淡月
Hăo
zài
bàn
lóng
dàn
yuè
到如今無處不消魂
Dào

jīn

chù

xiāo
hún
故國梅花歸夢

guó
méi
huā
guī
mèng
愁損綠羅裙
Chóu
sŭn

luó
qún
為問暗香閒豔
Wéi
wèn
àn
xiāng
xián
yàn
也相思萬點付啼痕

xiāng

wàn
diăn


hén
算翠屏應是
Suàn
cuì
píng
yīng
shì
兩眉餘恨倚黃昏
Liăng
méi

hèn

huáng
hūn
孔夷

Kŏng


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Mots-clefs : exil amour espoir

Liú Zĭ Huī (1101– 1147) :
Sur le Fleuve

江上

Jiāng

shàng
江上潮來浪薄天
Jiāng
shàng
cháo
lái
làng

tiān
隔江寒樹晚生煙

jiāng
hán
shù
wăn
shēng
yān
北風三日無人渡
Bĕi
fēng
sān


rén

寂寞沙頭一簇船


shā
tóu


chuán
劉子翬

Liú



Huī

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Mots-clefs : fleuve vent brouillard

Yuè Fēi (1103 – 1142) :
Sur l’air de « Tout un fleuve de rouge »

              cheveux prennent d’assaut    bonnet, J’agrippe          dans    vent,                                                    loin et dressé              en un                 Cette puissance                           et                         exploits                         la poussière et           Sur huit       lieues           ouvertes              entre                             pas que l’inaction     blanchi nos jeunes        Qu’en vain            nous                                                  capturés,       toujours     lavé l’affront.            des                 Quand           - -       Menons nos              à rompre et écraser          brèches    He-Lan, Notre         suprême,       affamés de dévorer    chair                       Notre                                                des                                       rassembler       et fleuves                            à l’audience du                 

De                                      le                      rampe               siffle,         l’averse        Jetant     yeux                        le                                                        me                           Pour                 dont           marquera                                    cents           routes          aux                       et                                                                                  chagrin                   De cette humiliation,     empereurs           N’est          pas                                sujets fidèles,                 -t-                  chars lourds                          les              -                                                     la       des                                     ce sera           de       le                On              tout                                                    Pour    rendre                 palais impérial.

   colère mes                                                la            le               siffle,          cesse.        les      au                vers    ciel       long hurlement,                 en mon cœur    transporte    m’embrase !      trente               l’honneur                          la terre,                       de                     équipées       nuages    lune, N’attendons                    ait                    têtes,            le              ait mutilés.                       nos                                                        La rancœur                           s’éteindra- -elle ?                                             Dans             du   -           volonté          c’est                                 Barbares du Nord,       récréation,         assoiffés    boire    sang     Huns.    espère avant      ressaisir,            monts            coutumiers,      se                                        

滿江紅

Măn

jiāng

hóng
怒髮衝冠


chōng
guān
憑闌處瀟瀟雨歇
Píng
lán
chù
xiāo
xiāo

xiē
擡望眼仰天長嘯
Tái
wàng
yăn
yăng
tiān
cháng
xiào
壯懷激烈
Zhuàng
huái

liè
三十功名塵與土
Sān
shí
gōng
míng
chén


八千里路雲和月

qiān


yún

yuè
莫等閒白了少年頭

dĕng
xián
bái
liăo
shăo
nián
tóu
空悲切
Kōng
bēi
qiè
靖康恥
Jìng
kāng
chǐ
猶未雪
Yóu
wèi
xuĕ
臣子恨
Chén

hèn
何時滅

shí
miè
駕長車踏破
Jià
cháng
chē


賀蘭山缺

Lán
shān
quē
壯志饑餐胡虜肉
Zhuàng
zhì

cān


ròu
笑談渴飲匈奴血
Xiào
tán

yĭn
xiōng

xiè
待從頭收拾舊山河
Dài
chóng
tóu
shōu
shí
jiù
shān

朝天闕
Cháo
tiān
quē
岳飛

Yuè

Fēi

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Ce poème, comme celui qui suit, est à la fois l’expression de la détermination de Yuè Fei et de sa loyauté, une vertu dont il est devenu en Chine un symbole.

Dans ce dialogue silencieux que je tente de poursuivre avec les poètes chinois morts, je ne traduis Yuè Fei qu’en tremblant. D’abord parce que les quelques poèmes qu’il a écrit, très connus en Chine, prennent un poids particulier en ces temps (2015) de nationalisme et de militarisme chinois exacerbés. Ensuite et surtout parce qu’il est celui dont je crains le plus qu’il vienne me donner un grand coup sur la tête au cas où ma traduction lui paraîtrait trop faible. Cette appréhension personnelle est salutaire, car elle m’évite au moins le travers d’édulcorer son message, comme le font systématiquement les traductions venues de la Chine continentale. Mais je ne dois pour ma part de comptes qu’à ces morts.

Au début du second verset, le texte original mentionne 靖康 : il s’agit du nom de règne 年號 de l’empereur Qinzong 宋欽宗 qui succéda à Huizong 宋徽宗 avant de se voir capturé avec lui en 1126 ; j’ai précisé l’allusion, évidente pour un Chinois de l’époque, en mentionnant directement la cause de l’humiliation, « nos empereurs capturés ». Le huitième vers porte 笑談, littéralement « riant et bavardant », dans une tentative de structure parallèle, omniprésente en chinois classique, avec le vers précédent ; j’ai cru bon de reconstruire ce parallélisme en français avec « notre récréation ». Pour le reste, la traduction est « calquée à la vitre ».

Les septième et huitième vers, que d’autres que moi ont cru bon de censurer, ne devraient nullement surprendre des lecteurs français, familiers depuis leur plus tendre enfance du « Qu’un sang impur abreuve nos sillons » : on remarquera que l’idée est bien la même, par céréales interposées.

Le Helan 賀蘭山 (transcription phonétique du mongol « Cheval racé ») est une chaîne de montagnes située au Ningxia actuel. L’allusion est ici métonymique : les Jürchen viennent plutôt du nord-est. Les Xiongnu 匈奴, qui avaient constitué une confédération de tribus nomades, occupèrent la Mongolie actuelle (notamment la vallée de l’Orkhon) à partir de la dynastie Han 漢 en menaçant la Chine. Une partie d’entre eux ayant émigré vers l’ouest, on les a parfois identifiés aux Huns qui envahirent l’Occident. Par métonymie, ils désignent les « barbares » du nord.

Mots-clefs : chant guerre libération

Yuè Fēi (1103 – 1142) :
Sur l’air de « Tout un fleuve de rouge »

                                 Grue                                                Centrale Derrière             des              de cités    faubourgs, Je    souviens qu’en     années-   les                  et            couvraient         du                                                         Devant les collines       Majesté,           et d’émeraude           Sur l’Île     Immortels dans                                chants s’élevaient, Tandis qu’à présent                             la capitale et     banlieues           bourrasques                  sont     soldats                                                                         sont              ? Ils             leurs                  et     douves. On               perdu les                      d’autrefois,          villages déserts              Quand donc viendra    jour                              nos           lever                                                 les              du              la      Puis      retournant, reprendre                      -de-  -Han,                                

        du haut            de         Jaune       je considère au loin sur la Plaine                   les             friches tant                                                       -       fleurs cachaient    les saules               Tour               Pavillon du         les demeures                                                de                                                             la       du Palais,         et                                         des sabots         couvrent                ses                                 de poussière.                           graissent de      chair             et les tranchants d’épées.                            comblent                les           les            gémit d’avoir           fleuves    les                    de                        et                              le      où l’on           l’élite de     troupes à       l’étendard, D’un coup d’éperons         travers          claires           et de                                            route      l’Adret-  -la-                        grue Jaune  

Pensées         de la Tour    la            Quand                                                          vapeurs                           et               me                ces       -là                                               La         Phénix, le             Dragon,              impériales.                     de Sa             perles               enlacées,           des                   salle            musique                                                       d’acier                                       D’atroces                           Où      nos         ? Ils              leur       les pointes                            Où      nos citoyens                de       corps     fossés                                                   et     monts                 mille                     dévastés.                                    appellera                                                                droit à             eaux            Fleuve          Luo,      s’en                       la       vers        -  -  -     Pour enfourcher la            ?

滿江紅

Măn

jiāng

hóng
登黃鶴樓有感
Dēng
Huáng

Lóu
yŏu
găn
遙望中原
Yáo
wàng
zhōng
yuán
荒煙外許多城郭
Huāng
yān
wàixŭ
duō
chéng
guō
想當年花遮柳護
Xiăng
dāng
nián
huā
zhē
liŭ

鳳樓龍閣
Fèng
lóu
lóng

萬歲山前珠翠繞
Wàn
suì
shān
qián
zhū
cuì
rào
蓬壺殿裡笙歌作
Péng

diàn

shēng

zuò
到而今鐵蹄滿郊畿
Dào
ér
jīn
tiĕ

măn
jiāo

風塵惡
Fēng
chén
è
兵安在
Bīng
ān
zài
膏鋒鍔
Gāo
fēng
è
民安在
Mín
ān
zài
填溝壑
Tián
gōu
huò
歎江山如故千村寥落
Tàn
jiāng
shān


qiān
cūn
liáo
luò
何日請纓提銳旅


qǐng
yīng

ruì

一鞭直渡清河洛

biān
zhí

qīng

luò
卻歸來再續漢陽遊
Què
guī
lái
zài

hàn
yáng
yóu
騎黃鶴

huáng

岳飛

Yuè

Fēi

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La plaine centrale 中原 : voir Liŭ Yŏng (987 ? – 1053 ?) Sur l’air de « Tintements d’une pluie sans fin ».

Mots-clefs : hymne résistance lutte

Yuè Fēi (1103 – 1142) :
À l’Île-aux-Étages le pavillon des collines bleutées

池洲翠微亭

Chí

zhōu

cuì

wēi

tíng
經年塵土滿征衣
Jīng
nián
chén

măn
zhēng

特特尋芳上翠微


xún
fāng
shàng
cuì
wēi
好水好山看不足
Hăo
shuĭ
hăo
shān
kàn


馬蹄催趁月明歸


cuī
chèn
yuè
míng
guī
岳飛

Yuè

Fēi

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Mots-clefs : chevauchées voyage paysage

Yuè Fēi (1103 – 1142) :
Sur l’air de « Petite chaîne de montagnes »

   nuit           les                    n’avaient                     En                    de cent        de rêve, C’était                           seul à    -          descendre                                                       persiennes la                      lune.          une      blanchie                                ?                                          dépérissent,            voyage            Je                  ce     j’ai     le        la cithare de jade,                son faillira, La                qui pourra             

        dernière,              d’automne                                          je reviens                                 déjà            me               moi-     pour                                Personne, silence, À travers les               lueur blafarde de la       Que peut                        l’honneur, pour    gloire           collines d’antan                                                                       confier    que                  à                                 le                  corde        –            l’entendre ?

La                    grillons                     cessé de grésiller.    sursaut                    lieues                       minuit. Je    levai,           -même                l’escalier tortueux.                                                                                        tête          pour                 la          Sur les                  pins et bambous              Empêché le        de retour.    voudrais                     sur    cœur                       Je sais que                           brisée                          

小重山

Xiăo

chóng

shān
昨夜寒蛩不住鳴
Zuó

hán
qióng

zhù
míng
驚回千里夢
Jīng
huí
qiān

mèng
已三更

sān
gēng
起來獨自繞階行

lái


rào
jiē
xíng
人悄悄
Rén
qiăo
qiăo
簾外月朧明
Lián
wài
yuè
lóng
míng
白首為功名
Bái
shŏu
wèi
gōng
míng
舊山松竹老
Jiù
shān
sōng
zhú
lăo
阻歸程

guī
chéng
欲將心事付瑤琴

jiāng
xīn
shì

yáo
qín
知音少
Zhī
yīn
shăo
弦斷有誰聽
Xián
duàn
yŏu
shuí
tīng
岳飛

Yuè

Fēi

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Mots-clefs : exil déréliction

Hán Yuán Jí (1118 – 1187) :
Sur l’air d’« Un bonheur s’approche »

Dans                        réception impériale, en           la musique    conservatoire,      fus saisi. Comme                               l’ancien                    -                et cordes que    tristesse                          de          au      des          Que            cheveux blancs n’en                                                                           tristesse                      que côté          le brouillard         Mais voici         ruisselets                   tus,       s’ils savaient qu’à            quelqu’un sanglotait.

     la capitale                                    entendant                                                    je m’arrétais        jaspe             bassin, À          -je écouté                                  me                  plus    mélodies    Parc     Poiriers                                                            abricotiers en fleurs             part où fuir              du            Tandis          campagne               surgit.                                         se sont                                leur                            

                 lors d’une                                              du                j’en                                sur le       de                    peine eus-          vents               la              traversa. Il est                                           jamais mes                     pourront supporter. Les                       n’ont nulle              la              printemps,                                                           que les            du palais              Comme                          place                      

好事近

Hăo

shì

jìn
汴京賜宴
Biàn
jīng

yàn
聞教坊樂有感
wén
jiāo
fáng
yuè
yŏu
găn
凝碧舊池頭
Níng

jiù
chí
tóu
一聽管絃淒切

tīng
guăn
xián

qiè
多少梨園聲在
Duō
shăo

yuán
shēng
zài
總不堪華髮
Zŏng

kān
huá

杏花無處避春愁
Xìng
huā

chù

chūn
chóu
也傍野煙發

bāng

yān

惟有御溝聲斷
Wéi
yŏu

gōu
shēng
duàn
似知人嗚咽

zhī
rén


韓元吉

Hán

Yuán


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Mots-clefs : musique nostalgie tristesse

Lù Yóu (1125 – 1210) :
La lune aux Monts des Passes

La                 a                                          Les          ne            pas, ils                                            les portes             au                         se rythment                 À               chevaux                                                rompues. Les       de                                   accéléré                lunes,                       armé          mes cheveux                   airs de pipeau                      cœur des        ? Aux        -   -Sables           brillent                                                     Plaine Centrale       fracas                 s’entendait,             -                                                             Le                  souffre                                 rétabli           d’endroits       veillée                                      

        extérieure                et                              généraux       battent                                            Derrière                                profond les                        les                     les                     à crever, aux          cordes                   tours    guet    les marmites                                                    ans de              et                   blanchis.                        qui               le                       Confins-des-                          les ossements     contingents qu’on          Sur la                 où le        des armes                    Ne          -       les                  qui essaiment leur descendance ?                                        espère                         En                                                 des                

   paix              été décrétée    quinze années ont passé,                 se                  campent désœuvrés aux frontières.                     vermeilles,    plus             danses             par     chants,   l’écurie,             engraissent               arcs les        sont                            et              d’alerte ont          le passage des        Trente        service         voici                       Sur des                    reconnaîtrait             braves              -   -       vainement                        des                   expédia.                                               aussi                 resterait-il que     barbares ennemis                                     peuple abandonné         la mort et        voir l’Empire         ;    tant            cette         a laissé la trace     larmes versées.

關山月

Guān

shān

yuè
和戎詔下十五年

róng
zhào
xià
shí

nián
將軍不戰空臨邊
Jiàng
jūn

zhàn
kōng
lín
biān
朱門沉沉按歌舞
Zhū
mén
chén
chén
àn


廐馬肥死弓斷弦
Jiù

féi

gōng
duàn
xián
戍樓刁斗催落月
Shù
lóu
diāo
dŏu
cuī
luò
yuè
三十從軍今白髮
Sān
shí
cóng
jūn
jīn
bái

笛裏誰知狀士心


shuí
zhī
zhuàng
shì
xīn
沙頭空照征人骨
Shā
tóu
kōng
zhào
zhēng
rén

中原干戈古亦聞
Zhōng
yuán
gān



wén
豈有逆胡傳子孫

yŏu


chuán

sūn
遺民忍死望恢復

mín
rěn

wàng
huī

幾處今宵垂淚痕

chù
jīn
xiāo
chuí
lèi
hén
陸游



Yóu

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Mots-clefs : patriotisme histoire occupation

Lù Yóu (1125 – 1210) :
Le jardin Shen (Deux poèmes)

             le        s’incline, un oliphant               jardin       on ne        plus           ni    terrasse          Pour    cœur                                              verdissent,               qu’un cygne s’effrayait    votre                                        parfum                                    jardin                 vieillis n’expirent                        ce       j’irai           terre                                                    de larmes.

    la ville    soleil                        s’afflige, Au                    trouve      le bassin                d’antan.      un               sous le          rides                          C’était jadis                         de       image                      Rêve brisé,        dissipé depuis quarante                   Shen     saules                          leurs chatons.       corps               la       du             laissant                     coulée           

Sur                                                                Shen,                                la                                meurtri,         pont les       printanières                                                                  venant s’y refléter.                                            années, Au             les                            plus                De                 former             mont Ji, Ne          pour vestige qu’une                  

沈園二首

Shěn

yuán

èr

shŏu
城上斜陽畫角哀
Chéng
shàng
xié
yáng
huà
jiăo
āi
沈園非復舊池臺
Shěn
Yuán
fēi

jiù
chí
tái
傷心橋下春波綠
Shāng
xīn
qiáo
xià
chūn


曾是驚鴻照影來
Céng
shì
jīng
hóng
zhào
yĭng
lái
夢斷香消四十年
Mèng
duàn
xiāng
xiāo

shí
nián
沈園柳老不吹綿
Shěn
Yuán
liŭ
lăo

chuī
mián
此身行作嵇山土

shēn
xíng
zuò

shān

猶弔遺蹤一泫然
Yóu
diào

zōng

xuàn
rán
陸游



Yóu

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Mots-clefs : nostalgie jardin souvenirs

Lù Yóu (1125 – 1210) :
Sur l’air d’« Un maître en divination »

            prunier           de la grand-               pont        Silencieux,            il                                le             et seul à                              le           la pluie.                                   gagner                                                         la                   fleurs                                                              toujours                       

                      l’écart            -route, près du                                               à sa        Voici déjà                          son                   encore         avec           Sans intention                                         Seul à                                       jalousie. Que            fanent    tombent, réduites en      et poussière, Subsistera                          avant.

Un chant au         À                    -                    rompu,             solitaire,    fleurit      guise.               crépuscule,               chagrin Il subira           vent                               de s’acharner pour        le printemps,        soutenir d’une volée de fragrances                  ses               et                      boue                                   ce parfum comme       

卜算子



suàn


詠梅
Yŏng
méi
驛外斷橋邊

wài
duàn
qiáo
biān
寂寞開無主


kāi

zhŭ
已是黃昏獨自愁

shì
huáng
hūn


chóu
更著風和雨
Gèng
zhuó
fēng


無意苦爭春



zhēng
chūn
一任群芳妒

rèn
qún
fāng

零落成泥碾作塵
Líng
luò
chéng

niăn
zuò
chén
只有香如故
Zhĭ
yŏu
xiāng


陸游



Yóu

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Le prunier apparaît ici encore comme un symbole de résistance à l’adversité. Voir Sur l’air de « D’un regard si charmeur ».

Mots-clefs : prunier destin

Lù Yóu (1125 – 1210) :
Voyage dans les collines au Village-de-l’Ouest

Ne souriez pas    ces                           ce                                                                           et                les                    par     cours                     doute      trouver    chemin,           les saules, éclatant    fleurs,           village. Flûtes             forment                 l’autel du                   et chapeaux,                                l’ancienne       Désormais si je m’en donne             à la faveur       lune, Appuyé sur ma        à             la              toquer aux portes.

                                      préparent    vin trouble, Les        années, l’hôte de           son                      porcelets.         collines répétées,                                on       d’en         le                                                          un                                     cortège jusqu’à            printemps,                                naturels,                      mode.                                                       la                              tout moment    nuit,                          

               si     paysans l’hiver                               bonnes                   passage a     content de poules               Par                            les       d’eau redoublés,                                  Caché par                      de         surgit                    et tambours                                               Habits              simples et           restent à                                             la liberté,             de                        canne,                        j’irai                   

遊山西村

Yóu

shān



cūn
莫笑農家臘酒渾

xiào
nóng
jiā

jiŭ
hún
豐年留客足雞豚
Fēng
nián
liú



tún
山重水復疑無路
Shān
chóng
shuĭ




柳暗花明又一村
Liŭ
àn
huā
míng
yòu

cūn
簫鼓追隨春社近
Xiāo

zhuī
suí
chūn
shè
jìn
衣冠簡樸古風存

guān
jiăn


fēng
cún
從今若許閑乘月
Cóng
jīn
ruò

xián
chéng
yuè
拄杖無時夜叩門
Zhŭ
zhàng

shí

kòu
mén
陸游



Yóu

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Il y a décidément chez Lu You une liberté et un non-conformisme d’inspiration taoïste qui se reflète dans ce second quatrain.

Mots-clefs : hiver village campagne

Lù Yóu (1125 – 1210) :
Sur l’air de « Publier le fond d’un cœur »

Autrefois         lieues d’ici            me                                  garder                                      Défilés    rivières dans le      d’un                                a terni     vieux manteau de martre.              n’ont pas                                                                         vain                cette     qui                ? Mon         restée     les Monts                              dans                    

            mille                                    d’honneur,                      la                          du Pont.                             bris      rêve sont            poussière         mon                                                     balayés, Mes             déjà          par l’automne,                    s’écoulent. De               pourrait                            sur                     Mon corps                  Province        

          à                    je voulais    couvrir            À cheval pour           frontière de la Province                  et                                      passés. La                                                Les Barbares           été              tempes sont      touchées                Mes larmes en                           vie              juger       âme est                      Célestes,           vieillit      la          d’Azur.

訴衷情



zhōng

qíng
當年萬里覓封侯
Dāng
nián
wàn


fēng
hóu
匹馬戍梁州


shù
liáng
zhōu
關河夢斷何處
Guān

mèng
duàn

chù
塵暗舊貂裘
Chén
àn
jiù
diāo
qiú
胡未滅

wèi
miè
鬢先秋
Bìn
xiān
qiū
淚空流
Lèi
kōng
liú
此生誰料

shēng
shuí
liào
心在天山
Xīn
zài
tiān
shān
身老滄洲
Shēn
lăo
cāng
zhōu
陸游



Yóu

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Mots-clefs : désillusion vieillesse

Lù Yóu (1125 – 1210) :
Pensées d’automne

          et le                                  dix       bœufs                les         et les      les        de son         font     grève                        s’allongent comme     années         liberté     suit              préoccupations        comme                                        Les                              à               pierres                     profondeur     ruelles         lune.     paulownias                  feuilles                      en          Je    désire pas                           vue                lieu,           servirait    tour                         -        

L’intérêt             cravachent l’homme – c’est     mille          flamme, Sur     fleuves        lacs     traces        errance                de               jours                              dans            qui                                  vastes          ciel, l’ivresse vient y mettre fin.           assourdis des            linge sur             s’étouffent                                sous          Les                        leur              le        ancien    automne.    ne            offrir       yeux      la               haut                                      cent       de Premier-Dragon !

                désir                                            en                                                                    une          goélands. Les                         les             la                  l’éveil, Ces                             le                                         coups               battoirs             les                     dans la            des              la                      font chuter               sur    jardin                                            à mes      âgés        depuis un            À quoi me           la      de      pieds           -        

秋思

Qiū


利欲驅人萬火牛



rén
wàn
huŏ
niú
江湖浪跡一沙鷗
Jiāng

làng


shā
ōu
日長似歲閒方覺

zhăng

suì
xián
fāng
jué
事大如天醉亦休
Shì


tiān
zuì

xiū
砧杵敲殘深巷月
Zhēn
chŭ
qiāo
cán
shēn
xiàng
yuè
梧桐搖落故園秋

tóng
yáo
luò

yuán
qiū
欲舒老眼無高處

shū
lăo
yăn

gāo
chù
安得元龍百尺樓
Ān

yuán
lóng
băi
chĭ
lóu
陸游



Yóu

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Mots-clefs : détachement

Fàn Chéng Dà (1126 – 1193) :
Sur l’air d’« Un papillon épris d’une fleur »

        printanière       d’une                   surface                                     pleines                     oui      verdure couvre         brise                       décoré    laisse                                                              -                        mais                       pays    Fleuve sont                                     tardifs. Au                  au     du                  pluie               on     encore            partout.    blé en                            muriers              coûtent                donc                                                 

La crue                         perche entière                      Dans     touffes d’herbes         d’odeurs, des oies,     ; La                sous la                                    se        glisser                                    La        de      -             s’approche              distante. Les      du             très                                                    village,           village,               des céréales,                 labourer                         comme     feuilles            des                  si                             nouilles,          les        neufs  

                    élève                      la         des eaux,      les                                                                                    les berges, Le bateau                          dans les méandres en cent virages,    pagode    Digue-Transversale                 demeure                                        froids, les travaux des champs             nord du             sud             Pour la                        est        à                   Le        épis       les          de             collines            peu. Allons      goûter les           cueillir     cocons       !

蝶戀花

Dié

liàn

huā
春漲一篙添水面
Chūn
zhàng

gāo
tiān
shuĭ
miàn
芳草鵝兒
Fāng
căo
é
ér
綠滿微風岸

măn
wēi
fēng
àn
畫舫夷猶灣百轉
Huà
fǎng

yóu
wān
băi
zhuăn
橫塘塔近依前遠
Héng
táng

jìn

qián
yuăn
江國多寒農事晚
Jiāng
guó
duō
hán
nóng
shì
wăn
村北村南
Cūn
bĕi
cūn
nán
穀雨才耕遍


cái
gēng
biàn
秀麥連岡桑葉賤
Xiù
mài
lián
gāng
sāng

jiàn
看看嘗麵收新繭
Kàn
kàn
cháng
miàn
shōu
xīn
jiăn
范成大

Fàn

Chéng


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Mots-clefs : croisière fleuve paysage

Fàn Chéng Dà (1126 – 1193) :
Les Paysans

田家

Tián

jiā
晝出耘田夜績麻
Zhòu
chū
yún
tián



村莊兒女各當家
Cūn
zhuāng
ér


dāng
jiā
童孫未解供耕織
Tóng
sūn
wèi
jiĕ
gōng
gēng
zhī
也傍桑陰學種瓜

páng
sāng
yīn
xué
zhòng
guā
范成大

Fàn

Chéng


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Mots-clefs : campagne village

Fàn Chéng Dà (1126 – 1193) :
Ce qu’il se passe au village

村莊即事

Cūn

zhuāng



shì
綠遍山原白滿川

biàn
shān
yuán
bái
măn
chuān
子規聲裏雨如煙

guī
shēng



yān
鄉村四月閒人少
Xiāng
cūn

yuè
xián
rén
shăo
纔了蠶桑又插田
Căi
liăo
cán
sāng
yòu
chā
tián
范成大

Fàn

Chéng


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Mots-clefs : campagne village

Yáng Wàn Lĭ (1127– 1206) :
La mouche transie

凍蠅

Dòng

yíng
隔窗偶見負暄蠅

chuāng
ŏu
jiàn

xuān
yíng
雙腳挼挲弄曉晴
Shuāng
jiăo
nuó
suō
lòng
xiăo
qíng
日影欲移先會得

yĭng


xiān
huì

忽然飛落別窗聲

rán
fēi
luò
bié
chuāng
shēng
楊萬里

Yáng

Wàn


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Ce qui est extraordinaire ici, ce n’est pas seulement que le poète ait choisi de composer à partir d’un sujet en apparence aussi insignifiant que les mouvements d’une mouche devant le carreau d’une fenêtre. C’est aussi que le texte est écrit littéralement du point de vue de la mouche, qui, mue par l’instinct, se déplace vers la source de chaleur : vie animale à l’état pur. Ainsi, aucun sentiment, aucun symbole, aucune moralité à tirer de la fable, ne viennent parasiter la description. Cette capacité à envisager la Nature dans une œuvre littéraire sans filtre anthropomorphiste est rarissime en Occident.

Mots-clefs : mouche fenêtre description

Yáng Wàn Lĭ (1127– 1206) :
Collines d’automne

秋山

Qiū

shān
烏臼平生老染工

jiù
píng
shēng
lăo
răn
gōng
錯將鐵皂作猩紅
Cuò
jiāng
tiĕ
zào
zuò
xīng
hóng
小楓一夜偷天酒
Xiăo
fēng


tōu
tiān
jiŭ
卻倩孤松掩醉容
Què
qiàn

sōng
yăn
zuì
róng
楊萬里

Yáng

Wàn


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Mots-clefs : colline bois arbres

Yáng Wàn Lĭ (1127– 1206) :
En traversant en jonque Fonder-la-Bienveillance

舟過安仁

Zhōu

guò

ān

rén
一葉漁船兩小童



chuán
liăng
xiăo
tóng
收篙停棹坐船中
Shōu
gāo
tíng
zhào
zuò
chuán
zhōng
怪生無雨都張傘
Guài
shēng


dōu
zhāng
săn
不是遮頭是使風

shì
zhē
tóu
shì
shĭ
fēng
楊萬里

Yáng

Wàn


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Mots-clefs : enfants barque parapluie

Zhū Xī (1130–1200) :
Dans l’estuaire vogue le navire

水口行舟

Shuĭ

kŏu

xíng

zhōu
昨夜扁舟雨一蓑
Zuó

piān
zhōu


suō
滿江風浪夜如何
Măn
jiāng
fēng
làng



今朝試卷孤篷看
Jīn
zhāo
shì
juăn

péng
kàn
依舊青山綠樹多

jiù
qīng
shān

shù
duō
朱熹

Zhū


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Mots-clefs : navire estuaire tempête

Zhū Shū Zhēn (vers 1131) :
« Sur un air limpide et tranquille »

                                lac         de brume,                   Retenue                            lui          main en            dessus                             Toute             aux                        fine. Charmante                             me                                 renversée sur     cœur … Enfin voici       se       les mains,       l’heure    s’en                                           

        d’été, promenade sur le     Ennuyée                   de rosée,                   je          Pour           la                 au           lac aux fleurs de lotus,       une                    mûres, de                       ingénue               qu’il            Toute habillée                                               qu’on                     c’est         De      retourner                                 

Un jour                                               trempée                   un moment    demeure,          tenir            chemin,           du                                    bruine,     prunes           pluie                         sans craindre          devine,                assoupie               son                             lâche                                            lente s’accouder à la coiffeuse.

清平樂

Qīng

píng

yuè
夏日遊湖
Xià

yóu

惱煙撩露
Năo
yān
liāo

留我須臾住
Liú



zhù
攜手藕花湖上路

shŏu
ŏu
huā

shàng

一霎黃梅細雨

shà
huáng
méi


嬌癡不怕人猜
Jiāo
chī


rén
cāi
和衣睡倒人懷


shuì
dào
rén
huái

最是分攜時候
Zuì
shì
fēn

shí
hòu
歸來懶傍妝臺
Guī
lái
lăn
bàng
zhuāng
tái
朱淑真

Zhū

Shū

Zhēn

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Ce poème de jeunesse est l’évocation de ce premier amour. Au regard des critères de bienséance de l’époque des Song, selon lesquels une femme ne saurait se promener en tenant la main d’un homme, même si c’est son mari, et plus encore par la scène de tendresse décrite au 6ème vers, il est d’une indécence absolue, et montre bien la liberté d’esprit de la jeune femme, qui se reflète aussi dans l’originalité de certaines images, notamment celles du premier vers, et dans l’expression sans détour de l’ensemble du poème.

« Deviner » 猜 une femme semble faire partie du jeu amoureux à l’époque des Song. Li Qingzhao 李清照 écrira de même ainsi dans le poème Sur l’air de « Laver le sable du torrent » au troisième vers :

眼波才動被人猜

« D’une œillade décochée j’ai le chic de toucher pour qu’il me devine… »

Mots-clefs : amants promenade lac

Zhū Shū Zhēn (vers 1135 – vers 1180) :
Fleurs tombées

落花

Luò

huā
連理枝頭花正開
Lián

zhī
tóu
huā
zhèng
kāi
妒花風雨便相催

huā
fēng

biàn
xiāng
cuī
願教青帝常為主
Yuàn
jiāo
qīng

cháng
wéi
zhŭ
莫遣紛紛點翠苔

qiăn
fēn
fēn
diăn
cuì
tái
朱淑真

Zhū

Shū

Zhēn

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Mots-clefs : chute pétales

Zhū Shū Zhēn (vers 1135 – vers 1180) :
Ces jours-là

即景



jĭng
竹搖清影罩幽窗
Zhú
yáo
qīng
yĭng
zhào
yōu
chuāng
兩兩時禽噪夕陽
Liăng
liăng
shí
qín
zào

yáng
謝卻海棠飛盡絮
Xiè
què
hăi
táng
fēi
jìn

困人天氣日初長
Kùn
rén
tiān


chū
zhăng
朱淑真

Zhū

Shū

Zhēn

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Mots-clefs : mélancolie

Zhāng Xiào Xiáng (1132 – 1169) :
« Ballade chantée des Six Provinces »

L’espoir          la                                                     poussière                                                          échos     confins    deuil,              tristesse. Reviennent                                                  destin                            la plaine    Confucius, Terre                      Une                                        tentes de                                                        les Murailles en         en travers       les      tartares         chasser   À cheval     torches illuminent     flots.     plaintes des flûtes                 nomades                                  Je                 flèches à            Des            les                                             qu’en    -            Le       si vite            cœurs           en       Nos                                  vue                                                révère                         silencieuses                                                      galopent en           Comme si le      y était.    dit                             le                                     au                                                                Lorsque     messagers arrivent                                              gonfle la poitrine              déverse comme          

         arrêté à              passes laissées à la paix     friches,              des routes encrassée,             d’un      glacial, Les       des                   Ensevelis                                        malheurs    ces                 du           le courage faillit. Sur           de                             et chant,     puanteur          Sur l’autre rive                       Le soleil                  les                                                     Voyez     rois          la              ;                                 les                                et                                  ceux       y               souviens               la             épées          fourreaux,                la                      est-          ?                         Les       vaillants              années se                     de     la Ville         Le      des rites                             Tours d’alarme              Désertées                                                        tous sens                                  que         Plaine             peuple abandonné    cesse, les yeux                           et            aux couleurs                      des                            eux,                             qui                                               torrents.

                     Huai, Les                           des          La                                 La violence      vent                                en                  de                       obsédants les          de     années Maudites           Où                                                       de musique                        de bouc.                  les           feutre,           descend derrière     troupeaux. Vers                  long et                                       nuit                    les                               Les                        des tambours         Épouvantent      qu’on   envoie.    me          des              taille,           dans                Désagrégés par    vermine. Enfin          -il advenu      temps         perdu,                        vain,               flétrissent. Perdue                 Sacrée,    lieu           antiques se        éloigné.                                       de soldats. Nos dignitaires en mission Qui                                   cœur          On         dans la        Centrale                     Ne                    sud, d’espérer le dais    l’étendard              de l’Empire.                                jusqu’à      Des loyaux sujets la colère                        En larmes se                        

六州歌頭

Liù

zhōu



tóu
長淮望斷
Cháng
huái
wàng
duàn
關塞莽然平
Guān
sài
măng
rán
píng
征塵暗
Zhēng
chén
àn
霜風勁
Shuāng
fēng
jìn
悄邊聲
Qiăo
biān
shēng
黯銷凝
Àn
xiāo
níng
追想當年事
Zhuī
xiăng
dāng
nián
shì
殆天數
Dài
tiān
shù
非人力
Fēi
rén

洙泗上
Zhū

shàng
弦歌地
Xián


亦膻腥

shān
xīng
隔水氈鄉

shuĭ
zhān
xiāng
落日牛羊下
Luò

niú
yáng
xià
區脫縱橫

tuō
zòng
héng
看名王宵獵
Kàn
Míng
Wáng
xiāo
liè
騎火一川明

huŏ

chuān
míng
笳鼓悲鳴
Jiā

bēi
míng
遣人驚
Qiăn
rén
jīng
念腰間箭
Niàn
yāo
jiān
jiàn
匣中劍
Xiá
zhōng
jiàn
空埃蠹
Kōng
āi

竟何成
Jìng

chéng
時易失
Shí

shī
心徒壯
Xīn

zhuàng
歲將零
Suì
jiāng
líng
渺神京
Miăo
Shén
Jīng
干羽方懷遠
Gàn

fāng
huái
yuăn
靜烽燧
Jìng
fēng
suì
且休兵
Qiĕ
xiū
bīng
冠蓋使
Guān
gài
shĭ
紛馳騖
Fēn
chí

若為情
Ruò
wéi
qíng
聞道中原遺老
Wén
dào
Zhōng
Yuán

Lăo
常南望翠葆霓旌
Cháng
nán
wàng

băo

jīng
使行人到此
Shĭ
xíng
rén
dào

忠憤氣填膺
Zhōng
fèn

tián
yīng
有淚如傾
Yŏu
lèi

qīng
張孝祥

Zhāng

Xiào

Xiáng

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Au vers 12 on trouve 膻 (odeur rance de bouc ou de mouton) et 腥 (odeur rance de viande crue). On ne peut que partager l’indignation et comprendre la rancœur du poète face aux terribles dévastations infligées par les envahisseurs et à la servitude misérable où s’est trouvée réduite une bonne partie du peuple chinois. Toutefois, sauf s’il s’agit d’une métaphore, ce qui peut être le cas ici, l’évocation de « l’odeur de bouc » des nomades, qu’on retrouve dans d’autres textes d’autres auteurs de la même époque, est elle-même une idée reçue assez nauséabonde. Et, pour ce que j’ai pu constater, tout à fait fausse. Pour avoir notamment caressé des biquettes lors d’une traite en plein désert de Gobi, je puis attester ici que ces animaux au poil propre et brillant ne sentaient pas, pas plus que les chameaux d’ailleurs, et que l’atmosphère à l’intérieur des yourtes de nomades, où j’ai eu l’occasion de passer quelques nuits, était sensiblement moins pestilentielle que celle des beaux quartiers parisiens. Mais l’antagonisme du nomade éleveur et du cultivateur sédentaire est l’un des plus fondamentaux et des plus radicaux de l’histoire de l’Asie de l’Est.

La plaine centrale 中原 : voir  Liŭ Yŏng (987 ? – 1053 ?) Sur l’air de « Tintements d’une pluie sans fin ».

Mots-clefs : occupation oppression nationalisme

Zhāng Xiào Xiáng (1132 – 1169) :
Sur l’air de «  La lune sur le fleuve de l’ouest »

      -moi des           des couleurs              sur le bord des lacs, Puisque          revenu                            vent d’est        la jonque              je traverse                         et            tous     chatons              le         Les                                    ai                   -   partout           à     aise.      la                                                              D’une mouette     prend           je me            tout entière.

      -                               du                                                               depuis       ans. Le            pousse                                        lacs, Des peupliers    des                         me caressent                        du siècle           je                   Ce     -              trouve                     lumière        sous    kiosque     eaux ressemblent    ciel,               qui                                               

Donnez-        nouvelles                 printemps                               le voici        comme        trois                                     sur laquelle             les                            saules      les                         visage.     chemins           à présent    les    parcourus,    cœur-là         se          son       Dans            froide      le         les                  au                               son envol       sens l’âme              

西江月



Jiāng

Yuè
問訊湖邊春色
Wèn
xùn

biān
chūn

重來又是三年
Chóng
lái
yòu
shì
sān
nián
東風吹我過湖船
Dōng
fēng
chuī

guò

chuán
楊柳絲絲拂面
Yáng
liŭ



miàn
世路如今已慣
Shì


jīn

guàn
此心到處悠然

xīn
dào
chùyōu
rán
寒光亭下水如天
Hán
guāng
tíng
xià
shuĭ

tiān
飛起沙鷗一片
Fēi

shā
ōu

piàn
張孝祥

Zhāng

Xiào

Xiáng

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Mots-clefs : printemps allégresse

Zhāng Shì (1133 – 1180) :
Improvisation au début du printemps

立春偶成



chūn

ŏu

chéng
律回歲晚冰霜少

huí
suì
wăn
bīng
shuāng
shăo
春到人間草木知
Chūn
dào
rén
jiān
căo

zhī
便覺眼前生意滿
Biàn
jué
yăn
qián
shēng

măn
東風吹水綠參差
Dōng
fēng
chuī
shuĭ

cān

張栻

Zhāng

Shì

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Mots-clefs : réveil nature printemps

Bái Yù Chán (1134 – 1229) :
Début de printemps

早春

Zăo

chūn
南枝纔放兩三花
Nán
zhī
căi
fàng
liăng
sān
huā
雪裏吟香弄粉些
Xuĕ

yín
xiāng
lòng
fĕn
xiē
淡淡著煙濃著月
Dàn
dàn
zhuó
yān
nóng
zhuó
yuè
深深籠水淺籠沙
Shēn
shēn
lŏng
shuĭ
qiăn
lŏng
shā
白玉蟾

Bái



Chán

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Mots-clefs : floraison parfum

Xīn Qì Jí (1140 – 1207) :
Sur l’air d’« En souvenir d’une charmante suivante »

Écrit     Courants-d’Est sur un     du         Sur la                les                               encore,                   ils sont                   de    Pure              - -il                                      dans ce      ?                     nuages          froid                                  les        empoignés, Sous                                  attachés, C’est                        la                                          parti,                                                pourrait         J’entends      que                                                                                                                             anciennes qu’au           les                                     nouvelles les                           fois         J’avais deviné       clair                   coupe                        Dans le                                   qu’on            mal.    voilà qu’en          étonné,               Depuis             ont        cheveux blanchis ?

      aux         -                    village        mare               fleurs                   fois         pressés,                   passés,     jours    la                   -t-   pris               d’égarer                  rêve   Tout    oreiller                 le       pusillanime.     rives               verres                 les        pleureurs                                 que s’est déroulée    séparation. Le pavillon est vide,                   promenades d’alors    son vol                       parler.                    dans     quartiers dorés    l’extrémité      Les passants longuement regardent                  si          la                              printemps              coulent      finir,                                montagnes mille      itérés.                            matin, Devant           tant de fois je                miroir cette fleur    la jeunesse       cueille si                     réponse,                                                 ces                   

                  -             mur                        champêtre            sont tombées, Une                       pressés,                  les                  Lumière. Qu’a- -        au vent d’est          l’errant                     un          de        cache                       Aux       sinueuses                                saules           les chevaux                 ici                                                         on est        Des                    en         l’hirondelle                            dire          les                 de             est,                                   Sous les rideaux    délicate    lune. Peines                               rivières         sans        Peines               nuages et                                             qu’au                     une                       verrai                            de                                   Et                              j’interroge :        peu combien     de                       

念奴嬌

Niàn



jiāo
書東流村壁
Shū
dōng
liú
cūn

野塘花落

táng
huā
luò
又悤悤過了清明時節
Yòu
cōng
cōng
guò
liăo
qīng
míng
shí
jié
剗地東風欺客夢
Chăn

dōng
fēng


mèng
一枕雲屏寒怯

zhĕn
yún
píng
hán
qiè
曲岸持觴

àn
chí
shāng
垂楊繫馬
Chuí
yáng


此地曾經別


céng
jīng
bié
樓空人去
Lóu
kōng
rén

舊遊飛燕能說
Jiù
yóu
fēi
yàn
néng
shuō
聞道綺陌東頭
Wén
dào


dōng
tóu
行人長見
Xíng
rén
cháng
jiàn
簾底纖纖月
Lián

xiān
xiān
yuè
舊恨春江流未盡
Jiù
hèn
chūn
jiāng
liú
wèi
jìn
新恨雲山千叠
Xīn
hèn
yún
shān
qiān
dié
料得明朝
Liào

míng
zhāo
尊前重見
Zūn
qián
chóng
jiàn
鏡裏花難折
Jìng

huā
nán
zhé
也應驚問

yīng
jīng
wèn
近來多少華髮
Jìn
lái
duō
shăo
huá

辛棄疾

Xīn




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Mots-clefs : séparation souvenir méditation

Xīn Qì Jí (1140 – 1207) :
Sur l’air de « Le printemps au palais des Han »

                                                                     dessus de         des        Bruisse bruisse              l’oriflamme                 retient le vent et                 se résigne     à                                de                                                                     -là d’aller                         de l’Ouest. Dans            je                                                         leur              disait-    la                      débordait                       de         vent d’est désormais,     fait                                     les saules, D’autant                       loisir.    ce loisir                        Au                             serait    mine                 jeunesse.                                         le demande                       le cercle    nos chaînes   Je                                s’ouvrent                    les fleurs, Au             les passes,        moi l’oie                   

Début                 printemps      s’en est revenu,       comme au              tête     Belles                 du                       !            ne                    la        On                     endurer les derniers reliquats              En d’autres années, les hirondelles                   nuit-           rêver           jardins                     trouble                 plus les mandariniers                                    Ni,       -       ciboulette       qui           des             cessé    rire                                                pruniers et s’épancher                      que    n’en        le                              laissé encore,    miroir, commuée transformée                vermeille de ma                                                                qui saura disperser           de                       grandir l’effroi    voir,               fleurs                               vers                                      retourner.

      de printemps Le           déjà                  Voyez                    la                                    printemps               Quand rien                          pluie,    ne            pas                                     froidure.                                     Prévoyaient cette     -                 jusqu’aux                          ce            ne distingue                       jaunes qui offraient      liqueur,           -on,               verte                   plats. J’ai               au                       Qui      embaumer les                                                 je      ai pas            Si           m’était                                                      la                                Si distinct ce chagrin ininterrompu, Je            :                                              ?    sens                  de                 les        tombent                matin,                  devant           sauvage           

漢宮春

Hàn

gōng

chūn
立春日

chūn

春已歸來
Chūn

guī
lái
看美人頭上
Kàn
mĕi
rén
tóu
shàng
裊裊春幡
Niăo
niăo
chūn
fān
無端風雨

duān
fēng

未肯收盡餘寒
Wèi
kĕn
shōu
jìn

hán
年時燕子
Nián
shí
yàn

料今宵夢到西園
Liào
jīn
xiāo
mèng
dào

yuán
渾未辨黃柑薦酒
Hún
wèi
biàn
huáng
gān
jiàn
jiŭ
更傳青韮堆盤
Gèng
chuán
qīng
jiŭ
duī
pán
卻笑東風從此
Què
xiào
dōng
fēng
cóng

便薰梅染柳
Biàn
xūn
méi
răn
liŭ
更沒些閒
Gèng
méi
xiē
xián
閒時又來
Xián
shí
yòu
lái
鏡裏轉變朱顏
Jìng

zhuăn
biàn
zhū
yán
清愁不斷
Qīng
chóu

duàn
問何人會解連環
Wèn

rén
huì
jiĕ
lián
huán
生怕見花開花落
Shēng

jiàn
huā
kāi
huā
luò
朝來塞雁先還
Zhāo
lái
sài
yàn
xiān
huán
辛棄疾

Xīn




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Mots-clefs : vieillesse chagrin invasion

Xīn Qì Jí (1140 – 1207) :
Sur l’air d’« Une table basse de lazurite »

             nuit                     Le                         a éparpillé             sur               Et même                               étoiles       de la        Chevaux                                   effluves          la         flûte    phénix qui résonne               vase    jade     brille     toupine, Toute                     dragons                                                jaunes                 Rires                 profusion                                    Dans                                     et cent                   coup je                 Cette personne,   surprise,                                        décline,    

   quinzième      de la première lune    vent       dans la                  les             mille                 d’un souffle a fait choir                                        précieux,                                                                                      anime,                                               la nuit                     dansent.                      saules de neige,                  d’or,          bavardages à                           discret                 la                  l’Autre                            Tout à                                         ô           la voici,                   des lampes             

La                                            d’est         nuit                 pétales           arbres,                                   les         comme       pluie.                   voitures ouvragées, les          baignent    rue. La       du                    les        Le      de      qui        les                        poissons et                  Coiffes de phalènes,                         broderies             et                        d’où un effluve         s’échappe.         foule je cherche         à mille         occasions,                tourne la tête,                                       Où l’éclat du feu                     là.

青玉案

Qīng



àn
元夕
Yuán

東風夜放花千樹
Dōng
fēng

fàng
huā
qiān
shù
更吹落星如雨
Gèng
chuī
luò
xīng


寶馬雕車香滿路
Băo

diāo
chē
xiāng
măn

鳳簫聲動
Fèng
xiāo
shēng
dòng
玉壺光轉


guāng
zhuăn
一夜魚龍舞



lóng

蛾兒雪柳黃金縷
É
ér
xuĕ
liŭ
huáng
jīn

笑語盈盈暗香去
Xiào

yíng
yíng
àn
xiāng

眾裏尋他千百度
Zhòng

xún

qiān
băi

驀然回首

rán
huí
shŏu
那人卻在

rén
què
zài
燈火闌珊處
Dēng
huŏ
lán
shān
chù
辛棄疾

Xīn




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Mots-clefs : nuit fête rencontre

Xīn Qì Jí (1140 – 1207) :
Sur l’air de « La saison des perdrix »

Composé en                -des-Oies,        à     lever.                                 de            la          du torrent, le       annonce                         de            s’appuient                 le      vient               Les                                      pour                     étaient            oiseaux        sans                            leur                    l’air «      las         puis         fini      Un tertre,            telles sont           et         J’ignore              force et         déclinent, Mais                peu                       du      du          

                       Lac-   -               mon           l’on place                                    terrasse                              l’automne,     lambeaux    nuages                          quand    soir       se                                             l’autre              comme s’ils                Des                     voix                     à               Écrire en                  ! », Et        Fini,      !                  fossé :                                           à quel                vigueur                 ressens depuis                                               

           revenant du    -   -      malade              Si            oreiller et natte    bambou sur                            froid                    Des                    qui            sur l’eau                        dissipent.     lotus rouges s’épaulent l’un              jaillir                     ivres,             blancs           s’immobilisent tout        chagrin.                   Las,                  «              »,            un                     prestance    gloire.                 point                                                     s’approcher l’apathie    haut    pavillon.

鷓鴣天

Zhè



tiān
鵝湖歸病起作
É

guī
bìng

zuò
枕簟溪堂冷欲秋
Zhĕn
diàn

táng
lĕng

qiū
斷雲依水晚來收
Duàn
yún

shuĭ
wăn
lái
shōu
紅蓮相倚渾如醉
Hóng
lián
xiāng

hún

zuì
白鳥無言定自愁
Bái
niăo

yán
dìng

chóu
書咄咄
Shū
duō
duō
且休休
Qiĕ
xiū
xiū
一邱一壑也風流

qiū

huò

fēng
liú
不知筋力衰多少

zhī
jīn

shuāi
duō
shăo
但覺新來懶上樓
Dàn
jué
xīn
lái
lăn
shàng
lóu
辛棄疾

Xīn




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Mots-clefs : automne abattement destin

Xīn Qì Jí (1140 – 1207) :
Sur l’air d’« Un boddhisatva d’ailleurs »

Écrit   l’Ouest-  -                                      -  -Pont-   -                         de                            flots           limpide,                        de                      leurs larmes   Au     -                          -      Comme                                  montagnes   Les                        ne peut effacer,                                            emporte.                                         désoler, Du tréfonds                           perdrix       

               -du-            l’escarpement de la Brèche-au-    -des-Barques. Sur la             Solitude               les          fleuve                                    passants        mêlé              !        -Ouest               Longue-                 désolantes ces                        !     noires montagnes qu’on                                        l’est     le courant          Le      du                     vient me                      des montagnes                           

      à        -  -Fleuve, Sur                           -  -    -   -                terrasse             Mélancolique,           du                 Parmi lesquels combien             auront                        Nord-      s’apercevrait       -Paix,       sont                innombrables                                                         Pour finir c’est vers       que                        soir    fleuve, voici qu’il                                             s’entend la         grise.

菩薩蠻





mán
書江西造口壁
Shū
jiāng

zào
kŏu

鬱孤臺下清江水


tái
xià
qīng
jiāng
shuĭ
中間多少行人淚
Zhōng
jiān
duō
shăo
xíng
rén
lèi
西北望長安

bĕi
wàng
Cháng
Ān
可憐無數山

lián

shù
shān
青山遮不住
Qīng
shān
zhē

zhù
畢竟東流去

jìng
dōng
liú

江晚正愁余
Jiāng
wăn
zhèng
chóu

山深聞鷓鴣
Shān
shēn
wén
zhè

辛棄疾

Xīn




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Mots-clefs : invasion fleuve tristesse

Xīn Qì Jí (1140 – 1207) :
« Sur un air limpide et tranquille »

     solitaire                        cassine    Maître         paillasse assiégée de        affamées,                                loupiote dans             Au dessus    refuge                                                      les fenêtres au                    me          causerie   moi-      Toute ma                 Passes        du                 suis retourné                       blanchis.           du                                  sors                                        de cours        et          

Nuit           sur le Mont    dans la                   Wang                                                                       la               leur danse.           du            pins sont            bourrasques                                                 je    tiens                  -même.          vie    Nord des                          Je m’en               vieillard                       Enveloppé    voile des          d’automne,         d’un rêve   Sous     yeux       lieues          d’eaux    de       

                           Bo                 de             La                       souris           Des pipistrelles renversent                                                  les           balayés de             de pluie, Entre                 papier déchiré,             en          à    -                   du                 au Sud    Fleuve,                                 aux cheveux                                  ténèbres            je                :      mes      mille                              monts.

清平樂

Qīng

píng

yuè
獨宿博山王氏庵



Shān
Wáng
Shì
ān
遶牀饑鼠
Răo
chuáng

shŭ
蝙蝠翻燈舞
Biān

fān
dēng

屋上松風吹急雨

shàng
sōng
fēng
chuī


破紙窗間自語

zhĭ
chuāng
jiān


平生塞北江南
Píng
shēng
sài
běi
jiāng
nán
歸來華髮蒼顏
Guī
lái
huá

cāng
yán
布被秋宵夢覺

bèi
qiū
xiāo
mèng
jué
眼前萬里江山
Yăn
qián
wàn

jiāng
shān
辛棄疾

Xīn




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Mots-clefs : nuit méditation souvenirs

Xīn Qì Jí (1140 – 1207) :
Sur l’air de « Taquiner le poisson »

                                                        de      Gloire,                      Nord-   -Lacs jusqu’au Sud-   -                        au            banquet en                                                                            j’ai                         Qu’encore                      quelques bourrasques                      pressé, le printemps               Qui           durer              adoré            les        ne           tôt,    sera                     le rouge pleuvra                                 donc             bien dit qu’à           des          et des landes, nul chemin                déplore que                                     faut-                         attentionné ; Sur                         toiles                                       s’entremêler des                   Tout comme                                    Se                            propices.                                                                         mille                                        Xiang     Cœur       cœur       mes            à         confier                 cessez                      voyez-     donc     que         -  -                    -  -       restent que                         tourment                   le                       plus m’appuyer                        -     où               décline             saules                             le cœur.

L’année du Sixième          du Douzième Rameau de          Pure                    depuis le     -   -                 -des-Lacs        Grand          cours                 compagnie    fonctionnaire Wang le Juste               kiosque montagnard,           cette                        puissent se                                          pluie,                              reparti.                                        craint         fleurs    s’ouvrent              pire        lorsque                             !   printemps,                 On m’a               l’horizon                                                    Je                printemps ne                         -   reconnaître       est                   les                                        Viennent       la journée                         de duvets.                 l’intrigue             Portes    perdent        les moments           Des sourcils             subirent alors la                    Mais avec             d’or même pour           vers          Ru,                 muet,                  qui                                                              -vous      pas             -  -Jade    d’Hirondelle-en-                            poussière               de l’inaction est    plus cruel.                          à la haute rambarde, Là-                              Rejoint            brouillasseux                       

                   Tronc et                       l’ère                 descendant               -des-                 -   -     sur le       Canal          d’un                      du                             sous le petit                          fait       composition.                       dissiper                      de vent et        Si                      sera              veut voir       le printemps              que                              Ce           encore                          infiniment   Ô            reste      ici.                                    prairies                           ne revient.                le              parle pas. Au moins     -il             qu’il                           poutres peintes aux        d’araignées          toute                             volées                       dans            des Longues                   encore                                    de phalènes                   jalousie d’autrui.                 onces                payer les      de                gros,                espérances       les         ? Messeigneurs,        cette mascarade ! Ne      -                  d’Anneau-de-     et             -  -Vol ne             terre et           ? Le                                           Je n’irai                                       -même    le soleil qui                 les                      qui déchirent         

摸魚兒





ér
淳熙己亥
Chún


Hài
自湖北漕移湖南


Bĕi
cáo


Nán
同官王正之置酒小山亭
tóng
guān
Wáng
Zhèng
zhī
zhì
jiŭ
xiăo
shān
tíng
為賦
wéi

更能消幾番風雨
Gèng
néng
xiāo

fān
fēng

悤悤春又歸去
Cōng
cōng
chūn
yòu
guī

惜春長怕花開早

chūn
cháng

huā
kāi
zăo
何況落紅無數

kuàng
luò
hóng

shù
春且住
Chūn
qiĕ
zhù
見說道天涯芳草無歸路
Jiàn
shuō
dào
tiān

fāng
căo

guī

怨春不語
Yuàn
chūn


算祇有殷勤
Suàn
zhĭ
yŏu
yĭn
qín
畫檐蛛網
Huà
yán
zhū
wǎng
盡日惹飛絮
Jìn


fēi

長門事
Cháng
mén
shì
準擬佳期又誤
Zhǔn

jiā

yòu

蛾眉曾有人妒
É
méi
céng
yŏu
rén

千金縱買相如賦
Qiān
jīn
zòng
măi
Xiāng


脈脈此情誰訴



qíng
shuí

君莫舞
Jūn


君不見玉環飛燕皆塵土
Jūn

jiàn

Huán
Fēi
Yàn
jiē
chén

閒愁最苦
Xián
chóu
zuì

休去倚危欄
Xiū


wēi
lán
斜陽正在
Xié
yáng
zhèng
zài
煙柳斷腸處
Yān
liŭ
duàn
cháng
chù
辛棄疾

Xīn




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Mots-clefs : fuite temps frustration

Xīn Qì Jí (1140 – 1207) :
Sur l’air d’« Un fils du Midi »

Recueillement en montant                  Nord                -  -la-                                                ?                       du         depuis    Donjon du                        et                                                     roulent,                                           flots s’écoulent. Dans             dix       casques                                  -Est, combattant      relâche,               de    héros     étaient     rivaux   Cao      Liu     !         un fils                    -        !  

                         sur le Donjon du      de l’Embouchure-de-  -Capitale Où      apercevoir le Domaine Impérial   Mes yeux s’emplissent    paysage        le                 Mille               décadences passées et         d’épisodes ? Roulent,                            le      Fleuve à                                  jeunesse     mille         d’acier Rompant            au    -                              Dans l’Empire    ce                   les                             «               digne    Sun Second-Dessein    

                                                              -  -  -            donc                                                                                       Nord.       splendeurs                          combien                                Inépuisables dans    Long          grands                        sa                                            l’illusion    Sud-                sans                                    qui                    ?     Cao,     Pei     Avoir               de           -          »

南鄉子

Nán

xiāng


登京口北固亭有懷
Dēng
jīng
kŏu
bĕi

tíng
yŏu
huái
何處望神州

chù
wàng
shén
zhōu
滿眼風光北固樓
Măn
yăn
fēng
guāng
bĕi

lóu
千古興亡多少事
Qiān

xīng
wáng
duō
shăo
shì
悠悠
Yōu
yōu
不盡長江袞袞流

jìn
cháng
jiāng
gŭn
gŭn
liú
年少萬兜鍪
Nián
shăo
wàn
dōu
móu
坐斷東南戰未休
Zuò
duàn
dōng
nán
zhàn
wèi
xiū
天下英雄誰敵手
Tiān
xià
yīng
xióng
shuí

shŏu
曹劉
Cáo
liú
生子當如孫仲謀
Shēng

dāng

sūn
zhòng
móu
辛棄疾

Xīn




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Le Donjon du Nord 北固亭 était une pagode dressée sur le mont Beigu 北固山, situé sur la rive sud entre Nankin et l’embouchure du Yangzi.

La seconde strophe est une évocation de Sun Zhongmou 孫仲謀 ou Sun Quan 孫權, fondateur de la dynastie des Wu 吳 et qui succéda en 200 à dix-huit ans, à son père, seigneur de la guerre qui dominait la rive droite de l’embouchure du Yangzi. « 曹劉 » (avant-dernier vers) désigne ses deux rivaux de l’époque des Trois Royaumes, Cao Cao 曹操 et Liu Bei 劉備 (voir Sur l’air de « Souvenir d’une gracieuse enfant »). Le dernier vers reprend le soupir d’admiration pour son jeune adversaire que Cao Cao aurait laissé échapper en combattant Sun Quan en 213.

Mots-clefs : décadence vieillesse héros

Xīn Qì Jí (1140 – 1207) :
Sur l’air de « Complainte du Dragon des eaux »

                   Épées                         Deux-          Quand    lève la             -                  qui                                            faudrait                                  qu’ici                  nuit                   voit      dragon                                           montagnes                          l’abîme,              fraîcheur, De    lune            des                                                                               Appuyé à la             recule,             vent             n’excitent    férocité du dragon                                                                    soulève, Dépassant la                      voudrait s’élancer et pourtant    retient.               Dragon     devenu           trouva      de                                                                âges              et de                    de                       D’un      regard je     contemple.                  D’affaler la              rive sablonneuse                au soleil     décline  

   passant par les       du         Pavillon des     -Rivières.                       au     -ouest,                flottent Devant       lieues    ciel, il y          employer     longue       On dit        Au         de                      l’on                        l’éclat étincelant.             des                       Des                   des ondes                  la                             la pâleur                        l’embrasement sous           acérée,             rambarde je         effrayé                                 la                              Étranglé      les gorges,    fleuve        face à                                                il                                                                 fut        vieux,           bien    se retirer Entre une cruche glacée et                                                                        chagrins    de             seul                                                              sur la                  Pour                     qui          

En                          Sud, au                  -                je         tête    nord-       ces nuages                     mille        de                              une        épée.                  profond    la      bien souvent           D’un        cornu                     Je discerne               la hauteur,     gouffres                    la                       la clarté,     étoiles           ! J’attends d’observer                    la pointe                                                 Que      et tonnerre                                  des eaux.          dans             le        viride        moi se                       tour vertigineuse                                   se          Quand Yuan le                          Il                                                      une natte fraîche. Mille      de splendeur       ruine, Cent années             et    rires,                     les            Qui vient encore              voile                              s’amarrer                       ?

水龍吟

Shuĭ

lóng

yín
過南劍雙溪樓
Guò
nán
jiàn
shuāng

lóu
舉頭西北浮雲

tóu

bĕi

yún
倚天萬里須長劍

tiān
wàn


cháng
jiàn
人言此地
Rén
yán


夜深長見

shēn
cháng
jiàn
斗牛光燄
Dŏu
niú
guāng
yàn
我覺山高

jué
shān
gāo
潭空水冷
Tán
kōng
shuĭ
lĕng
月明星淡
Yuè
míng
xīng
dàn
待燃犀下看
Dài
rán

xià
kàn
憑欄卻怕
Píng
lán
què

魚龍慘
Fēng
léi

風雷怒

lóng
căn
峽束蒼江對起
Xiá
shù
cāng
jiāng
duì

過危樓欲飛還斂
Guò
wēi
lóu

fēi
hái
liăn
元龍老矣
Yuán
lóng
lăo

不妨高臥

fáng
gāo

冰壺涼簟
Bīng

liáng
diàn
千古興亡
Qiān

xīng
wáng
百年悲笑
Băi
nián
bēi
xiào
一時登覽

shí
dēng
lăn
問何人
Wèn

rén
又卸片帆沙岸
Yòu
xiè
piàn
fān
shā
àn
繫斜陽纜

xié
yáng
lăn
辛棄疾

Xīn




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Mots-clefs : contemplation visionnaire

Xīn Qì Jí (1140 – 1207) :
Sur l’air de « La lune sur le fleuve de l’ouest »

   nuit    chemin        route des Sables         Au clair de lune sur une branche isolée     pie                             frais           de la          cigale                                         de           félicite    la       récolte             J’écoute     grenouilles                      étendue. Sept                 détachées du               trois        devant les collines.           d’antan au toit           sur            des      Sacrés,                               sur                                  

        en                                                                                une         s’effraie,                    au              nuit                               le        des               on se                              de                   les             chanter                                                               Deux                                      L’auberge                    chaume     la lisière                     détour               passe                soudain               

De                sur la                  Jaunes.                                                 qui            Sous le vent          milieu            une        qui stridule. Dans    parfum     fleurs    riz                de    bonne            l’année,                                  sur la vaste               ou huit étoiles              ciel,      ou       ondées                                                de                           Bois         Au        du chemin qui           le torrent         on l’aperçoit.

西江月



jiāng

yuè
夜行黃沙道中

xíng
Huáng
Shā
dào
zhōng
明月別枝驚鵲
Míng
yuè
bié
zhī
jīng
què
清風半夜鳴蟬
Qīng
fēng
bàn

míng
chán
稻花香裏說豐年
Dào
huā
xiāng

yuè
fēng
nián
聽取蛙聲一片
Tīng


shēng

piàn
七八箇星天外



xīng
tiān
wài
兩三點雨山前
Liăng
sān
diăn

shān
qián
舊時茆店社林邊
Jiù
shí
máo
diàn
Shè
Lín
biān
路轉溪橋忽見

zhuăn

qiáo

jiàn
辛棄疾

Xīn




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Mots-clefs : paysage nocturne

Xīn Qì Jí (1140 – 1207) :
Sur l’air de « La lune sur le fleuve de l’ouest »

                  me                                       la                 rendra     plus                                              dans les livres                                 part        se fier              nuit          en         des      l’ivresse m’avait              demandai aux        quoi             mon                          cru          des             me secourir,                                       :   Va-t-   !   

     l’ivresse               de gaieté       rire,            tristesse ne me                 habile. Récemment      commencé à saisir                     des Anciens, On                        quoi                   La      dernière    lisière                            renversé, Je              pins à      ressemblait     ivresse.                     que                                   Je l’ai repoussé de la main en criant   «   - -     ».

Dans           je    goinfre           et de       Vouloir                           pas                        j’ai                   que                                 ne trouve nulle      à              vraiment.                                 pins                                                                                  Mais quand j’ai         l’un     pins venait                                                          - -en     

西江月



jiāng

yuè
醉裡且貪歡笑
Zuì

qiĕ
tān
huān
xiào
要愁那得功夫
Yào
chóu


gōng

近來始覺古人書
Jìn
lái
shĭ
jué

rén
shū
信著全無是處
Xìn
zháo
quán

shì
chù
昨夜松邊醉倒
Zuó

sōng
biān
zuì
dăo
問松我醉如何
Wèn
sōng

zuì


只疑松動要來扶
Zhĭ

sōng
dòng
yào
lái

以手推松曰去

shŏu
tuī
sōng
yuē

辛棄疾

Xīn




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Mots-clefs : ivresse gaieté

Xīn Qì Jí (1140 – 1207) :
Sur l’air de « Les vagues lavent le sable »

   temple    la                    nuit           une                    ma          une                                  est              l’antiquité ces        ou      héros,           pluie,         le                                                     des     ?                       le tumulte       jeunesse             et de                           vieux          pleine      par                          Réveillé                 fenêtre    l’ouest                  le sommeil,        la       le vent           

Au                                      j’entends     cloche.      passé    vie dans           d’alcool,      de ce monde                                  quatre                Frappe la        souffle    vent, où sont        Les trônes          les palais     Qin           je                       de             De                danses                          moine                                  la cloche,                       la                    je           pas                                               

          de    montagne en pleine                            J’ai                       tasse           Tout                 vain. Depuis                           cinq                                                  passés            des Han,                      En rêve    retrouvais               ma             chansons              toute affairée. Un             en        nuit     méprise sonna                     en sursaut à            de            ne trouve                 Balaie    terre         d’automne.

浪淘沙

Làng

táo

shā
山寺夜半聞鐘
Shān


bàn
wén
zhōng
身世酒杯中
Shēn
shì
jiŭ
bēi
zhōng
萬事皆空
Wàn
shì
jiē
kōng
古來三五個英雄

lái
sān


yīng
xióng
雨打風吹何處是


fēng
chuī

chù
shì
漢殿秦宮
Hàn
diàn
qín
gōng
夢入少年叢
Mèng

shăo
nián
cóng
歌舞匆匆


cōng
cōng
老僧夜半誤鳴鐘
Lăo
sēng

bàn

míng
zhōng
驚起西窗眠不得
Jīng


chuāng
mián


捲地西風
Juăn


fēng
辛棄疾

Xīn




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Mots-clefs : nostalgie tourment

Xīn Qì Jí (1140 – 1207) :
Sur l’air d’« En enfonçant les lignes ennemies »

             cette ode exaltée                            -Fratrie.      l’ivresse à          de la       j’examine mon épée,             me retrouve                          un          de          partager      les           un rôti    bœuf de       -                jouer   -                un air                       Sur le champ             à                        automne.                                             Royaumes,              les cordes claquent          tonnerre           En                le                                                 consacrerai                                                                              blanchi  

J’ai                                          à      D’une-         Dans             la             lampe                     En songe je                        la        sur                                                                              -      Lieues, À       au-delà des               sur cinquante cordes,                 bataille   l’appel des                         cheval vole aussi vite     Lu                         arc dont                           le          terrifie.              pour    Seigneur Souverain les affaires    l’Empire, Je             la vie          à conquérir la gloire future. Quelle         mes                     !

     composé                   pour l’envoyer   Chen      -                             lueur                                                         à souffler    trompe        chapelet    forts, À          sous     bannières         de         Quatre-vingt                   -         passes                                           de                        troupes en          Mon                        que    des Trois           Mon                              comme                          concluant                                         de                                 présente                                      misère,     cheveux ont          

破陣子



zhèn


為陳同甫賦壯詞以寄
Wèi
chén
tóng


zhuàng



醉裡挑燈看劍
Zuì

tiăo
dēng
kàn
jiàn
夢回吹角連營
Mèng
huí
chuī
jiăo
lián
yíng
八百里分麾下炙

băi

fēn
huī
xià
zhì
五十弦翻塞外聲

shí
xián
fān
sài
wài
shēng
沙場秋點兵
Shā
chăng
diăn
qiū
bīng
馬作的盧飛快

zuò
de

fēi
kuài
弓如霹靂弦驚
Gōng



xián
jīng
了卻君王天下事
Liăo
què
jūn
wáng
tiān
xià
shì
贏得生前身後名
Yíng

shēng
qián
shēn
hòu
míng
可憐白髮生

lián
bái

shēng
辛棄疾

Xīn




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Mots-clefs : rêve gloire reconquête

Xīn Qì Jí (1140 – 1207) :
Sur l’air d’« En souvenir d’une charmante suivante »

                             de      -vers-                                  fleurs                 une fois,          pressée       la saison de Pure Lumière.       toujours    vent                                              Pour                      le paravent           n’évite                                                       en main,                              cheval                         qu’il        que      nous séparâmes.                          l’a quitté, Des flâneries                        vol                           rapporté         limite                                                                     dessous     rideaux un      fin,      comme    lune.                   que le                                         Nouvelle                                     strates            Je                                       devant                 revoyais,           comme                                     Alors tombe dans un                     : Ces derniers               de mes             blanchi  

Rédigé sur                           -    -l’Est Dans le                                                                       passe                            Comme          le      de printemps          les       du                l’oreiller solitaire             de                le froid qu’à        Sur    rivage              coupe                  saules                      attaché, C’est      ici                                       Le pavillon est vide,                              d’alors     arondes                              m’a          qu’à la                      beaux            Les passants                      Au                                  fin,       la                douleur,               printanier                                         sur                  mille         de                   bien                                  une coupe je                                      miroir          des                                                                                             ont          

           un mur du village    Coule-    -              bassin rustique les        tombent, Encore           pressée,                                                                              oppresse     rêves    voyageur,                                          nuages                       peine.     le        sinueux, une                Sur les        pleureurs, un                       bien           advint     nous                                       on                                   les         en     pourraient parler. On                             orientale des       quartiers,              ont longtemps aperçu            des            pied                          Ancienne                 fleuve            emporte sans épuiser,          douleur,     les montagnes en                  nuages.    savais      que le lendemain matin Si                     te           Ce serait       dans un        cueillir     fleurs.                     sursaut la question                temps combien        cheveux             ?

念奴嬌

Niàn



jiāo
書東流村壁
Shū
dōng
liú
cūn

野塘花落

táng
huā
luò
又悤悤過了清明時節
Yòu
cōng
cōng
guò
liăo
qīng
míng
shí
jié
剗地東風欺客夢
Chăn

dōng
fēng


mèng
一枕雲屏寒怯

zhĕn
yún
píng
hán
qiè
曲岸持觴

àn
chí
shāng
垂楊繫馬
Chuí
yáng


此地曾經別


céng
jīng
bié
樓空人去
Lóu
kōng
rén

舊游飛燕能說
Jiù
yóu
fēi
yàn
néng
shuō
聞道綺陌東頭
Wén
dào


dōng
tóu
行人長見
Xíng
rén
cháng
jiàn
簾底纖纖月
Lián

xiān
xiān
yuè
舊恨春江流不盡
Jiù
hèn
chūn
jiāng
liú

jìn
新恨雲山千疊
Xīn
hèn
yún
shān
qiān
dié
料得明朝
Liào

míng
cháo/zhāo
尊前重見
Zūn
qián
chóng/zhòng
jiàn
鏡裏花難折
Jìng

huā
nán
zhé
也應驚問

yīng
jīng
wèn
近來多少華髮
Jìn
lái
duō
shăo
huá

辛棄疾

Xīn




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Mots-clefs : exil séparation

Xīn Qì Jí (1140 – 1207) :
Sur l’air de « Complainte du Dragon des eaux »

             haut                   Réjouissance du      Sous le ciel    Chu sur      lieues                                                                    vers                    pics lointains s’élance                       le                             du                      Jade,            Spiralé.                                                       d’une                     errant                                                                  Cette              m’y                  Sans                            sens    ce regard                 À quoi bon           goût délicieux                       Quand                          le                       retournera- -     À                         de        et                       de me couvrir                 le        de     Bei.         Ces                  vent et à la pluie            mélancoliques,            les arbres              Quelle                                                           ses         bleues,           les                  ?

  Nankin,         du                                                             cent        d’automne limpide,     eaux             le ciel quittent l’automne      l’infini. Vers les                         le regard,               chagrin,         l’offrande            L’Épingle          le Chignon             soleil             haut de    tour,           cris       oie esseulée,                      du Fleuve, Ce sabre    Wu à l’examiner           encore,       balustrade à     appuyer partout,          personne    pénètre                      jeté                                                      perche                                            Cadet     Aigles s’en           - -il     se           d’affaires    champs       maisons, Je                                         talent                   !            fuient                                                 Tandis                                                                                           et     manches                       larmes des        

À         du         Pavillon de la                 Cœur              de                                        Les      pour suivre                                                                                       Consacrant             faisant               regret,           de                           Au        couchant du         la       Parmi les                          Exilé        au bord                     de                 encore et                                                      que          ne         le      de                d’en haut.            parler du                de la        grillée,       le vent d’ouest tombera,          des                       -t-   ?      contenter                         de             crains               de honte Devant              Liu      Hélas       années        au                    tristes et                       que            grandissent.        charmante inviter pour la prier, Avec son turban rouge                        D’essuyer                héros  

水龍吟

Shuĭ

lóng

yín
登建康賞心亭
Dēng
jiàn
kāng
shăng
xīn
tíng
楚天千里清秋
Chŭ
tiān
qiān

qīng
qiū
水隨天去秋無際
Shuĭ
suí
tiān

qiū


遙岑遠目
Yáo
cén
yuăn

獻愁供恨
Xiàn
chóu
gòng
hèn
玉簪螺髻

zān
luó

落日樓頭
Luò

lóu
tóu
斷鴻聲裏
Duàn
hóng
shēng

江南游子
Jiāng
nán
yóu

把吳鉤看了


gōu
kàn
liăo
闌干拍徧
Lán
gān
pāi
biàn
無人會登臨意

rén
huì
dēng
lín

休說鱸魚堪膾
Xiū
shuō


kān
kuài
儘西風季鷹歸未
Jĭn

fēng

yīng
guī
wèi
求田問舍
Qiú
tián
wèn
shè
怕應羞見

yìng
xiū
jiàn
劉郎才氣
Liú
láng
cái

可惜流年


liú
nián
憂愁風雨
Yōu
chóu
fēng

樹猶如此
Shù
yóu


倩何人喚取
Qiàn

rén
huàn

紅巾翠袖
Hóng
jīn
cuì
xiù
搵英雄淚
Wèn
yīng
xióng
lèi
辛棄疾

Xīn




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Jiankang 建康 fut le nom attribué à Nankin 南京 depuis les Jin de l’ouest 東晉(317 – 420) jusqu’aux Sui 隋 (581– 619).

Mots-clefs : patriotisme frustration

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