Poème calligraphié par l'empereur Huizong

Anthologie bilingue de la poésie chinoise tardive : Vent du Soir

Poèmes chinois

La poésie chinoise du repli des Song au Sud : après l’invasion, l’héroïsme vain et les désillusions

Dynastie chinoise des Song du Sud 南宋 (1127 – 1279) – première partie

李清照   Lĭ Qīng Zhào (1084 – après 1149)
Sans titre
Impromptu
Quand le printemps se meurt
Rêve à l’aube

孔夷   Kŏng Yí (12ème siècle)
Sur l’air de « Les rivages du sud »

劉子翬   Liú Zĭ Huī (1101– 1147)
Sur le Fleuve

Note sur le poète

Après qu’il eut tenu quelques postes de magistrat local, la maladie conduisit Liu Zihui 劉子翬 à se retirer au Mont Wuyi 武夷山. Versé dans l’étude du Yijing (易經 ou 周易), il eut comme élève Zhu Xi 朱熹, le fondateur du néo-confucianisme.


岳飛   Yuè Fēi (1103 – 1142)
Sur l’air de « Tout un fleuve de rouge »
Sur l’air de « Tout un fleuve de rouge »
À l’Île-aux-Étages le pavillon des collines bleutées
Sur l’air de « Petite chaîne de montagnes »

Note sur le poète

Yuè Fei 岳飛 est un héros national chinois de première importance et on lui a même dressé un temple à Hangzhou 杭州. Né d’une famille pauvre du Henan, c’est un élève assidu qui se passionne aussi pour les écrits militaires et les arts martiaux. Il rejoint l’armée des Song comme simple soldat à dix-neuf ans et se distingue rapidement par ses capacités au combat, sa bravoure et son intelligence. A partir de 1133, il combat les envahisseurs avec acharnement, à la tête d’une armée disciplinée et soigneusement entraînée que ses succès viennent grossir de volontaires et qui atteindra 100 000 hommes. Il mène en 1140 une offensive victorieuse et semble sur le point de reprendre aux Jürchen l’essentiel du nord de la Chine, mais doit revenir vers le sud à l’instigation de l’ignoble premier ministre Qin Hui qui prône la négociation avec les Jin. Qin Hui accusera Yue Fei de trahison, et le général sera emprisonné puis assassiné. Il sera réhabilité dès 1162 à l’avènement du l’empereur Xiaozong 宋孝宗.


韓元吉   Hán Yuán Jí (1118 – 1187)
Sur l’air d’« Un bonheur s’approche »

陸游   Lù Yóu (1125 – 1210)
La lune aux Monts des Passes
Le jardin Shen (Deux poèmes)
Sur l’air d’« Un maître en divination »
Voyage dans les collines au Village-de-l’Ouest
Sur l’air de « Publier le fond d’un cœur »
Pensées d’automne ***NOUVEAU***

Note sur le poète

Lu You 陸游, issu d’une famille de lettrés et de fonctionnaires dévoués à l’Empire qui durent fuir vers le sud l’avance des Jürchen, fut élevé dans un esprit patriotique. Très jeune, il excella au pinceau comme à l’épée. Il fut reçu major à l’examen du Ministère des Rites à trente ans mais fut écarté par l’abject premier ministre Qin Hui. En 1172, il eut l’occasion au Sichuan de participer au premier rang à des opérations militaires qui l’encouragèrent dans son projet de participer à la reconquête du nord de la Chine. En 1175, Fan Chengda 范成大, nommé gouverneur à Chengdu 成都 au Sichuan, l’appelle comme conseiller. Les deux poètes s’entendent à merveille, mais le refus des conventions et l’amour de la boisson de Lu You scandalisent ses collègues et il est démis de ses fonctions au printemps 1176. Sa carrière fut ensuite durablement perturbée par ses prises de position en faveur de la libération du nord du pays. Il se retira en 1190 et dut renoncer à la fin de sa vie à son espérance de reconquête de sa patrie perdue.

Lu You, qui fut aussi un bon prosateur, est l’un des plus grands poètes chinois. Sa poésie est le reflet de cette ferveur patriotique et des désillusions qu’elle lui causa, mais elle s’attache également à décrire les régions qu’il a pu traverser et la vie de leurs habitants.


范成大   Fàn Chéng Dà (1126 – 1193)
Sur l’air d’« Un papillon épris d’une fleur »
Les Paysans ***NOUVEAU***
Ce qu’il se passe au village ***NOUVEAU***

楊萬里   Yáng Wàn Lĭ (1127– 1206)
La mouche transie
Collines d’automne
En traversant en jonque Fonder-la-Bienveillance

Note sur le poète

Comme Fan Chengda 范成大, Yang Wanli 楊萬里 est un patriote partisan de la reconquête du nord de la Chine et un illustre poème des Song du Sud. Il occupa différents postes, surtout en province, avant de démissionner en 1192. Ses poèmes très personnels sont marqués, comme celui présenté ici, par la spontanéité de la vision et par l’humour : on doit notamment à ce grand lettré le célèbre poème Ne lisez pas de livres 書莫讀.


朱熹   Zhū Xī (1130–1200)
Dans l’estuaire vogue le navire

Note sur le poète

Zhu Xi 朱熹, l’auteur de ce petit poème paysager, est l’un des philosophes dont l’influence sur l’histoire de l’humanité a été la plus grande. Il prend place en effet dans l’histoire de la pensée chinoise comme le théoricien de néo-confucianisme qui s’imposera comme la doctrine politique de l’Empire sous les dynasties Yuan 元, Ming 明 et Qing 清 jusqu’au début du XXe siècle.

Zhu Xi réussit à dix-neuf ans le concours mandarinal et assuma pendant quelques années à partir de 1151 différents postes préfectoraux auxquels il préféra à partir de 1158 une charge d’administrateur de temple qui lui laissait plus de temps pour la réflexion et l’enseignement. Il fut néanmoins plusieurs fois sollicité pour des postes officiels. En 1175, nommé préfet de la région militaire de Nankang 南康軍, il fit renaître l’académie de la Grotte du Daim Blanc 白鹿洞書院 où il enseigna sa vision du confucianisme et y attira de nombreux élèves et les meilleurs esprits de son temps. Son franc-parler, ses prises de position en faveur de réformes profondes de l’Empire, qu’il défendit plusieurs fois en rédigeant des mémoires à l’attention personnelle de l’empereur, ses critiques virulentes contre les hauts fonctionnaires corrompus lui valurent de nombreux ennemis ; souvent limogé des postes qu’on lui avait confiés, il fut finalement accusé en 1196 des crimes les plus divers et un pétition circula même pour réclamer son exécution. Critiquées à la fin de sa vie, ses conceptions philosophiques retrouvèrent la faveur de l’élite chinoise au cours de la décennie suivante, et en 1208 l’empereur Ninzong 宋寧宗 le réhabilita en lui conférant le titre de « Vénérable Lettré ». En 1241, sa tablette funéraire fut placée dans le temple de Confucius à Qufu 曲阜, et il rejoignit ainsi Confucius, Mencius et leurs disciples parmi les maîtres du confucianisme.

Zhu Xi parvint à faire la synthèse la plus cohérente des différents courants néo-confucéens des Song (en particulier les réflexions de Zhang Zai 張載, des frères Cheng 程 et de Zhou Dunyi 周敦頤) qui s’efforçaient de revivifier le confucianisme, agnostique et devenu purement formel, face au taoïsme et surtout au bouddhisme. Son objectif fut de restaurer la vitalité de la culture chinoise et l’intégrité des responsables politiques afin que l’empire des Song pût faire face à ses difficultés. Zhu Xi publia ainsi des éditions commentées des Classiques Chinois et distingua parmi eux les Quatre Livres 四書 (La Grande Étude 大學, l’Invariable Milieu 中庸, les Analectes de Confucius 論語, et le Mencius 孟子) comme le fondement de la doctrine. Ces commentaires des Quatre Livres devinrent l’essence de l’orthodoxie confucéenne et, à partir de 1313, sous l’empereur Renzhong des Yuan 元仁宗, les ouvrages fondamentaux du programme des concours mandarinaux, et ceci jusqu’à leur abolition en 1905. Cette philosophie domina aussi au Japon durant l’ère Edo (1603-1867) ; elle constitua en Corée durant la dynastie Yi (1392-1910) l’orthodoxie officielle et influa considérablement sur la société et la mentalité coréennes jusqu’à aujourd’hui.

Zhu Xi fut également un calligraphe original et très apprécié.


朱淑真   Zhū Shū Zhēn (vers 1131)
« Sur un air limpide et tranquille »
Fleurs tombées ***NOUVEAU***
Ces jours-là ***NOUVEAU***

Note sur le poète

Zhu Shuzhen 朱淑真 est une grande poétesse chinoise dont on a pu recueillir plus de trois cent cinquante poèmes ; elle fut également calligraphe et musicienne. Les dates de sa vie sont très mal connues ; on estime couramment que son activité poétique correspondrait aux années 1095-1131, mais d’autres la rattachent au Song du Sud.

Après une enfance heureuse et libre, elle exprima son chagrin et sa mélancolie d’épouse délaissée en évoquant les souvenirs d’un premier amour perdu et le passage des saisons dans un recueil intitulé Le cœur brisé (斷腸集 pour les 詩, 斷腸詞 pour les 詞).


張孝祥   Zhāng Xiào Xiáng (1132 – 1169)
« Ballade chantée des Six Provinces »
Sur l’air de «  La lune sur le fleuve de l’ouest »

Note sur le poète

Fonctionnaire zélé, fervent partisan de la lutte contre les Jin comme le montre le présent poème, Zhang Xiaoxang 張孝祥 fut jeté en prison pour dissidence par l’abject premier ministre Qin Hui et n’en sortit qu’à la mort de ce dernier. Le style épique de ses 詞 a été comparé à celui de Su Dongpo 蘇東坡.


張栻   Zhāng Shì (1133 – 1180)
Improvisation au début du printemps ***NOUVEAU***

白玉蟾   Bái Yù Chán (1134 – 1229)
Début de printemps ***NOUVEAU***

辛棄疾   Xīn Qì Jí (1140 – 1207)
Sur l’air d’« En souvenir d’une charmante suivante »
Sur l’air de « Le printemps au palais des Han »
Sur l’air d’« Une table basse de lazurite »
Sur l’air de « La saison des perdrix »
Sur l’air d’« Un boddhisatva d’ailleurs »
« Sur un air limpide et tranquille »
Sur l’air de « Taquiner le poisson »
Sur l’air d’« Un fils du Midi »
Sur l’air de « Complainte du Dragon des eaux »
Sur l’air de « La lune sur le fleuve de l’ouest »
Sur l’air de « La lune sur le fleuve de l’ouest »
Sur l’air de « Les vagues lavent le sable »
Sur l’air d’« En enfonçant les lignes ennemies »
Sur l’air d’« En souvenir d’une charmante suivante »
Sur l’air de « Complainte du Dragon des eaux »

Note sur le poète

Né au Shandong, centre de la résistance aux envahisseurs Jin, Xin Qiji 辛棄疾 se joint à l’âge de vingt-deux ans à une armée de résistants où il se distingue par ses actions d’éclat. Il rallie ensuite les Song du Sud et tient différents postes de second ordre en multipliant sans résultat à l’attention de l’empereur des conseils et des propositions de service afin de reconquérir la plaine du Fleuve Jaune, qui finissent par irriter : il doit démissionner en 1181. Il se retire alors près de Shangrao 上饒 à l’est du lac Poyang 鄱陽 et se consacre à son œuvre littéraire ; il recevra notamment les visites de Fan Chengda 范成大, Lu You 陸游, Zhu Xi 朱熹 et Jiang Kui 姜夔.


Lĭ Qīng Zhào (1084 – après 1149) :
Sans titre

無題




生當作人傑
Shēng
dāng
zuò
rén
jié
死亦為鬼雄


wèi
guĭ
xióng
至今思項羽
Zhì
jīn

Xiàng

不肯過江東

kěn
guò
jiāng
dōng
李清照



Qīng

Zhào

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Mots-clefs : li-qingzhao héroïsme patriotisme

Lǐ Qīng Zhào (1084 – après 1149) :
Impromptu

偶成

Ŏu

chéng
十五年前花月底
Shí

nián
qián
huā
yuè

相從曾賦賞花詩
Xiāng
cóng
céng

shăng
huā
shī
今看花月渾相似
Jīn
kàn
huā
yuè
hún
xiāng

安得情懷似往時
Ān

qíng
huái

wăng
shí
李清照



Qīng

Zhào

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Mots-clefs : regrets amour passé

Lǐ Qīng Zhào (1084 – après 1149) :
Quand le printemps se meurt

春殘

Chūn

cán
春殘何事苦思鄉
Chūn
cán

shì


xiāng
病裏梳頭恨髪長
Bìng

shū
tóu
hèn

cháng
梁燕語多終日在
Liáng
yàn

duō
zhōng

zài
薔薇風細一簾香
Qiáng
wēi
fēng


lián
xiāng
李清照



Qīng

Zhào

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Mots-clefs : printemps regrets

Lǐ Qīng Zhào (1084 – après 1149) :
Rêve à l’aube

Rêve                                        Portée     la                 gravi                 du                        à                      -              Je           par        Fleur- -      -Vert. Le      d’automne       qu’un vaurien,               toutes     fleurs          de Jade. Réunis, nous                               comme des barques,                mangeons     jujubes       des                              les                         dénoués,          ruse félines,          des        tout    élégance.                                                            À     vif,                        cueilli           Quoique                  à                   plaisir                    vraiment      bornes. Si l’existence              ainsi,        bon                chez     ?    lever,        que              mes                      me        les                      des                              savoir que                 qu’imagination, Sans       ce                                              

     à        au gré    cloches lointaines,                          j’ai           nuées          levant.                  suivre Maître        -d’Achèvement,                  hasard      -à-      -         vent                                Qui   soufflé                   du Puits                                des            lotus                    Ensemble, nous          des         comme                                      demoiselles                      Grâce                               propos      en           En mots                 rivalisent d’arguments                        elles préparent    thé         de                     n’élève       l’Art          Le                      était          sans                        pouvait             À quoi          retourner      soi   Au                   je rassemble                             bouche     oreilles                 cris       tapage. J’ai beau                                                               souvenir          me      gémir, hélas  

       l’aube        de                            par    bourrasque            les       roses            Je m’accomplis                 Attente-                 rencontre                 - -Calice-                        n’est                    a                les                                       trouvons     racines de                                                                        pastèques. Vives et légères,                 aux cheveux                et               tournent                                      railleurs elles                        fallacieux,   feu                      un                frais.         cela         pas         suprême,            de ce voyage                                                    être                   s’en                                tandis                      vêtements assise, Je                        par horreur          et du                              tout ceci n’est                      cesse    doux          pourtant    fait              !

曉夢

Xiăo

mèng
曉夢隨疏鍾
Xiăo
mèng
suí
shū
zhōng
飄然躋雲霞
Piāo
rán

yún
xiá
因緣安期生
Yīn
yuán
Ān

Shēng
邂逅萼綠華
Xiè
hòu
È

Huá
秋風正無賴
Qiū
fēng
zhèng

lài
吹盡玉井花
Chuī
jìn

jĭng
huā
共看藕如船
Gòng
kàn
ŏu

chuán
同食棗如瓜
Tóng
shí
zăo

guā
翩翩垂髪女
Piān
piān
chuí


猊妍語亦佳

Yán


jiā
嘲辭鬭詭辨
Zhāo

dòu
guĭ
biàn
活火烹新茶
huŏ
huŏ
pēng
xīn
chá
雖乏上元術
Suī

shàng
yuán
shù
遊樂亦莫涯
Yóu




人生能如此
Rén
shēng
néng


何必歸故家


guī

jiā
起來斂衣坐

lái
liăn

zuò
掩耳厭喧嘩
Yăn
ěr
yàn
xuān
huá
心知不可見
Xīn
zhī


jiàn
念念猶咨嗟
Niàn
niàn
yóu

ji
李清照



Qīng

Zhào

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Il existe plusieurs versions de ce texte, dont j’ai choisi celle qui m’a parue la plus inspirée.

Vers 3 : personnage légendaire, 安期生 est un maître taoïste et un magicien capable de se rendre invisible, et qui sur la mer orientale mangeait des jujubes gros comme des pastèques, selon les Mémoires Historiques 史記 de Sima Qian 司馬遷.

Vers 4 : 萼綠華 est une fée légendaire taoïste.

Vers 6 : 玉井 désigne un groupe d’étoiles.

Vers 10 : 猊妍 est un prénom féminin encore donné aujourd’hui en Chine qui attribut à la fois la grâce physique et la vivacité intellectuelle à l’enfant ainsi désignée.

Mots-clefs : rêve fantastique

Kŏng Yí (12ème siècle) :
Sur l’air de « Les rivages du sud »

La bise                     Résonne               qui                  depuis                                    trouver        galopant                      les                             à         les                   Des                   une                            Tandis qu’en frappe les          un                                        -              des cris          les oies                   quittent          brumeuses,                                                        fait bon,      le      -              d’une                                           où l’âme      soit ravie.          je retourne                          les pruniers fleuris,       tristesse             robe    soie verte. Me                        leur                                           Mais             de        -aimée, de     mille            livre ma                          doute                 de            manifestera                            de regrets,                            

                                    l’air du                fois tombe        les           des portes. Que                                                                  Et         neige   travers     villages              bistroquets                                                                          fouillis de feuilles               pêle-                       répétés,                    Soudain          les eaux            Criaillantes                                                                  -obscur              pâle lune                      nulle               n’en                songe                  mon pays natal sous                       Où la           accable une      de                        de                  mystérieux parfum, leur                        à la                  -          dix               se                                         que                        se             ; Les      sourcils                       fais face    crépuscule.

        afflige l’oliphant,                  Khan     trois                       tourelles                 pour         refuge          galopant chevauchent     voyageurs,    vole la                              écartés.                 une à     s’éteignent les lanternes,                         fenêtres                         qui voltigent     -mêle. Lançant                            effrayées                                                   pour traverser les nuées glaciales. Qu’il           sous    clair-       bleuté                 ! Jusqu’aujourd’hui,       part                           En                   dans                                                                                              servent    consolation                              charme distingué,           pensée    ma bien-                    gouttes             plainte en traînées. Nul           le paravent    verdure                      deux          lourds             je           au            

南浦

Nán


風悲畫角
Fēng
bēi
huà
jiăo
聽單于三弄落譙門
Tīng
Chán

sān
lòng
luò
qiáo
mén
投宿駸駸征騎
Tóu

qīn
qīn
zhēng

飛雪滿孤邨
Fēi
xuĕ
măn

cūn
酒市漸闌燈火
Jiŭ
shì
jiàn
lán
dēng
huŏ
正敲窗亂葉舞紛紛
Zhèng
qiāo
chuāng
luàn


fēn
fēn
送數聲驚雁
Sòng
shuò
shēng
jīng
yàn
乍離煙水
Zhà

yān
shuĭ
嘹唳度寒雲
Liáo


hán
yún
好在半朧淡月
Hăo
zài
bàn
lóng
dàn
yuè
到如今無處不消魂
Dào

jīn

chù

xiāo
hún
故國梅花歸夢

guó
méi
huā
guī
mèng
愁損綠羅裙
Chóu
sŭn

luó
qún
為問暗香閒豔
Wéi
wèn
àn
xiāng
xián
yàn
也相思萬點付啼痕

xiāng

wàn
diăn


hén
算翠屏應是
Suàn
cuì
píng
yīng
shì
兩眉餘恨倚黃昏
Liăng
méi

hèn

huáng
hūn
孔夷

Kŏng


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Mots-clefs : exil amour espoir

Liú Zĭ Huī (1101– 1147) :
Sur le Fleuve

江上

Jiāng

shàng
江上潮來浪薄天
Jiāng
shàng
cháo
lái
làng

tiān
隔江寒樹晚生煙

jiāng
hán
shù
wăn
shēng
yān
北風三日無人渡
Bĕi
fēng
sān


rén

寂寞沙頭一簇船


shā
tóu


chuán
劉子翬

Liú



Huī

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Mots-clefs : fleuve vent brouillard

Yuè Fēi (1103 – 1142) :
Sur l’air de « Tout un fleuve de rouge »

   colère     cheveux          d’assaut            J’agrippe          dans le                       l’averse cesse.        les      au                             en    long                  puissance en             transporte et m’embrase !                                                              la            huit       lieues de                                                                                   ait blanchi            têtes,                            ait mutilés.                           empereurs                              lavé                       des                 Quand           - -elle              chars lourds          et                               -                                             dévorer    chair                 Nord,                      sera assoiffés             sang                     avant tout ressaisir,                             coutumiers,                  l’audience                    

De                    prennent          le bonnet,                            vent, siffle, siffle,                 Jetant     yeux         et        vers    ciel                       Cette              mon      me                           Pour trente               l’honneur             poussière                                       routes                                       lune,             pas que                            jeunes        Qu’en                                            humiliation,                               toujours pas                                                      s’éteindra- -     ?        nos              à           écraser      les         du He-           volonté suprême, c’est         de         la           Barbares          Notre récréation, ce                de boire le      des Huns.                                 rassembler          fleuves                  se        à               palais impérial.

          mes                                                la rampe                                                                  loin    dressé      le         un      hurlement,                        cœur                                          exploits dont           marquera la           et    terre, Sur      cents                  ouvertes aux équipées entre nuages et       N’attendons         l’inaction             nos                     vain le chagrin nous              De cette              nos           capturés, N’est                   l’affront. La rancœur     sujets fidèles,                 -t-       Menons                    rompre            Dans     brèches      -Lan, Notre                        affamés                     des          du                                                                      On espère                                  monts et                     Pour    rendre              du                 

滿江紅

Măn

jiāng

hóng
怒髮衝冠


chōng
guān
憑闌處瀟瀟雨歇
Píng
lán
chù
xiāo
xiāo

xiē
擡望眼仰天長嘯
Tái
wàng
yăn
yăng
tiān
cháng
xiào
壯懷激烈
Zhuàng
huái

liè
三十功名塵與土
Sān
shí
gōng
míng
chén


八千里路雲和月

qiān


yún

yuè
莫等閒白了少年頭

dĕng
xián
bái
liăo
shăo
nián
tóu
空悲切
Kōng
bēi
qiè
靖康恥
Jìng
kāng
chǐ
猶未雪
Yóu
wèi
xuĕ
臣子恨
Chén

hèn
何時滅

shí
miè
駕長車踏破
Jià
cháng
chē


賀蘭山缺

Lán
shān
quē
壯志饑餐胡虜肉
Zhuàng
zhì

cān


ròu
笑談渴飲匈奴血
Xiào
tán

yĭn
xiōng

xiè
待從頭收拾舊山河
Dài
chóng
tóu
shōu
shí
jiù
shān

朝天闕
Cháo
tiān
quē
岳飛

Yuè

Fēi

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Ce poème, comme celui qui suit, est à la fois l’expression de la détermination de Yuè Fei et de sa loyauté, une vertu dont il est devenu en Chine un symbole.

Dans ce dialogue silencieux que je tente de poursuivre avec les poètes chinois morts, je ne traduis Yuè Fei qu’en tremblant. D’abord parce que les quelques poèmes qu’il a écrit, très connus en Chine, prennent un poids particulier en ces temps (2015) de nationalisme et de militarisme chinois exacerbés. Ensuite et surtout parce qu’il est celui dont je crains le plus qu’il vienne me donner un grand coup sur la tête au cas où ma traduction lui paraîtrait trop faible. Cette appréhension personnelle est salutaire, car elle m’évite au moins le travers d’édulcorer son message, comme le font systématiquement les traductions venues de la Chine continentale. Mais je ne dois pour ma part de comptes qu’à ces morts.

Au début du second verset, le texte original mentionne 靖康 : il s’agit du nom de règne 年號 de l’empereur Qinzong 宋欽宗 qui succéda à Huizong 宋徽宗 avant de se voir capturé avec lui en 1126 ; j’ai précisé l’allusion, évidente pour un Chinois de l’époque, en mentionnant directement la cause de l’humiliation, « nos empereurs capturés ». Le huitième vers porte 笑談, littéralement « riant et bavardant », dans une tentative de structure parallèle, omniprésente en chinois classique, avec le vers précédent ; j’ai cru bon de reconstruire ce parallélisme en français avec « notre récréation ». Pour le reste, la traduction est « calquée à la vitre ».

Les septième et huitième vers, que d’autres que moi ont cru bon de censurer, ne devraient nullement surprendre des lecteurs français, familiers depuis leur plus tendre enfance du « Qu’un sang impur abreuve nos sillons » : on remarquera que l’idée est bien la même, par céréales interposées.

Le Helan 賀蘭山 (transcription phonétique du mongol « Cheval racé ») est une chaîne de montagnes située au Ningxia actuel. L’allusion est ici métonymique : les Jürchen viennent plutôt du nord-est. Les Xiongnu 匈奴, qui avaient constitué une confédération de tribus nomades, occupèrent la Mongolie actuelle (notamment la vallée de l’Orkhon) à partir de la dynastie Han 漢 en menaçant la Chine. Une partie d’entre eux ayant émigré vers l’ouest, on les a parfois identifiés aux Huns qui envahirent l’Occident. Par métonymie, ils désignent les « barbares » du nord.

Mots-clefs : chant guerre libération

Yuè Fēi (1103 – 1142) :
Sur l’air de « Tout un fleuve de rouge »

                   la            Grue                considère au loin        Plaine                   les vapeurs     friches                             Je             qu’en     années-                           les                      Tour                                   les demeures                    les          de    Majesté,              d’émeraude                     des                   salle    Palais, musique           s’élevaient, Tandis              des                                            banlieues D’atroces             de                    nos soldats ?                                            les            d’épées.             citoyens                   leurs                                          d’avoir                                                mille                     dévastés. Quand                 jour    l’on           l’élite    nos                 l’étendard,      coup d’éperons droit à travers les                 Fleuve    de la      Puis                  reprendre la       vers        -  -la-Han, Pour            la             

Pensées    haut de    Tour de la            Quand je                   sur                                         des         tant de          faubourgs,    me                          -   les        cachaient et     saules                    du Phénix, le Pavillon                         impériales.            collines    Sa                                  enlacées,               Immortels dans          du                                                                       d’acier             capitale                            bourrasques    poussière.    sont               Ils graissent de      chair les                                       sont              ?                             les        et les douves. On               perdu                les monts d’autrefois, de       villages déserts                    donc         le      où                        de     troupes   lever                                                     eaux                   et                 s’en                          route             -  -  -                        grue       ?

        du                            Jaune                                la        Centrale Derrière                                 cités et                  souviens       ces       -là     fleurs                         couvraient La                             du Dragon,                          Devant                             de perles et                      Sur l’Île                    la                          et chants                     qu’à présent     sabots         couvrent la          et ses                                               Où                                     leur           pointes et     tranchants          Où      nos            Ils comblent de       corps     fossés                   gémit               les fleuves et                                                  et                      viendra                 appellera                        à                   D’un                                         claires du                 Luo,           retournant,                         l’Adret-de-  -          enfourcher         Jaune  

滿江紅

Măn

jiāng

hóng
登黃鶴樓有感
Dēng
Huáng

Lóu
yŏu
găn
遙望中原
Yáo
wàng
zhōng
yuán
荒煙外許多城郭
Huāng
yān
wàixŭ
duō
chéng
guō
想當年花遮柳護
Xiăng
dāng
nián
huā
zhē
liŭ

鳳樓龍閣
Fèng
lóu
lóng

萬歲山前珠翠繞
Wàn
suì
shān
qián
zhū
cuì
rào
蓬壺殿裡笙歌作
Péng

diàn

shēng

zuò
到而今鐵蹄滿郊畿
Dào
ér
jīn
tiĕ

măn
jiāo

風塵惡
Fēng
chén
è
兵安在
Bīng
ān
zài
膏鋒鍔
Gāo
fēng
è
民安在
Mín
ān
zài
填溝壑
Tián
gōu
huò
歎江山如故千村寥落
Tàn
jiāng
shān


qiān
cūn
liáo
luò
何日請纓提銳旅


qǐng
yīng

ruì

一鞭直渡清河洛

biān
zhí

qīng

luò
卻歸來再續漢陽遊
Què
guī
lái
zài

hàn
yáng
yóu
騎黃鶴

huáng

岳飛

Yuè

Fēi

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La plaine centrale 中原 : voir Liŭ Yŏng (987 ? – 1053 ?) Sur l’air de « Tintements d’une pluie sans fin ».

Mots-clefs : hymne résistance lutte

Yuè Fēi (1103 – 1142) :
À l’Île-aux-Étages le pavillon des collines bleutées

池洲翠微亭

Chí

zhōu

cuì

wēi

tíng
經年塵土滿征衣
Jīng
nián
chén

măn
zhēng

特特尋芳上翠微


xún
fāng
shàng
cuì
wēi
好水好山看不足
Hăo
shuĭ
hăo
shān
kàn


馬蹄催趁月明歸


cuī
chèn
yuè
míng
guī
岳飛

Yuè

Fēi

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Mots-clefs : chevauchées voyage paysage

Yuè Fēi (1103 – 1142) :
Sur l’air de « Petite chaîne de montagnes »

La nuit dernière, les                    n’avaient       de            En sursaut                           de       C’était                           seul   moi-     pour                                Personne,          À         les                     blafarde de la                    tête                               la              les                                                          voyage            Je                     que j’ai     le                   de               que    son faillira,          brisée       pourra             

                      grillons d’automne                    grésiller.                          cent           rêve,                      Je me                  -même                                                                      persiennes la lueur                lune. Que      une               pour l’honneur, pour    gloire   Sur     collines         pins et                              le           retour.                     ce          sur                                           le               La              – qui        l’entendre ?

                                                   cessé                          je reviens de      lieues                  déjà minuit.       levai,      à    -          descendre l’escalier tortueux.           silence,   travers                                                  peut          blanchie                                ?                  d’antan         bambous dépérissent, Empêché           de            voudrais confier                    cœur à la cithare    jade, Je sais                         corde                                 

小重山

Xiăo

chóng

shān
昨夜寒蛩不住鳴
Zuó

hán
qióng

zhù
míng
驚回千里夢
Jīng
huí
qiān

mèng
已三更

sān
gēng
起來獨自繞階行

lái


rào
jiē
xíng
人悄悄
Rén
qiăo
qiăo
簾外月朧明
Lián
wài
yuè
lóng
míng
白首為功名
Bái
shŏu
wèi
gōng
míng
舊山松竹老
Jiù
shān
sōng
zhú
lăo
阻歸程

guī
chéng
欲將心事付瑤琴

jiāng
xīn
shì

yáo
qín
知音少
Zhī
yīn
shăo
弦斷有誰聽
Xián
duàn
yŏu
shuí
tīng
岳飛

Yuè

Fēi

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Mots-clefs : exil déréliction

Hán Yuán Jí (1118 – 1187) :
Sur l’air d’« Un bonheur s’approche »

                                                              la         du conservatoire, j’en fus                 m’arrétais sur                                peine    -je        vents               la                        Il est                     Parc     Poiriers     jamais                                             Les                             nulle      où fuir    tristesse               Tandis          campagne                            voici         ruisselets    palais                    s’ils          qu’à                                 

Dans    capitale                      impériale, en                                                 saisi.       je                   jaspe    l’ancien         À          -                et        que                 traversa.        plus                                  Que            cheveux                                     abricotiers                                    la              printemps,        que               le brouillard surgit.            que les            du        se                                     leur       quelqu’un sanglotait.

     la          lors d’une réception               entendant    musique                                   Comme                   le       de          bassin,         eus-   écouté          cordes        tristesse me                       de mélodies au      des                     mes         blancs n’en pourront supporter.                 en fleurs n’ont       part                      du                       côté                                Mais                                       sont tus, Comme       savaient           place                      

好事近

Hăo

shì

jìn
汴京賜宴
Biàn
jīng

yàn
聞教坊樂有感
wén
jiāo
fáng
yuè
yŏu
găn
凝碧舊池頭
Níng

jiù
chí
tóu
一聽管絃淒切

tīng
guăn
xián

qiè
多少梨園聲在
Duō
shăo

yuán
shēng
zài
總不堪華髮
Zŏng

kān
huá

杏花無處避春愁
Xìng
huā

chù

chūn
chóu
也傍野煙發

bāng

yān

惟有御溝聲斷
Wéi
yŏu

gōu
shēng
duàn
似知人嗚咽

zhī
rén


韓元吉

Hán

Yuán


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Mots-clefs : musique nostalgie tristesse

Lù Yóu (1125 – 1210) :
La lune aux Monts des Passes

La      extérieure                                 ont passé, Les généraux ne                     campent désœuvrés                                     vermeilles, au plus             danses                 les         À                                             aux      les                                de         les                       accéléré le                    Trente     de         armé              cheveux           Sur des         pipeau qui                                               -des-                                                        qu’on          Sur                                     armes                    Ne          -   que les                      essaiment      descendance   Le        abandonné            mort et             l’Empire                              cette         a                            versées.

   paix            a     décrétée et                                          se                                    aux frontières. Derrière                                                   se rythment par                             chevaux               crever,                                   Les                               d’alerte                         des lunes,        ans    service      et                                                                      le cœur     braves              -   -Sables vainement brillent     ossements des                   expédia.        Plaine Centrale    le                        s’entendait,    resterait-           barbares ennemis qui                            ?    peuple           souffre                                         ;    tant                                   la       des larmes         

                     été             quinze années                               battent pas, ils                                            les portes                     profond les                            chants,   l’écurie, les         engraissent à             arcs     cordes sont rompues.     tours    guet et     marmites          ont             passage                                          voici mes         blanchis.         airs de            reconnaîtrait         des        ? Aux Confins-   -                          les               contingents                    la                 où    fracas des       aussi                          -il                                        leur                                           la         espère voir          rétabli   En      d’endroits       veillée   laissé    trace                    

關山月

Guān

shān

yuè
和戎詔下十五年

róng
zhào
xià
shí

nián
將軍不戰空臨邊
Jiàng
jūn

zhàn
kōng
lín
biān
朱門沉沉按歌舞
Zhū
mén
chén
chén
àn


廐馬肥死弓斷弦
Jiù

féi

gōng
duàn
xián
戍樓刁斗催落月
Shù
lóu
diāo
dŏu
cuī
luò
yuè
三十從軍今白髮
Sān
shí
cóng
jūn
jīn
bái

笛裏誰知狀士心


shuí
zhī
zhuàng
shì
xīn
沙頭空照征人骨
Shā
tóu
kōng
zhào
zhēng
rén

中原干戈古亦聞
Zhōng
yuán
gān



wén
豈有逆胡傳子孫

yŏu


chuán

sūn
遺民忍死望恢復

mín
rěn

wàng
huī

幾處今宵垂淚痕

chù
jīn
xiāo
chuí
lèi
hén
陸游



Yóu

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Mots-clefs : patriotisme histoire occupation

Lù Yóu (1125 – 1210) :
Le jardin Shen (Deux poèmes)

             le                               s’afflige,    jardin Shen, on                   bassin ni                                            sous             rides printanières verdissent,         jadis       cygne             de                                                                                     Au jardin                                          leurs          De ce              former    terre    mont     Ne          pour vestige qu’une coulée de        

Sur    ville           s’incline, un                                           trouve plus le           la terrasse d’antan.              meurtri,      le                                         C’était                                  votre image        s’y           Rêve                              quarante années,                les saules          n’expirent plus       chatons.       corps               la               Ji,    laissant                                      

    la          soleil               oliphant            Au                 ne                                               Pour un cœur                  pont les                                              qu’un       s’effrayait                venant     refléter.      brisé, parfum dissipé depuis                            Shen            vieillis                                            j’irai                 du                                                    larmes.

沈園二首

Shěn

yuán

èr

shŏu
城上斜陽畫角哀
Chéng
shàng
xié
yáng
huà
jiăo
āi
沈園非復舊池臺
Shěn
Yuán
fēi

jiù
chí
tái
傷心橋下春波綠
Shāng
xīn
qiáo
xià
chūn


曾是驚鴻照影來
Céng
shì
jīng
hóng
zhào
yĭng
lái
夢斷香消四十年
Mèng
duàn
xiāng
xiāo

shí
nián
沈園柳老不吹綿
Shěn
Yuán
liŭ
lăo

chuī
mián
此身行作嵇山土

shēn
xíng
zuò

shān

猶弔遺蹤一泫然
Yóu
diào

zōng

xuàn
rán
陸游



Yóu

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Mots-clefs : nostalgie jardin souvenirs

Lù Yóu (1125 – 1210) :
Sur l’air d’« Un maître en divination »

Un          prunier   l’écart       grand-               pont        Silencieux, solitaire,    fleurit      guise. Voici      le             et seul       chagrin                  le      avec    pluie.      intention               pour           printemps,                       volée               la                                                                 poussière,                        parfum             

                    À         de la      -       près         rompu,                                     sa              déjà    crépuscule,                          subira                                                                        le            Seul                        de               jalousie.                       et tombent,             boue et            Subsistera                    comme avant.

   chant au                              -route,      du                                    il         à                                             à son         Il        encore    vent      la        Sans           de s’acharner      gagner                    à soutenir d’une          fragrances              Que ses fleurs fanent             réduites en                               toujours ce                    

卜算子



suàn


詠梅
Yŏng
méi
驛外斷橋邊

wài
duàn
qiáo
biān
寂寞開無主


kāi

zhŭ
已是黃昏獨自愁

shì
huáng
hūn


chóu
更著風和雨
Gèng
zhuó
fēng


無意苦爭春



zhēng
chūn
一任群芳妒

rèn
qún
fāng

零落成泥碾作塵
Líng
luò
chéng

niăn
zuò
chén
只有香如故
Zhĭ
yŏu
xiāng


陸游



Yóu

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Le prunier apparaît ici encore comme un symbole de résistance à l’adversité. Voir Sur l’air de « D’un regard si charmeur ».

Mots-clefs : prunier destin

Lù Yóu (1125 – 1210) :
Voyage dans les collines au Village-de-l’Ouest

               si ces paysans l’hiver préparent                                                      a                poules                                                        d’eau            on                       chemin,       par                                 surgit                                                                              Habits    chapeaux,         et                     l’ancienne mode. Désormais                                la                               ma canne,                  nuit,               aux portes.

   souriez                                      ce     trouble, Les bonnes                             son content de        et            Par     collines           par     cours                           d’en trouver le                   les                                    un village.                            cortège                 du                                           naturels, restent à                            si                  liberté,                                sur           à                      j’irai toquer            

Ne         pas                                     vin                     années, l’hôte de passage                            porcelets.     les          répétées,     les             redoublés,    doute                         Caché         saules, éclatant de fleurs,                    Flûtes et tambours forment         jusqu’à l’autel    printemps,        et           simples                                                      je m’en donne la          à    faveur de la lune, Appuyé                 tout moment la                                

遊山西村

Yóu

shān



cūn
莫笑農家臘酒渾

xiào
nóng
jiā

jiŭ
hún
豐年留客足雞豚
Fēng
nián
liú



tún
山重水復疑無路
Shān
chóng
shuĭ




柳暗花明又一村
Liŭ
àn
huā
míng
yòu

cūn
簫鼓追隨春社近
Xiāo

zhuī
suí
chūn
shè
jìn
衣冠簡樸古風存

guān
jiăn


fēng
cún
從今若許閑乘月
Cóng
jīn
ruò

xián
chéng
yuè
拄杖無時夜叩門
Zhŭ
zhàng

shí

kòu
mén
陸游



Yóu

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Il y a décidément chez Lu You une liberté et un non-conformisme d’inspiration taoïste qui se reflète dans ce second quatrain.

Mots-clefs : hiver village campagne

Lù Yóu (1125 – 1210) :
Sur l’air de « Publier le fond d’un cœur »

                  lieues       je voulais                       À        pour garder la           de    Province          Défilés             dans le bris                passés.                terni           manteau    martre.     Barbares n’ont pas     balayés,            sont déjà          par            Mes larmes en vain s’écoulent. De           qui                          est restée sur                               vieillit dans la          d’Azur.

            mille                         me         d’honneur,   cheval                frontière                du                  rivières                   rêve                 poussière                                                             été                                                                                         cette                          Mon                    les                 Mon                                        

Autrefois à              d’ici               couvrir                                                 la             Pont.         et                       d’un      sont         La           a       mon vieux         de         Les                                 Mes tempes           touchées     l’automne,                                         vie     pourrait juger ?     âme                    Monts Célestes,     corps                  Province        

訴衷情



zhōng

qíng
當年萬里覓封侯
Dāng
nián
wàn


fēng
hóu
匹馬戍梁州


shù
liáng
zhōu
關河夢斷何處
Guān

mèng
duàn

chù
塵暗舊貂裘
Chén
àn
jiù
diāo
qiú
胡未滅

wèi
miè
鬢先秋
Bìn
xiān
qiū
淚空流
Lèi
kōng
liú
此生誰料

shēng
shuí
liào
心在天山
Xīn
zài
tiān
shān
身老滄洲
Shēn
lăo
cāng
zhōu
陸游



Yóu

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Mots-clefs : désillusion vieillesse

Lù Yóu (1125 – 1210) :
Pensées d’automne

             le désir cravachent l’homme             mille       en                 fleuves    les                 de son                                                                                 la liberté                                                   le                 vient          fin.     coups assourdis              à                       s’étouffent dans    profondeur des         sous la           paulownias                  feuilles sur                              Je ne                   à     yeux âgés la vue depuis    haut         quoi me servirait la      de      pieds de        -        

          et                             – c’est dix       bœufs    flamme, Sur les         et     lacs les traces        errance          grève    goélands.     jours                   les        dans            qui suit          Ces                vastes          ciel,                   mettre                                         linge sur                              la                ruelles         lune.                            leur              le jardin        en automne.       désire pas                                      un      lieu, À                      tour                         -       !

L’intérêt                                                                                                                         font une       de           Les       s’allongent comme     années                          l’éveil,     préoccupations        comme          l’ivresse       y             Les                 des battoirs             les pierres                                                          Les            font chuter                             ancien                              offrir   mes                                                                      cent          Premier-Dragon  

秋思

Qiū


利欲驅人萬火牛



rén
wàn
huŏ
niú
江湖浪跡一沙鷗
Jiāng

làng


shā
ōu
日長似歲閒方覺

zhăng

suì
xián
fāng
jué
事大如天醉亦休
Shì


tiān
zuì

xiū
砧杵敲殘深巷月
Zhēn
chŭ
qiāo
cán
shēn
xiàng
yuè
梧桐搖落故園秋

tóng
yáo
luò

yuán
qiū
欲舒老眼無高處

shū
lăo
yăn

gāo
chù
安得元龍百尺樓
Ān

yuán
lóng
băi
chĭ
lóu
陸游



Yóu

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Mots-clefs : détachement

Fàn Chéng Dà (1126 – 1193) :
Sur l’air d’« Un papillon épris d’une fleur »

                                               la         des       Dans                                            oies, oui   La verdure couvre                              bateau        se                                          virages, La           Digue-Transversale s’approche mais                               Fleuve      très         les                             Au      du village,                            pluie des céréales,                 labourer partout. Le                       feuilles                         coûtent                                                   les        neufs  

La                              perche            surface                les touffes d’herbes                                 ;                   sous la brise                       décoré    laisse                           en                         de      -                             demeure               pays du                  froids,                        tardifs.                     au     du                                             encore                        blé en épis comme les          de muriers des                     peu. Allons      goûter les                                     !

   crue printanière élève d’une        entière                eaux,                           pleines d’odeurs, des                                             les berges, Le                         glisser dans les méandres    cent             pagode         -                                     distante. Les                sont                  travaux des champs             nord                sud    village, Pour la                     on est        à                                                                    collines         si             donc            nouilles, cueillir     cocons        

蝶戀花

Dié

liàn

huā
春漲一篙添水面
Chūn
zhàng

gāo
tiān
shuĭ
miàn
芳草鵝兒
Fāng
căo
é
ér
綠滿微風岸

măn
wēi
fēng
àn
畫舫夷猶灣百轉
Huà
fǎng

yóu
wān
băi
zhuăn
橫塘塔近依前遠
Héng
táng

jìn

qián
yuăn
江國多寒農事晚
Jiāng
guó
duō
hán
nóng
shì
wăn
村北村南
Cūn
bĕi
cūn
nán
穀雨才耕遍


cái
gēng
biàn
秀麥連岡桑葉賤
Xiù
mài
lián
gāng
sāng

jiàn
看看嘗麵收新繭
Kàn
kàn
cháng
miàn
shōu
xīn
jiăn
范成大

Fàn

Chéng


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Mots-clefs : croisière fleuve paysage

Fàn Chéng Dà (1126 – 1193) :
Les Paysans

田家

Tián

jiā
晝出耘田夜績麻
Zhòu
chū
yún
tián



村莊兒女各當家
Cūn
zhuāng
ér


dāng
jiā
童孫未解供耕織
Tóng
sūn
wèi
jiĕ
gōng
gēng
zhī
也傍桑陰學種瓜

páng
sāng
yīn
xué
zhòng
guā
范成大

Fàn

Chéng


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Mots-clefs : campagne village

Fàn Chéng Dà (1126 – 1193) :
Ce qu’il se passe au village

村莊即事

Cūn

zhuāng



shì
綠遍山原白滿川

biàn
shān
yuán
bái
măn
chuān
子規聲裏雨如煙

guī
shēng



yān
鄉村四月閒人少
Xiāng
cūn

yuè
xián
rén
shăo
纔了蠶桑又插田
Căi
liăo
cán
sāng
yòu
chā
tián
范成大

Fàn

Chéng


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Mots-clefs : campagne village

Yáng Wàn Lĭ (1127– 1206) :
La mouche transie

凍蠅

Dòng

yíng
隔窗偶見負暄蠅

chuāng
ŏu
jiàn

xuān
yíng
雙腳挼挲弄曉晴
Shuāng
jiăo
nuó
suō
lòng
xiăo
qíng
日影欲移先會得

yĭng


xiān
huì

忽然飛落別窗聲

rán
fēi
luò
bié
chuāng
shēng
楊萬里

Yáng

Wàn


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Ce qui est extraordinaire ici, ce n’est pas seulement que le poète ait choisi de composer à partir d’un sujet en apparence aussi insignifiant que les mouvements d’une mouche devant le carreau d’une fenêtre. C’est aussi que le texte est écrit littéralement du point de vue de la mouche, qui, mue par l’instinct, se déplace vers la source de chaleur : vie animale à l’état pur. Ainsi, aucun sentiment, aucun symbole, aucune moralité à tirer de la fable, ne viennent parasiter la description. Cette capacité à envisager la Nature dans une œuvre littéraire sans filtre anthropomorphiste est rarissime en Occident.

Mots-clefs : mouche fenêtre description

Yáng Wàn Lĭ (1127– 1206) :
Collines d’automne

秋山

Qiū

shān
烏臼平生老染工

jiù
píng
shēng
lăo
răn
gōng
錯將鐵皂作猩紅
Cuò
jiāng
tiĕ
zào
zuò
xīng
hóng
小楓一夜偷天酒
Xiăo
fēng


tōu
tiān
jiŭ
卻倩孤松掩醉容
Què
qiàn

sōng
yăn
zuì
róng
楊萬里

Yáng

Wàn


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Mots-clefs : colline bois arbres

Yáng Wàn Lĭ (1127– 1206) :
En traversant en jonque Fonder-la-Bienveillance

舟過安仁

Zhōu

guò

ān

rén
一葉漁船兩小童



chuán
liăng
xiăo
tóng
收篙停棹坐船中
Shōu
gāo
tíng
zhào
zuò
chuán
zhōng
怪生無雨都張傘
Guài
shēng


dōu
zhāng
săn
不是遮頭是使風

shì
zhē
tóu
shì
shĭ
fēng
楊萬里

Yáng

Wàn


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Mots-clefs : enfants barque parapluie

Zhū Xī (1130–1200) :
Dans l’estuaire vogue le navire

水口行舟

Shuĭ

kŏu

xíng

zhōu
昨夜扁舟雨一蓑
Zuó

piān
zhōu


suō
滿江風浪夜如何
Măn
jiāng
fēng
làng



今朝試卷孤篷看
Jīn
zhāo
shì
juăn

péng
kàn
依舊青山綠樹多

jiù
qīng
shān

shù
duō
朱熹

Zhū


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Mots-clefs : navire estuaire tempête

Zhū Shū Zhēn (vers 1131) :
« Sur un air limpide et tranquille »

        d’été,           sur    lac            brume, trempée                                                                                                fleurs                                               de       fine.           ingénue sans craindre                        habillée assoupie renversée                      voici          lâche les mains,                  s’en                 s’accouder   la           

                                                                 rosée,                   je          Pour     tenir la      en         au           lac aux        de        Toute une bruine,     prunes mûres,    pluie       Charmante                       qu’il me devine, Toute                             sur     cœur …             qu’on se                  c’est l’heure                                         coiffeuse.

Un jour        promenade     le     Ennuyée de                de        Retenue un moment    demeure,      lui          main    chemin,    dessus du                   lotus,                   aux                                                                                                                     son        Enfin                                               De      retourner lente            à              

清平樂

Qīng

píng

yuè
夏日遊湖
Xià

yóu

惱煙撩露
Năo
yān
liāo

留我須臾住
Liú



zhù
攜手藕花湖上路

shŏu
ŏu
huā

shàng

一霎黃梅細雨

shà
huáng
méi


嬌癡不怕人猜
Jiāo
chī


rén
cāi
和衣睡倒人懷


shuì
dào
rén
huái

最是分攜時候
Zuì
shì
fēn

shí
hòu
歸來懶傍妝臺
Guī
lái
lăn
bàng
zhuāng
tái
朱淑真

Zhū

Shū

Zhēn

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Ce poème de jeunesse est l’évocation de ce premier amour. Au regard des critères de bienséance de l’époque des Song, selon lesquels une femme ne saurait se promener en tenant la main d’un homme, même si c’est son mari, et plus encore par la scène de tendresse décrite au 6ème vers, il est d’une indécence absolue, et montre bien la liberté d’esprit de la jeune femme, qui se reflète aussi dans l’originalité de certaines images, notamment celles du premier vers, et dans l’expression sans détour de l’ensemble du poème.

« Deviner » 猜 une femme semble faire partie du jeu amoureux à l’époque des Song. Li Qingzhao 李清照 écrira de même ainsi dans le poème Sur l’air de « Laver le sable du torrent » au troisième vers :

眼波才動被人猜

« D’une œillade décochée j’ai le chic de toucher pour qu’il me devine… »

Mots-clefs : amants promenade lac

Zhū Shū Zhēn (vers 1135 – vers 1180) :
Fleurs tombées

落花

Luò

huā
連理枝頭花正開
Lián

zhī
tóu
huā
zhèng
kāi
妒花風雨便相催

huā
fēng

biàn
xiāng
cuī
願教青帝常為主
Yuàn
jiāo
qīng

cháng
wéi
zhŭ
莫遣紛紛點翠苔

qiăn
fēn
fēn
diăn
cuì
tái
朱淑真

Zhū

Shū

Zhēn

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Mots-clefs : chute pétales

Zhū Shū Zhēn (vers 1135 – vers 1180) :
Ces jours-là

即景



jĭng
竹搖清影罩幽窗
Zhú
yáo
qīng
yĭng
zhào
yōu
chuāng
兩兩時禽噪夕陽
Liăng
liăng
shí
qín
zào

yáng
謝卻海棠飛盡絮
Xiè
què
hăi
táng
fēi
jìn

困人天氣日初長
Kùn
rén
tiān


chū
zhăng
朱淑真

Zhū

Shū

Zhēn

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Mots-clefs : mélancolie

Zhāng Xiào Xiáng (1132 – 1169) :
« Ballade chantée des Six Provinces »

                     Huai,                       la paix des friches,                  routes encrassée,    violence      vent                                          Ensevelis    tristesse. Reviennent obsédants les malheurs    ces années          du        Où                            plaine    Confucius, Terre    musique               puanteur                           les                                                                      Murailles         et    travers       les rois                          ; À        les         illuminent les flots.              des               tambours         Épouvantent            y            me souviens               la             épées                     Désagrégés                 Enfin       est-   advenu   Le       si vite                  vaillants                     se              Perdue    vue la       Sacrée, Le      des       antiques    révère éloigné.                                       de          Nos                        Qui galopent en                                        dit                             le peuple           Ne cesse, les      au                   dais    l’étendard     couleurs              Lorsque des                                 Des loyaux sujets           qui                    En larmes se déverse                

         arrêté à              passes                                 La                                 La          d’un               Les                   en deuil,                                                                                                          faillit. Sur la        de                                chant,                 bouc.     l’autre                            Le soleil descend          les                                  long    en         Voyez          tartares la      chasser     cheval     torches                                               et des          nomades             ceux qu’on   envoie. Je                 flèches      taille, Des                fourreaux,            par la vermine.                -          ?    temps         perdu, Les cœurs           en vain, Nos années    flétrissent.                                                           se                                silencieuses              soldats.     dignitaires    mission                      sens Comme si le               On         dans la        Centrale           abandonné                            d’espérer le                                 de l’Empire.             messagers          jusqu’à                        la                   la poitrine                            torrents.

L’espoir          la       Les        laissées à                         poussière des                                         glacial,     échos des confins                     de                                              de            Maudites    destin    le courage                                            de         et        Une          de       Sur         rive     tentes de feutre,                   derrière     troupeaux. Vers les           en                                               nuit                                                      Les plaintes     flûtes                                                                         des         à                      dans les                                             qu’en    -il                                                                                                 de        Ville            lieu     rites                             Tours d’alarme              Désertées                             en                         tous                  cœur y était.        que         Plaine                                            yeux    sud,                   et            aux                                             arrivent         eux,                      colère     gonfle                                  comme          

六州歌頭

Liù

zhōu



tóu
長淮望斷
Cháng
huái
wàng
duàn
關塞莽然平
Guān
sài
măng
rán
píng
征塵暗
Zhēng
chén
àn
霜風勁
Shuāng
fēng
jìn
悄邊聲
Qiăo
biān
shēng
黯銷凝
Àn
xiāo
níng
追想當年事
Zhuī
xiăng
dāng
nián
shì
殆天數
Dài
tiān
shù
非人力
Fēi
rén

洙泗上
Zhū

shàng
弦歌地
Xián


亦膻腥

shān
xīng
隔水氈鄉

shuĭ
zhān
xiāng
落日牛羊下
Luò

niú
yáng
xià
區脫縱橫

tuō
zòng
héng
看名王宵獵
Kàn
Míng
Wáng
xiāo
liè
騎火一川明

huŏ

chuān
míng
笳鼓悲鳴
Jiā

bēi
míng
遣人驚
Qiăn
rén
jīng
念腰間箭
Niàn
yāo
jiān
jiàn
匣中劍
Xiá
zhōng
jiàn
空埃蠹
Kōng
āi

竟何成
Jìng

chéng
時易失
Shí

shī
心徒壯
Xīn

zhuàng
歲將零
Suì
jiāng
líng
渺神京
Miăo
Shén
Jīng
干羽方懷遠
Gàn

fāng
huái
yuăn
靜烽燧
Jìng
fēng
suì
且休兵
Qiĕ
xiū
bīng
冠蓋使
Guān
gài
shĭ
紛馳騖
Fēn
chí

若為情
Ruò
wéi
qíng
聞道中原遺老
Wén
dào
Zhōng
Yuán

Lăo
常南望翠葆霓旌
Cháng
nán
wàng

băo

jīng
使行人到此
Shĭ
xíng
rén
dào

忠憤氣填膺
Zhōng
fèn

tián
yīng
有淚如傾
Yŏu
lèi

qīng
張孝祥

Zhāng

Xiào

Xiáng

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Au vers 12 on trouve 膻 (odeur rance de bouc ou de mouton) et 腥 (odeur rance de viande crue). On ne peut que partager l’indignation et comprendre la rancœur du poète face aux terribles dévastations infligées par les envahisseurs et à la servitude misérable où s’est trouvée réduite une bonne partie du peuple chinois. Toutefois, sauf s’il s’agit d’une métaphore, ce qui peut être le cas ici, l’évocation de « l’odeur de bouc » des nomades, qu’on retrouve dans d’autres textes d’autres auteurs de la même époque, est elle-même une idée reçue assez nauséabonde. Et, pour ce que j’ai pu constater, tout à fait fausse. Pour avoir notamment caressé des biquettes lors d’une traite en plein désert de Gobi, je puis attester ici que ces animaux au poil propre et brillant ne sentaient pas, pas plus que les chameaux d’ailleurs, et que l’atmosphère à l’intérieur des yourtes de nomades, où j’ai eu l’occasion de passer quelques nuits, était sensiblement moins pestilentielle que celle des beaux quartiers parisiens. Mais l’antagonisme du nomade éleveur et du cultivateur sédentaire est l’un des plus fondamentaux et des plus radicaux de l’histoire de l’Asie de l’Est.

La plaine centrale 中原 : voir  Liŭ Yŏng (987 ? – 1053 ?) Sur l’air de « Tintements d’une pluie sans fin ».

Mots-clefs : occupation oppression nationalisme

Zhāng Xiào Xiáng (1132 – 1169) :
Sur l’air de «  La lune sur le fleuve de l’ouest »

Donnez-    des                                         le                           voici        comme              ans.                                                             lacs,               et des                            caressent le                     du siècle                                Ce cœur-là partout           à son       Dans                                       eaux ressemblent                            prend                            tout         

      -moi                            du printemps sur         des lacs, Puisque le                           trois                              jonque sur laquelle    traverse           Des                  saules          chatons me              visage.                         présent    les ai parcourus,        -                           aise.      la lumière        sous            les                  au ciel, D’une                   son          me      l’âme              

      -        nouvelles des couleurs                     bord                            revenu       depuis            Le vent d’est pousse la                     je          les           peupliers               tous les                                 Les chemins           à         je                          -           se trouve                             froide      le kiosque                                     mouette qui           envol je    sens            entière.

西江月



Jiāng

Yuè
問訊湖邊春色
Wèn
xùn

biān
chūn

重來又是三年
Chóng
lái
yòu
shì
sān
nián
東風吹我過湖船
Dōng
fēng
chuī

guò

chuán
楊柳絲絲拂面
Yáng
liŭ



miàn
世路如今已慣
Shì


jīn

guàn
此心到處悠然

xīn
dào
chùyōu
rán
寒光亭下水如天
Hán
guāng
tíng
xià
shuĭ

tiān
飛起沙鷗一片
Fēi

shā
ōu

piàn
張孝祥

Zhāng

Xiào

Xiáng

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Mots-clefs : printemps allégresse

Zhāng Shì (1133 – 1180) :
Improvisation au début du printemps

立春偶成



chūn

ŏu

chéng
律回歲晚冰霜少

huí
suì
wăn
bīng
shuāng
shăo
春到人間草木知
Chūn
dào
rén
jiān
căo

zhī
便覺眼前生意滿
Biàn
jué
yăn
qián
shēng

măn
東風吹水綠參差
Dōng
fēng
chuī
shuĭ

cān

張栻

Zhāng

Shì

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Mots-clefs : réveil nature printemps

Bái Yù Chán (1134 – 1229) :
Début de printemps

早春

Zăo

chūn
南枝纔放兩三花
Nán
zhī
căi
fàng
liăng
sān
huā
雪裏吟香弄粉些
Xuĕ

yín
xiāng
lòng
fĕn
xiē
淡淡著煙濃著月
Dàn
dàn
zhuó
yān
nóng
zhuó
yuè
深深籠水淺籠沙
Shēn
shēn
lŏng
shuĭ
qiăn
lŏng
shā
白玉蟾

Bái



Chán

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Mots-clefs : floraison parfum

Xīn Qì Jí (1140 – 1207) :
Sur l’air d’« En souvenir d’une charmante suivante »

      aux         -d’Est sur    mur du         Sur la                                                          pressés,          ils sont         les                           Qu’a-t-        au vent                                 rêve   Tout                nuages       le       pusillanime.                                                                         chevaux attachés,               s’est             séparation.                              parti,     promenades         en son     l’hirondelle          parler.                que      les                                est, Les                               Sous les rideaux si          la                              printemps              coulent sans               nouvelles                                                                              Devant           tant                        le miroir       fleur    la jeunesse       cueille si mal.                                 j’interroge                                                  ?

Écrit             -          un                                      les        sont tombées,                                             passés,     jours de la Pure              - -il pris               d’égarer l’errant                                           cache    froid              Aux                            empoignés, Sous les        pleureurs                       C’est ici que                la                pavillon est vide, on est                                      vol                               J’entends                   quartiers dorés                                                                                       lune. Peines                               rivières                     Peines                         montagnes            itérés.                qu’au       matin,            coupe      de fois je verrai Dans           cette       de                                   Et             réponse,                     : Depuis peu combien ont        cheveux blanchis  

          Courants-                    village        mare champêtre     fleurs               Une fois encore,          pressés,                                       Lumière.     - -                d’est                   dans ce      ?      un oreiller de                                        rives sinueuses les verres                     saules           les                                       déroulée                Le                                  Des            d’alors                         pourrait                   dire     dans                     de l’extrémité          passants longuement regardent                     délicate                 anciennes qu’au           les                       finir,                  les nuages et           mille fois         J’avais deviné       clair               une                                                                        qu’on                    voilà qu’en          étonné,                                      de ces                   

念奴嬌

Niàn



jiāo
書東流村壁
Shū
dōng
liú
cūn

野塘花落

táng
huā
luò
又悤悤過了清明時節
Yòu
cōng
cōng
guò
liăo
qīng
míng
shí
jié
剗地東風欺客夢
Chăn

dōng
fēng


mèng
一枕雲屏寒怯

zhĕn
yún
píng
hán
qiè
曲岸持觴

àn
chí
shāng
垂楊繫馬
Chuí
yáng


此地曾經別


céng
jīng
bié
樓空人去
Lóu
kōng
rén

舊遊飛燕能說
Jiù
yóu
fēi
yàn
néng
shuō
聞道綺陌東頭
Wén
dào


dōng
tóu
行人長見
Xíng
rén
cháng
jiàn
簾底纖纖月
Lián

xiān
xiān
yuè
舊恨春江流未盡
Jiù
hèn
chūn
jiāng
liú
wèi
jìn
新恨雲山千叠
Xīn
hèn
yún
shān
qiān
dié
料得明朝
Liào

míng
zhāo
尊前重見
Zūn
qián
chóng
jiàn
鏡裏花難折
Jìng

huā
nán
zhé
也應驚問

yīng
jīng
wèn
近來多少華髮
Jìn
lái
duō
shăo
huá

辛棄疾

Xīn




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Mots-clefs : séparation souvenir méditation

Xīn Qì Jí (1140 – 1207) :
Sur l’air de « Le printemps au palais des Han »

Début    printemps    printemps               revenu,             au        de la      des Belles Bruisse            printemps             !       rien ne                 et    pluie,    ne            pas           les          reliquats de           En          années,     hirondelles                   nuit-                                   de                  trouble       distingue          mandariniers        qui                liqueur,           -on, la ciboulette           débordait                          rire         d’est                fait          les pruniers               les         D’autant que                   loisir. Si                                                     transformée        la      vermeille                                chagrin               Je              qui saura                     de nos                           l’effroi                               tombent les                   vers                        l’oie         retourner.

                                     s’en est               comme                                                                                          retient le                         se résigne       endurer     derniers              froidure.    d’autres         les             Prévoyaient           -là                         jardins    l’Ouest. Dans ce                                                          offraient leur              disait-                        qui           des plats. J’ai cessé de      au                                embaumer                                saules,              je                           ce loisir                encore,    miroir,                     serait    mine           de ma jeunesse.    distinct                             le                     disperser le                       ? Je      grandir             voir,           les fleurs             fleurs,    matin,          passes, devant moi                         

      de           Le           déjà                  Voyez          dessus       tête                    bruisse du           l’oriflamme   Quand                    vent    la        On                   à                                                                                             cette     -   d’aller rêver jusqu’aux                                     je ne           plus les              jaunes                             Ni,       -                  verte                                                vent       désormais, Qui                            et s’épancher                             n’en ai pas le                      m’était laissé         Au         commuée                                                      Si          ce         ininterrompu,       demande :                        cercle        chaînes      sens                  de       s’ouvrent                                Au             les                          sauvage           

漢宮春

Hàn

gōng

chūn
立春日

chūn

春已歸來
Chūn

guī
lái
看美人頭上
Kàn
mĕi
rén
tóu
shàng
裊裊春幡
Niăo
niăo
chūn
fān
無端風雨

duān
fēng

未肯收盡餘寒
Wèi
kĕn
shōu
jìn

hán
年時燕子
Nián
shí
yàn

料今宵夢到西園
Liào
jīn
xiāo
mèng
dào

yuán
渾未辨黃柑薦酒
Hún
wèi
biàn
huáng
gān
jiàn
jiŭ
更傳青韮堆盤
Gèng
chuán
qīng
jiŭ
duī
pán
卻笑東風從此
Què
xiào
dōng
fēng
cóng

便薰梅染柳
Biàn
xūn
méi
răn
liŭ
更沒些閒
Gèng
méi
xiē
xián
閒時又來
Xián
shí
yòu
lái
鏡裏轉變朱顏
Jìng

zhuăn
biàn
zhū
yán
清愁不斷
Qīng
chóu

duàn
問何人會解連環
Wèn

rén
huì
jiĕ
lián
huán
生怕見花開花落
Shēng

jiàn
huā
kāi
huā
luò
朝來塞雁先還
Zhāo
lái
sài
yàn
xiān
huán
辛棄疾

Xīn




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Mots-clefs : vieillesse chagrin invasion

Xīn Qì Jí (1140 – 1207) :
Sur l’air d’« Une table basse de lazurite »

             nuit de                     vent               nuit a           les                           Et           souffle                                   la                                   ouvragées,                       la rue. La flûte    phénix                                   jade qui                           la      poissons    dragons dansent.                                              broderies             et            à profusion         effluve                                     cherche                 et cent                           tourne la             personne,                       Où         du     des lampes          là.

La                                    Le            dans la        éparpillé             sur       arbres,                        fait choir             comme       pluie.         précieux, voitures                                                   du        qui résonne            Le vase de                     toupine, Toute    nuit                              Coiffes de phalènes,           neige, jaunes                 Rires    bavardages             d’où                                    la foule je                 à mille         occasions,      à coup                                    ô surprise, la voici,    l’éclat    feu                        

   quinzième         la première lune         d’est                              pétales     mille            même d’un         a            les étoiles       de           Chevaux                               les effluves baignent                                        les anime,                     brille les                                 et                                       saules de                         d’or,                                      un         discret s’échappe. Dans                     l’Autre                            Tout        je           tête, Cette                                                              décline,    

青玉案

Qīng



àn
元夕
Yuán

東風夜放花千樹
Dōng
fēng

fàng
huā
qiān
shù
更吹落星如雨
Gèng
chuī
luò
xīng


寶馬雕車香滿路
Băo

diāo
chē
xiāng
măn

鳳簫聲動
Fèng
xiāo
shēng
dòng
玉壺光轉


guāng
zhuăn
一夜魚龍舞



lóng

蛾兒雪柳黃金縷
É
ér
xuĕ
liŭ
huáng
jīn

笑語盈盈暗香去
Xiào

yíng
yíng
àn
xiāng

眾裏尋他千百度
Zhòng

xún

qiān
băi

驀然回首

rán
huí
shŏu
那人卻在

rén
què
zài
燈火闌珊處
Dēng
huŏ
lán
shān
chù
辛棄疾

Xīn




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Mots-clefs : nuit fête rencontre

Xīn Qì Jí (1140 – 1207) :
Sur l’air de « La saison des perdrix »

Composé    revenant       -   -                   lever.    l’on                   natte de bambou        terrasse                                             lambeaux de nuages                                le               dissipent.           rouges                                      comme s’ils étaient                    blancs sans      s’immobilisent      à leur                 en              las   », Et puis «                 Un            fossé                            gloire. J’ignore à            force et vigueur            Mais                peu                       du      du          

                       Lac-   -               mon        Si            oreiller                    sur la          du torrent, le       annonce l’automne,                        qui                l’eau               vient                   lotus        s’épaulent l’un l’autre                                         Des                                                              Écrire                     !                    fini ! »,    tertre,          : telles sont prestance et                    quel point                  déclinent,              depuis     s’approcher l’apathie    haut             

        en          du    -des-Oies, malade à                    place          et                                                froid                    Des                        s’appuient sur       quand    soir       se            Les                                      pour jaillir                     ivres,     oiseaux             voix                tout        chagrin.           l’air « Las,                    Fini,                      un                                                                                                 ressens                                             pavillon.

鷓鴣天

Zhè



tiān
鵝湖歸病起作
É

guī
bìng

zuò
枕簟溪堂冷欲秋
Zhĕn
diàn

táng
lĕng

qiū
斷雲依水晚來收
Duàn
yún

shuĭ
wăn
lái
shōu
紅蓮相倚渾如醉
Hóng
lián
xiāng

hún

zuì
白鳥無言定自愁
Bái
niăo

yán
dìng

chóu
書咄咄
Shū
duō
duō
且休休
Qiĕ
xiū
xiū
一邱一壑也風流

qiū

huò

fēng
liú
不知筋力衰多少

zhī
jīn

shuāi
duō
shăo
但覺新來懶上樓
Dàn
jué
xīn
lái
lăn
shàng
lóu
辛棄疾

Xīn




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Mots-clefs : automne abattement destin

Xīn Qì Jí (1140 – 1207) :
Sur l’air d’« Un boddhisatva d’ailleurs »

Écrit à l’Ouest-  -Fleuve,     l’escarpement de          -  -Pont-   -Barques. Sur                         Mélancolique, les          fleuve          Parmi          combien             auront mêlé leurs          Au     -                          -Paix,       sont désolantes ces                                     montagnes          peut                           vers              courant          Le soir                  qu’il                               des montagnes             perdrix       

               -  -        Sur                  la       -au-    -des-             la          de Solitude                                                  lesquels         de passants                   larmes      Nord-Ouest                     -      Comme                     innombrables           ! Les                  qu’on         effacer,            c’est                le         emporte.            fleuve,                   me          Du                                 la         grise.

               -du-                                Brèche-  -    -   -                terrasse                               flots du        limpide,                                                             !        -      s’apercevrait Longue-                                             montagnes       noires                 ne               Pour finir            l’est que                             du         voici       vient    désoler,    tréfonds               s’entend                  

菩薩蠻





mán
書江西造口壁
Shū
jiāng

zào
kŏu

鬱孤臺下清江水


tái
xià
qīng
jiāng
shuĭ
中間多少行人淚
Zhōng
jiān
duō
shăo
xíng
rén
lèi
西北望長安

bĕi
wàng
Cháng
Ān
可憐無數山

lián

shù
shān
青山遮不住
Qīng
shān
zhē

zhù
畢竟東流去

jìng
dōng
liú

江晚正愁余
Jiāng
wăn
zhèng
chóu

山深聞鷓鴣
Shān
shēn
wén
zhè

辛棄疾

Xīn




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Mots-clefs : invasion fleuve tristesse

Xīn Qì Jí (1140 – 1207) :
« Sur un air limpide et tranquille »

               sur                                              paillasse assiégée    souris           Des pipistrelles               loupiote dans leur           dessus    refuge     pins                 bourrasques                              au                       tiens    causerie à    -      Toute    vie du                 au Sud    Fleuve, Je m’en               vieillard                       Enveloppé du                                            rêve :               mille lieues                       monts.

Nuit                       Bo dans la cassine    Maître      La                              affamées,                  renversent                                                  les      sont                        de pluie, Entre les fenêtres    papier                                    moi-même.                 Nord                                      suis                                blanchis.                        ténèbres d’automne, je sors d’un             mes                   de cours                    

     solitaire     le Mont                    de        Wang                       de                                              la                    danse. Au        du                      balayés de                                                    déchiré, je me       en               -            ma             des Passes        du                      retourné           aux cheveux                        voile des                                         Sous     yeux                       d’eaux et de       

清平樂

Qīng

píng

yuè
獨宿博山王氏庵



Shān
Wáng
Shì
ān
遶牀饑鼠
Răo
chuáng

shŭ
蝙蝠翻燈舞
Biān

fān
dēng

屋上松風吹急雨

shàng
sōng
fēng
chuī


破紙窗間自語

zhĭ
chuāng
jiān


平生塞北江南
Píng
shēng
sài
běi
jiāng
nán
歸來華髮蒼顏
Guī
lái
huá

cāng
yán
布被秋宵夢覺

bèi
qiū
xiāo
mèng
jué
眼前萬里江山
Yăn
qián
wàn

jiāng
shān
辛棄疾

Xīn




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Mots-clefs : nuit méditation souvenirs

Xīn Qì Jí (1140 – 1207) :
Sur l’air de « Taquiner le poisson »

                            du          Rameau    l’ère         Gloire, descendant           Nord-   -                 -   -                           cours                              fonctionnaire               sous    petit         montagnard,                 composition.                    se                               de                                                                    durer                           que     fleurs ne s’ouvrent      Ce           encore lorsque    rouge pleuvra infiniment                                            dit                                des landes,     chemin    revient.            que    printemps                            -il                   est                   les                 aux        d’araignées                   journée                  volées de         Tout                       des Longues                                      propices.                 phalènes                   jalousie d’autrui.                                                              Ru,                           espérances           confier                 cessez cette                     -     donc                 -de-Jade                -  -Vol                         poussière   Le                            le      cruel.    n’irai plus                haute             -même où le            décline                    brouillasseux                       

        du                                              de Pure                    depuis le     -des-              Sud-des-     sur    Grand       au                    en                                                        kiosque                  fait cette                        puissent    dissiper quelques bourrasques         et pluie,    pressé,              sera reparti. Qui veut                         adoré craint                             tôt,         pire                                              Ô                  donc ici. On     bien     qu’à                                                  ne             déplore                           pas. Au           -                         attentionné ; Sur             peintes     toiles             Viennent       la                      des           duvets.                                                  perdent            moments                        de                                               Mais avec                       pour       les                   Cœur       cœur       mes                  les                                      mascarade           -                  d’Anneau-  -        d’Hirondelle-  -    ne restent           et                tourment de l’inaction est                Je                         la                 Là-                                      les                      qui                   

L’année    Sixième Tronc et    Douzième        de                                                -   -Lacs jusqu’au    -   -Lacs     le       Canal          d’un banquet    compagnie du               Wang le Juste      le                           j’ai                         Qu’encore                                              vent           Si         le printemps                        voir       le printemps                  les                             sera                     le                          !   printemps, reste              m’a               l’horizon des prairies et             nul                    Je             le           ne parle         moins faut-   reconnaître qu’il                           poutres                                         toute            s’entremêler                            comme dans l’intrigue             Portes Se         encore les                   Des sourcils             subirent alors la                              mille onces d’or même      payer     vers de Xiang          gros,      muet,                à qui             ? Messeigneurs,                        ! Ne voyez-vous      pas que         -  -     et             -en-               que terre              ?                                  plus                       m’appuyer à          rambarde,   -           soleil qui         Rejoint     saules                   déchirent le cœur.

摸魚兒





ér
淳熙己亥
Chún


Hài
自湖北漕移湖南


Bĕi
cáo


Nán
同官王正之置酒小山亭
tóng
guān
Wáng
Zhèng
zhī
zhì
jiŭ
xiăo
shān
tíng
為賦
wéi

更能消幾番風雨
Gèng
néng
xiāo

fān
fēng

悤悤春又歸去
Cōng
cōng
chūn
yòu
guī

惜春長怕花開早

chūn
cháng

huā
kāi
zăo
何況落紅無數

kuàng
luò
hóng

shù
春且住
Chūn
qiĕ
zhù
見說道天涯芳草無歸路
Jiàn
shuō
dào
tiān

fāng
căo

guī

怨春不語
Yuàn
chūn


算祇有殷勤
Suàn
zhĭ
yŏu
yĭn
qín
畫檐蛛網
Huà
yán
zhū
wǎng
盡日惹飛絮
Jìn


fēi

長門事
Cháng
mén
shì
準擬佳期又誤
Zhǔn

jiā

yòu

蛾眉曾有人妒
É
méi
céng
yŏu
rén

千金縱買相如賦
Qiān
jīn
zòng
măi
Xiāng


脈脈此情誰訴



qíng
shuí

君莫舞
Jūn


君不見玉環飛燕皆塵土
Jūn

jiàn

Huán
Fēi
Yàn
jiē
chén

閒愁最苦
Xián
chóu
zuì

休去倚危欄
Xiū


wēi
lán
斜陽正在
Xié
yáng
zhèng
zài
煙柳斷腸處
Yān
liŭ
duàn
cháng
chù
辛棄疾

Xīn




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Mots-clefs : fuite temps frustration

Xīn Qì Jí (1140 – 1207) :
Sur l’air d’« Un fils du Midi »

              en         sur           du Nord                -de-la-                            le         Impérial            s’emplissent                                      Mille splendeurs                                             ?                                        Long Fleuve à                                  jeunesse dix       casques                               Sud-                     relâche,               de              étaient les          Cao              ! «       un                   Second-           

                                                  l’Embouchure-  -  -                               Domaine          ? Mes                      paysage           Donjon                                                 et combien              Roulent, roulent,              dans                  grands flots s’écoulent.                      mille         d’acier         l’illusion       -Est,                               l’Empire    ce       qui                               Liu Pei              fils digne              -Dessein    

Recueillement    montant     le Donjon         de             -  -  -Capitale Où donc apercevoir                           yeux              du         depuis le        du Nord.                  et décadences passées            d’épisodes                     Inépuisables      le                                        Dans sa                                    Rompant            au    -     combattant sans          Dans                héros                 rivaux ?     Cao,             Avoir               de Sun       -        ! »

南鄉子

Nán

xiāng


登京口北固亭有懷
Dēng
jīng
kŏu
bĕi

tíng
yŏu
huái
何處望神州

chù
wàng
shén
zhōu
滿眼風光北固樓
Măn
yăn
fēng
guāng
bĕi

lóu
千古興亡多少事
Qiān

xīng
wáng
duō
shăo
shì
悠悠
Yōu
yōu
不盡長江袞袞流

jìn
cháng
jiāng
gŭn
gŭn
liú
年少萬兜鍪
Nián
shăo
wàn
dōu
móu
坐斷東南戰未休
Zuò
duàn
dōng
nán
zhàn
wèi
xiū
天下英雄誰敵手
Tiān
xià
yīng
xióng
shuí

shŏu
曹劉
Cáo
liú
生子當如孫仲謀
Shēng

dāng

sūn
zhòng
móu
辛棄疾

Xīn




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Le Donjon du Nord 北固亭 était une pagode dressée sur le mont Beigu 北固山, situé sur la rive sud entre Nankin et l’embouchure du Yangzi.

La seconde strophe est une évocation de Sun Zhongmou 孫仲謀 ou Sun Quan 孫權, fondateur de la dynastie des Wu 吳 et qui succéda en 200 à dix-huit ans, à son père, seigneur de la guerre qui dominait la rive droite de l’embouchure du Yangzi. « 曹劉 » (avant-dernier vers) désigne ses deux rivaux de l’époque des Trois Royaumes, Cao Cao 曹操 et Liu Bei 劉備 (voir Sur l’air de « Souvenir d’une gracieuse enfant »). Le dernier vers reprend le soupir d’admiration pour son jeune adversaire que Cao Cao aurait laissé échapper en combattant Sun Quan en 213.

Mots-clefs : décadence vieillesse héros

Xīn Qì Jí (1140 – 1207) :
Sur l’air de « Complainte du Dragon des eaux »

En             les                                   -                je                     -ouest,                                             de                              une longue          dit qu’ici               la nuit bien         l’on           dragon                              discerne                           Des gouffres l’abîme, des       la                          clarté,     étoiles la          J’attends d’observer l’embrasement sous    pointe acérée,        à                        effrayé     vent    tonnerre            la férocité           des       Étranglé      les            fleuve viride      à moi                               vertigineuse                       et                      Quand                                                    se               une               et           fraîche.       âges              et de        Cent        de chagrins       rires,                  je                          encore                    sur                                    au            décline  

           par                      Pavillon des     -                                       -           nuages qui flottent Devant                 ciel, il   faudrait                     épée.                                          souvent                       cornu l’éclat étincelant. Je          des                                                                           lune la         des            pâleur                                                             Appuyé      rambarde je                          et                                    dragon     eaux.                                                          soulève, Dépassant la tour              il          s’élancer    pourtant se retient.            le Dragon     devenu vieux, Il trouva bien       retirer                            une natte          Mille      de                 ruine,                            de             seul           les                vient                     voile     la                  Pour s’amarrer                        

   passant         Épées du Sud, au              Deux-Rivières. Quand    lève la tête au nord-       ces                            mille lieues             y          employer                  On            Au profond de                           voit D’un                                                  montagnes la hauteur,                           ondes    fraîcheur, De la                                       !                                         la                         la             recule,         Que                  n’excitent             du                           dans     gorges, le               face       se                                            voudrait                                         Yuan           fut                              de            Entre     cruche glacée                                     splendeur                   années             et           D’un      regard        contemple. Qui              D’affaler la              rive sablonneuse                   soleil qui         ?

水龍吟

Shuĭ

lóng

yín
過南劍雙溪樓
Guò
nán
jiàn
shuāng

lóu
舉頭西北浮雲

tóu

bĕi

yún
倚天萬里須長劍

tiān
wàn


cháng
jiàn
人言此地
Rén
yán


夜深長見

shēn
cháng
jiàn
斗牛光燄
Dŏu
niú
guāng
yàn
我覺山高

jué
shān
gāo
潭空水冷
Tán
kōng
shuĭ
lĕng
月明星淡
Yuè
míng
xīng
dàn
待燃犀下看
Dài
rán

xià
kàn
憑欄卻怕
Píng
lán
què

魚龍慘
Fēng
léi

風雷怒

lóng
căn
峽束蒼江對起
Xiá
shù
cāng
jiāng
duì

過危樓欲飛還斂
Guò
wēi
lóu

fēi
hái
liăn
元龍老矣
Yuán
lóng
lăo

不妨高臥

fáng
gāo

冰壺涼簟
Bīng

liáng
diàn
千古興亡
Qiān

xīng
wáng
百年悲笑
Băi
nián
bēi
xiào
一時登覽

shí
dēng
lăn
問何人
Wèn

rén
又卸片帆沙岸
Yòu
xiè
piàn
fān
shā
àn
繫斜陽纜

xié
yáng
lăn
辛棄疾

Xīn




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Mots-clefs : contemplation visionnaire

Xīn Qì Jí (1140 – 1207) :
Sur l’air de « La lune sur le fleuve de l’ouest »

        en                                                                                        qui                                               nuit une            stridule. Dans le        des           riz       félicite       bonne                     J’écoute les grenouilles                               Sept ou      étoiles détachées                                      les           L’auberge                               la         des                        du                                                       

De         chemin sur la       des        Jaunes.    clair de              branche            pie                                                            cigale qui                              fleurs de                                        de                                   chanter sur          étendue.                                   ciel,         trois        devant                         d’antan         de                           Bois            détour                     sur le         soudain on l’aperçoit.

   nuit                  route     Sables         Au          lune sur une         isolée une         s’effraie, Sous le vent frais au milieu de la                                       parfum                   on se          de la       récolte    l’année,                                      la vaste                  huit                   du       Deux ou       ondées            collines.                   au toit    chaume sur    lisière          Sacrés, Au           chemin qui passe        torrent                       

西江月



jiāng

yuè
夜行黃沙道中

xíng
Huáng
Shā
dào
zhōng
明月別枝驚鵲
Míng
yuè
bié
zhī
jīng
què
清風半夜鳴蟬
Qīng
fēng
bàn

míng
chán
稻花香裏說豐年
Dào
huā
xiāng

yuè
fēng
nián
聽取蛙聲一片
Tīng


shēng

piàn
七八箇星天外



xīng
tiān
wài
兩三點雨山前
Liăng
sān
diăn

shān
qián
舊時茆店社林邊
Jiù
shí
máo
diàn
Shè
Lín
biān
路轉溪橋忽見

zhuăn

qiáo

jiàn
辛棄疾

Xīn




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Mots-clefs : paysage nocturne

Xīn Qì Jí (1140 – 1207) :
Sur l’air de « La lune sur le fleuve de l’ouest »

     l’ivresse je me         de gaieté et    rire,         la              me            plus habile. Récemment j’ai                       dans                               trouve                                                                     pins                             Je demandai          à                      ivresse. Mais            cru que l’un          venait                 l’ai repoussé       main           : «   -t-     ».

Dans                 goinfre                       Vouloir    tristesse ne    rendra                                 commencé                              des Anciens, On ne                   à quoi         vraiment.         dernière en         des      l’ivresse m’avait renversé,             aux        quoi             mon                     j’ai                  pins        me           Je                          en criant     Va- -       

                                          de                                         pas                                      à saisir que      les livres                           nulle part        se fier           La nuit             lisière                                                      pins        ressemblait                   quand                   des                secourir,                  de la                      - -en !   

西江月



jiāng

yuè
醉裡且貪歡笑
Zuì

qiĕ
tān
huān
xiào
要愁那得功夫
Yào
chóu


gōng

近來始覺古人書
Jìn
lái
shĭ
jué

rén
shū
信著全無是處
Xìn
zháo
quán

shì
chù
昨夜松邊醉倒
Zuó

sōng
biān
zuì
dăo
問松我醉如何
Wèn
sōng

zuì


只疑松動要來扶
Zhĭ

sōng
dòng
yào
lái

以手推松曰去

shŏu
tuī
sōng
yuē

辛棄疾

Xīn




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Mots-clefs : ivresse gaieté

Xīn Qì Jí (1140 – 1207) :
Sur l’air de « Les vagues lavent le sable »

Au        de la          en                                                              tasse                      monde           Depuis l’antiquité ces                                        souffle          où                 trônes des          palais des       En rêve                          de    jeunesse De          et           toute                    moine                    méprise       la         Réveillé    sursaut à                       je           pas    sommeil,        la       le vent d’automne.

                                   nuit               cloche. J’ai passé    vie dans une                 Tout             est vain.                               ou cinq               la pluie,         le vent,    sont                                           Qin ?         je retrouvais le            ma                         de danses       affairée.    vieux       en        nuit                                                    la         de l’ouest                  le                                            

   temple       montagne    pleine      j’entends une                    ma                    d’alcool,      de ce                                        quatre         héros, Frappe                                    passés Les            Han, les                                           tumulte                   chansons                              Un                pleine      par         sonna    cloche,          en              fenêtre               ne trouve                 Balaie    terre                   

浪淘沙

Làng

táo

shā
山寺夜半聞鐘
Shān


bàn
wén
zhōng
身世酒杯中
Shēn
shì
jiŭ
bēi
zhōng
萬事皆空
Wàn
shì
jiē
kōng
古來三五個英雄

lái
sān


yīng
xióng
雨打風吹何處是


fēng
chuī

chù
shì
漢殿秦宮
Hàn
diàn
qín
gōng
夢入少年叢
Mèng

shăo
nián
cóng
歌舞匆匆


cōng
cōng
老僧夜半誤鳴鐘
Lăo
sēng

bàn

míng
zhōng
驚起西窗眠不得
Jīng


chuāng
mián


捲地西風
Juăn


fēng
辛棄疾

Xīn




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Mots-clefs : nostalgie tourment

Xīn Qì Jí (1140 – 1207) :
Sur l’air d’« En enfonçant les lignes ennemies »

J’ai               ode exaltée      l’envoyer             -                          la lueur    la       j’examine mon                      retrouve à                                              À                   bannières un rôti                  -                        -     des        un                                        de            l’appel                         Mon cheval      aussi vite     Lu           Royaumes,                  cordes claquent                             En concluant      le Seigneur Souverain les affaires de                          la vie présente à                     future. Quelle             cheveux ont          

             cette             pour             Chen      -                                   de    lampe               épée,    songe je me            souffler    trompe sur un          de                        les                              Quatre-                      au-delà               air sur           cordes,        champ                       des troupes    automne.            vole            que    des                 Mon arc                          comme    tonnerre                                                                   l’Empire, Je                                                                                                  !

     composé                                  à      D’une-Fratrie. Dans l’ivresse à                                          En                                 la               chapelet    forts,   partager sous                       de bœuf de       -vingt Lieues, À jouer   -         passes            cinquante         Sur le          bataille à                     en                                                Trois                   dont les                       le          terrifie.              pour                                                    consacrerai                   conquérir la gloire                misère, mes             blanchi  

破陣子



zhèn


為陳同甫賦壯詞以寄
Wèi
chén
tóng


zhuàng



醉裡挑燈看劍
Zuì

tiăo
dēng
kàn
jiàn
夢回吹角連營
Mèng
huí
chuī
jiăo
lián
yíng
八百里分麾下炙

băi

fēn
huī
xià
zhì
五十弦翻塞外聲

shí
xián
fān
sài
wài
shēng
沙場秋點兵
Shā
chăng
diăn
qiū
bīng
馬作的盧飛快

zuò
de

fēi
kuài
弓如霹靂弦驚
Gōng



xián
jīng
了卻君王天下事
Liăo
què
jūn
wáng
tiān
xià
shì
贏得生前身後名
Yíng

shēng
qián
shēn
hòu
míng
可憐白髮生

lián
bái

shēng
辛棄疾

Xīn




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Mots-clefs : rêve gloire reconquête

Xīn Qì Jí (1140 – 1207) :
Sur l’air d’« En souvenir d’une charmante suivante »

Rédigé sur           village         -vers-           le bassin                                     une fois,                  passe           de               Comme toujours    vent    printemps              rêves    voyageur, Pour l’oreiller solitaire             de        n’évite                             rivage                                     saules                               C’est          qu’il        que                         pavillon est              quitté,                           arondes                           On     rapporté         limite orientale                                       longtemps           dessous             un pied fin,            la lune. Ancienne          que    fleuve printanier                       Nouvelle douleur, sur les                               nuages.    savais      que    lendemain matin Si                  je              Ce                                      des fleurs.       tombe dans            la                               combien        cheveux     blanchi  

                  du         de Coule-    -                                  fleurs          Encore           pressée,               la           Pure Lumière.                        de                                                                     le paravent    nuages         le froid qu’à            le        sinueux, une       en main, Sur les                             attaché,       bien           advint     nous                 Le                    on l’a             flâneries d’alors les         en vol            parler.    m’a          qu’à la                  des                      passants                      Au                                  fin,                         douleur,                                                                          montagnes    mille                              bien                                  une             revoyais,    serait            un miroir cueillir                              un sursaut                            temps         de mes                     ?

           un mur                    -    -l’Est Dans           rustique les        tombent,                           pressée          saison                                 le                   oppresse les       du                                                                                 peine. Sur                        coupe                         pleureurs, un cheval                     ici                       nous séparâmes.                 vide,                Des                                      pourraient                                                      beaux quartiers, Les          ont           aperçu            des rideaux                   comme                                le                   emporte sans épuiser,                                     en       strates de         Je                 le                    devant     coupe    te                     comme dans                                Alors                          question : Ces derniers                              ont          

念奴嬌

Niàn



jiāo
書東流村壁
Shū
dōng
liú
cūn

野塘花落

táng
huā
luò
又悤悤過了清明時節
Yòu
cōng
cōng
guò
liăo
qīng
míng
shí
jié
剗地東風欺客夢
Chăn

dōng
fēng


mèng
一枕雲屏寒怯

zhĕn
yún
píng
hán
qiè
曲岸持觴

àn
chí
shāng
垂楊繫馬
Chuí
yáng


此地曾經別


céng
jīng
bié
樓空人去
Lóu
kōng
rén

舊游飛燕能說
Jiù
yóu
fēi
yàn
néng
shuō
聞道綺陌東頭
Wén
dào


dōng
tóu
行人長見
Xíng
rén
cháng
jiàn
簾底纖纖月
Lián

xiān
xiān
yuè
舊恨春江流不盡
Jiù
hèn
chūn
jiāng
liú

jìn
新恨雲山千疊
Xīn
hèn
yún
shān
qiān
dié
料得明朝
Liào

míng
cháo/zhāo
尊前重見
Zūn
qián
chóng/zhòng
jiàn
鏡裏花難折
Jìng

huā
nán
zhé
也應驚問

yīng
jīng
wèn
近來多少華髮
Jìn
lái
duō
shăo
huá

辛棄疾

Xīn




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Mots-clefs : exil séparation

Xīn Qì Jí (1140 – 1207) :
Sur l’air de « Complainte du Dragon des eaux »

À            haut    Pavillon       Réjouissance du Cœur         ciel de     sur cent                                                   ciel quittent                               les pics                                                                         du                                                   soleil             haut    la tour,       les                esseulée,                 bord du                                               encore,                  à m’y         partout,          personne    pénètre    sens              jeté              quoi                    délicieux de                          le vent d’ouest                              s’en           - -   ? À                         de champs    de             crains    me         de honte Devant              Liu            !            fuient    vent                          mélancoliques, Tandis     les        grandissent.        charmante              la        Avec            rouge et                                              héros  

          du                  de la                      Sous                         lieues d’automne limpide, Les eaux pour                                                                                      regard, Consacrant    chagrin,                               L’Épingle de          Chignon Spiralé. Au                         de                    cris d’une                                       Fleuve, Ce sabre de Wu                     et                                                      que          ne         le         ce regard      d’en haut. À      bon parler    goût                 perche          Quand                 tombera,    Cadet                           -t-                                                        Je        de    couvrir                 le talent             Hélas   Ces                       et            tristes                          que     arbres                                                                                                             les                  ?

  Nankin,         du                                          le         Chu                                                  suivre le               l’automne vers l’infini. Vers          lointains s’élance le                    le          faisant l’offrande    regret,              Jade, le                            couchant du                  Parmi                oie           Exilé errant au                                à l’examiner encore            Cette balustrade       appuyer          Sans                                 de                                             du                   la        grillée,                                le       des Aigles      retournera- -il     se contenter d’affaires           et    maisons,                                                   de     Bei.             années        au         à la pluie         et                                                   Quelle           inviter pour    prier,      son turban          ses manches bleues, D’essuyer     larmes des        

水龍吟

Shuĭ

lóng

yín
登建康賞心亭
Dēng
jiàn
kāng
shăng
xīn
tíng
楚天千里清秋
Chŭ
tiān
qiān

qīng
qiū
水隨天去秋無際
Shuĭ
suí
tiān

qiū


遙岑遠目
Yáo
cén
yuăn

獻愁供恨
Xiàn
chóu
gòng
hèn
玉簪螺髻

zān
luó

落日樓頭
Luò

lóu
tóu
斷鴻聲裏
Duàn
hóng
shēng

江南游子
Jiāng
nán
yóu

把吳鉤看了


gōu
kàn
liăo
闌干拍徧
Lán
gān
pāi
biàn
無人會登臨意

rén
huì
dēng
lín

休說鱸魚堪膾
Xiū
shuō


kān
kuài
儘西風季鷹歸未
Jĭn

fēng

yīng
guī
wèi
求田問舍
Qiú
tián
wèn
shè
怕應羞見

yìng
xiū
jiàn
劉郎才氣
Liú
láng
cái

可惜流年


liú
nián
憂愁風雨
Yōu
chóu
fēng

樹猶如此
Shù
yóu


倩何人喚取
Qiàn

rén
huàn

紅巾翠袖
Hóng
jīn
cuì
xiù
搵英雄淚
Wèn
yīng
xióng
lèi
辛棄疾

Xīn




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Jiankang 建康 fut le nom attribué à Nankin 南京 depuis les Jin de l’ouest 東晉(317 – 420) jusqu’aux Sui 隋 (581– 619).

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