Poème calligraphié par l'empereur Huizong

Anthologie bilingue de la poésie chinoise tardive : Vent du Soir

Poèmes chinois

La poésie chinoise de la fin de l’âge d’or des Song : le rêve brisé d’un monde parfait

Dynastie chinoise des Song du Nord 北宋 (960 – 1127) – cinquième partie

毛滂   Máo Páng (1067 – 1120)
Sur l’air de « Le génie des bords du fleuve »

Note sur le poète

Les poésies de Mao Pang 毛滂 étaient très appréciées de Su Dongpo 蘇東坡, avec lequel il passa plusieurs mois à Hangzhou 杭州. Les dates de naissance et de mort de ce poète varient selon les sources avec une grande amplitude.


高翥   Gāo Zhù (1070– 1241)
Les jours de Pure Lumière, en buvant ***NOUVEAU***

惠洪   Huì Hóng (1071 – 1128)
La balançoire ***NOUVEAU***

葉夢得   Yè Mèng Dé (1077 – 1148)
Sur l’air de « Félicitations au nouveau marié »
Sur l’air de « La Belle de Yu »

朱敦儒   Zhū Dūn Rú (1081 – 1159)
Sur l’air d’« Un bonheur s’approche »
Sur l’air d’« Un ciel de perdrix »
Sur l’air d’« Au plaisir de se rencontrer »

Note sur le poète

Zhu Dunru 朱敦儒 se refusa jusqu’à 51 ans à prendre toute charge officielle malgré sa réputation, puis occupa diverses responsabilités au service de l’État à partir de 1132, y compris sous l’autorité de l’ignoble premier ministre Qin Hui 秦檜, à la mort duquel il fut démis de ses fonctions. Ses œuvres, d’abord légères comme celle-ci, prirent ensuite un air de gravité en accord avec les malheurs du pays. Il fut aussi peintre et calligraphe.


宋徽宗 - 趙佶   Sòng Huī Zōng – Zhào Jí (1082 – 1135)
Vent du soir
Jours d’été
Sur l’air de « Le pavillon du Mont des Hirondelles »
Sur l’air de « D’un regard si charmeur »

Note sur le poète

Le pouvoir impérial échut à Zhao Ji 趙佶, l’empereur Huizong 宋徽宗, en 1101 par la suite d’un concours de circonstances ; il n’a pas dix-huit ans, et n’avait été nullement préparé au pouvoir, qu’il exercera bien mal. Pourtant, son règne durera vingt-cinq ans et ne sera interrompu que par l’invasion du pays en 1125 par les Jürchen. Du point de vue politique, c’est la pire chose qui pouvait arriver à la Chine dans le contexte des difficultés rencontrées sur les frontières. Pourtant, c’est aussi Huizong qui, par son action personnelle, conduira la civilisation chinoise vers l’un de ses sommets – avant la chute dans les flammes et le sang.

Car l’empereur n’est pas une personnalité insignifiante. C’est un calligraphe exceptionnel et un grand peintre, comme l’attestent les œuvres qu’il nous a laissées ; les poèmes comme celui-ci, où il retrouve les meilleurs accents de Li Yu 李煜, montrent son talent littéraire. Ce grand collectionneur est aussi un théoricien de l’art pictural très avisé qui ne se contente pas de tenir le pinceau : il fonde et dirige personnellement l’académie impériale de peinture, qui deviendra un très actif centre de réflexion, de formation et de création artistique dans de magnifiques jardins : l’influence de cette institution sera durable dans toute la suite de l’art pictural chinois. Par opposition à la peinture des lettrés comme Su Dongpo 蘇東坡, subjective, spontanée et qui ne cherche pas à cacher les coups de pinceau, la peinture de ce qu’on pourrait appeler l’école de Huizong se consacre à la représentation de fleurs, d’oiseaux, et d’insectes minutieusement observés, mais également à des scènes de genre, dans des compositions élégantes parfaitement exécutées. Ainsi coexistent à l’époque Song les deux grandes tendances de la sensibilité picturale de la peinture chinoise qui se manifestent tout au long de son histoire.

Mais l’empereur n’a ni goût ni talent pour les affaires d’État. La Cour devient le lieu de toutes les intrigues et la corruption sévit. Les réformateurs sont revenus au pouvoir : les charges qui écrasent les paysans modestes sont consacrées à entretenir une armée aussi inefficace que pléthorique. Face à l’adversité, Huizong s’affole, laissant précipitamment le trône à son fils pour fuir lors de la première attaque des Jürchen sur Kaifeng en 1125. Puis, capturé avec lui et une partie de la Cour en 1127, il sera emmené en exil et mourra en captivité vers 1135, à un âge prématuré pour un Chinois de son époque et de sa condition.


李綱   Lĭ Gāng (1083 – 1140)
Sur l’air de « Six odes infimes »

Note sur le poète

L’un des hommes politiques les plus célèbres des Song du Sud, Li Gang 李綱 assura en 1126 la défense de Kaifeng attaquée par les Jin en organisant une armée de volontaires et fut nommé l’année suivante premier ministre par le nouvel empereur Gaozong 宋高宗. Il fut le chef de la faction résolue à reprendre le nord de la Chine aux envahisseurs mais ne put rester longtemps en poste, et lors d’une seconde offensive Kaifeng tomba définitivement. En butte à la faction pacifiste, il fut finalement exilé sur l’île de Hainan, puis, gracié, se retira de la vie publique à partir de 1130. La paix signée avec les Jin en 1139, par laquelle les Song se reconnaissaient comme vassaux et payaient tribut, le plongea dans une telle indignation qu’il en mourut l’année suivante. C’est donc toute la résolution d’un authentique patriote contraint à l’exil et à l’inaction qui s’exprime ici.


曾幾   Céng Jĭ (1084 – 1166)
Sur la route du Troisième Carrefour ***NOUVEAU***

趙鼎   Zhào Dĭng (1085 – 1147)
Témoignage sur les Mets Froids ***NOUVEAU***

蔡伸   Cāi Shēn (1088 - 1156)
Sur l’air de « Chanson de Sterculier-Glauque »

Note sur le poète

Cai Shen 蔡伸, mandarin en 1115, fut un fonctionnaire capable et consciencieux qui assuma de nombreux postes au cours de sa carrière. Il répondit à l'appel du futur empereur Gaozong pour prendre part à l’état-major mis en place pour faire face à l'invasion des Jin. Après le repli au sud du gouvernement des Song, il fut notamment magistrat à Zhengzhou, où, à la suite d'une série d'incendies qui avaient ravagé l'intérieur de la ville, il ouvrit aux sinistrés sans-toit les bâtiments administratifs et les temples pour les abriter, et assuma la responsabilité personnelle d'ouvrir les greniers impériaux pour les alimenter. Refusant ensuite une position importante de son ancien camarade d'études, l'infâme premier ministre Qin Kui, il suscita sa colère, fut accusé d'être du parti de l'opposant Zhao Ding 赵鼎, et rétrogradé à des postes subalternes. Son talent le fit par la suite devenir Ministre du Revenu. C'est un auteur de ci reconnu dont il subsiste 175.


陳與義   Chén Yŭ Yì (1090 – 1138)
Sur l’air de « Le génie des bords du fleuve »

張元幹   Zhāng Yuán Gàn (1091 – vers 1170)
Sur l’air de « Le prince de la colline aux orchidées »
Sur l’air de « La contrée des roches » (lento)
Sur l’air d’« Un boddhisatva d’ailleurs »

Note sur le poète

Zhang Yuangan 張元幹 a laissé peu de traces dans les annales historiques du temps. Proche de Li Gang 李綱 avec lequel il participa à la défense de Kaifeng, et homme de conviction et de courage, il osa provoquer le vil premier ministre pacifiste Qin Hui dans un 詞 en louange aux parti de la résistance aux Jin, ce qui lui valu entre autres ennuis d’être éliminé des liste des fonctionnaires. Sa poésie qui prolonge le style épique de Su Dongpo 蘇東坡 influença son successeur Qin Xiji 辛棄疾.


劉一止   Liú Yī Zhĭ (1094 – 1160)
Sur l’air de « Dans la joie le loriot a déplacé son nid »

Máo Páng (1067 – 1120) :
Sur l’air de « Le génie des bords du fleuve »

               le                de             lune.           dire               -           nuit    coiffe                                  et         précieux comme        Des      aux Immortels                  et        épousent            des toits,            de      ouvre                                                 crépuscule.                 au Sud du                    amaigri              extrême         qui erre atone      la                                  petit           s’abrite de    froid     condense              L’alcool       printemps l’amènent    rêve        fenêtre                                     rejoindre.

  la              quinzième                           J’entends                    -        la                de lanternes,                                              nuées.                        les       clairs    légers              arêtes            L’Empereur    Jade           cieux            monde         se libère                                                    voyageur                   En                                                  parfumée   Derrière                                                      les                   et                                Par la              la lune ébréchée          à la           

A    Capitale,              jour    la première                      qu’à Fondation-Pérenne         se                      Voitures ouvragées    chevaux                           Îles                   flots                           les                                            les       d’azur, Le       argenté           du             Qui rencontrera           Fleuve le                  et triste            chagrin                dans    poussière          ?          un       écran, il             ce       qui              parfums.             le                     en                     sous                  chercher                

臨江仙

Lín

jiāng

xiān
都城元夕

chéng
yuán

聞道長安燈夜好
Wén
dào
cháng
ān
dēng

hào
雕輪寶馬如雲
Diāo
lún
băo


yún
蓬萊清淺對觚棱
Péng
Lái
qīng
qiăn
duì

léng
玉皇開碧落

huáng
kāi

luò
銀界失黃昏
Yín
jiè
shī
huáng
hūn
誰見江南憔悴客
Shuí
jiàn
jiāng
nán
qiáo
cuì

端憂懶步芳塵
Duān
yōu
lăn

fāng
chén
小屏風畔冷香凝
Xiăo
píng
fēng
pàn
lĕng
xiāng
níng
酒濃春入夢
Jiŭ
nóng
chūn

mèng
窗破月尋人
Chuāng

yuè
xún
rén
毛滂

Máo

Páng

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Chang’An 長安, que je traduis selon les poèmes par « Longue-Paix » ou « Fondation-Pérenne » ne désigne pas chez les poètes de ce recueil l’ancienne capitale de l’empire des Tang 唐, mais bien celle des Song 宋, c’est-à-dire Bianjing 汴京, l’actuelle Kaifeng 開封.

L’ île Penglai 蓬萊, « l’île aux herbes ébouriffées », est l’une des trois îles légendaires où résideraient les Immortels. Par extension, ce terme désigne aussi l’ensemble de ces trois îles.

L’empereur de jade玉皇 est l’une des principales divinités célestes du panthéon taoïste.

Mots-clefs : fête exil déréliction

Gāo Zhù (1070– 1241) :
Les jours de Pure Lumière, en buvant

   sud            sous les cimes tant de                                                                                 dans                           de                                la          blancs                                                                la                                               les tertres                nuit s’en reviennent         et        qui       devant les         Si dans cette vie    vin se présente, alors il      s’enivrer,                          jamais                           

          du                                    dans les champs,   Pure                                                       la confusion.     cendres    papier     s’envolent             forme de        papillons,     larmes de               de                                du jour les         s’assoupissent                                                                filles     rient                                                                   faut                        goutte              parvenue                  

Du     et    nord                        tombes                  À      Lumière pour balayer les autels chacun s’affaire                    Les                   qui            prennent                               Les           sang teignent    rouge les coucous. À    tombée             renards                sur             funéraires, De                      garçons                                lampes.                   du                                           Car pas une        n’est                 jusqu’aux Enfers.

清明日對酒

Qīng

Míng



duì

jiŭ
南北山頭多墓田
Nán
bĕi
shān
tóu
duō

tián
清明祭掃各紛然
Qīng
Míng

săo

fēn
rán
紙灰飛作白蝴蝶
Zhĭ
huī
fēi
zuò
bái

dié
淚血染成紅杜鵑
Lèi
xuè
răn
chéng
hóng

juān
日落狐狸眠塚上

luò


mián
zhŏng
shàng
夜歸兒女笑燈前

guī
ér

xiào
dēng
qián
人生有酒須當醉
Rén
shēng
yŏu
jiŭ

dāng
zuì
一滴何曾到九泉



céng
dào
jiŭ
quán
高翥

Gāo

Zhù

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清明 : voir le commentaire du poème de 王禹偁 Wáng Yŭ Chēng (954 – 1001) Pure Lumière .

Mots-clefs : fête morts ivresse

Huì Hóng (1071 – 1128) :
La balançoire

                          paire de                          La Belle au           s’amuse        le petit pavillon.              sa                                  S’abandonnant                            s’élève      le ciel.                        toute imprégnée                                                                                de                 vapeur                            être descendue, elle                                              croirait bien une                                       Crapaud.

Sur le portique peint une                        voltigent,                                                         Virevoltante    robe                     le sol,               la femme au visage de                            La         fleurie                                            rouges d’abricotier,                       s’accrochent    travers                des peupliers verts.                               repose    reste tranquillement debout, On                   immortelle tombée        le                   

                                   cordes bleues                        printemps         devant                                         couleur sang balaye                                             jade         vers             planche         est                 d’une pluie de pétales                      Les cordes chamarrées                         dans la                             Après                      se        et                                                                     depuis    Palais du         

鞦韆

Qiū

qiān
畫架雙裁翠絡翩
Huà
jià
shuāng
cái
cuì
luò
piān
佳人春戲小樓前
Jiā
rén
chūn

xiăo
lóu
qián
飄揚血色裙拖地
Piāo
yáng
xiě

qún
tuō

斷送玉容人上天
Duàn
sòng

róng
rén
shàng
tiān
花板潤霑紅杏雨
Huā
băn
rùn
zhān
hóng
xìng

綵繩斜挂綠楊煙
Căi
shéng
xié
guà

yáng
yān
下來閒處從容立
Xià
lái
xián
chŭ
cóng
róng

疑是蟾宮謫降仙

shì
chán
gōng
zhé
jiàng
xiān
惠洪

Huì

Hóng

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Mots-clefs : jeu demoiselle jardin

Yè Mèng Dé (1077 – 1148) :
Sur l’air de « Félicitations au nouveau marié »

                                                    errants,               de                                 fenêtres                  Quelle                    innombrable                     c’en est                                  pour                     reste que            qui se prennent à                                      vont         les          légères, Les                    prendront encore le visage    la        lune, Et       obscure           se              dessus         du                               tressaille                     Soudain saisi                  Fleuve                   travers     îlots            Les                     au       les             en                                           brouillard                terme         pavillon     vagues azurées                          les            pommiers pour    les envoyer                 regarde    loin la                       son                           nuées à      moment    voile         - -             ? S’il            l’oie                                      s’interposent.                     Chantera               d’or    

        du         me        les voix des                    Que    couvre           verte                des          du côté du soir,                     rouge             !                                                    personne      les regarder,    ne           les                                                       vapeurs      revenir                           éventails précieux                                  pleine          quand                      répandra, au                   faisan argus    cavalière. Je            d’un        ancien,               ainsi…    Sud du        mon rêve cesse au         des       du             vagues s’accrochent    ciel,     vignes sont         de verdure,                                               Sans            au                                                          fleurs des                              ?       déçu je                    barque d’orchidée sur     erre,     mille        de         quel        la       touchera- -elle le                                                         montagnes                Qui à     intention          «    Pavillon        ?

Lorsque    sommeil    tirent              pouillots              se           mousse       les treillages                                      confusion de                     Pétales soufflés,          fini des fleurs fanées,                             Il                  saules                   danser. Graduelles en tièdes                          chaleurs                                                            de                                  l’opacité                        passera                 la                               regret                              Au                                                      fleuve,                                                     crue             Flotte une atmosphère de            et pluie.            face             des                l’attente, Qui cueillera                              me               Alors                 au                                         Par       lieues                                         -t-        port        accompagne       solitaire, au regard mille                                mon                      Le               »  

賀新郎



Xīn

Láng
睡起流鶯語
Shuì

liú
yīng

掩蒼苔房櫳向晚
Yăn
cāng
tái
fáng
lóng
xiàng
wăn
亂紅無數
Luàn
hóng

shù
吹盡殘花無人見
Chuī
jìn
cán
huā

rén
jiàn
惟有垂楊自舞
Wéi
yŏu
chuí
yáng


漸暖靄初回輕暑
Jiàn
nuăn
ăi
chū
huí
qīng
shŭ
寶扇重尋明月影
Băo
shàn
chóng
xún
míng
yuè
yĭng
暗塵侵上有乘鸞女
Àn
chén
qīn
shàng
yŏu
chéng
luán

驚舊恨
Jīng
jiù
hèn
遽如許



江南夢斷橫江渚
Jiāng
nán
mèng
duàn
héng
jiāng
zhŭ
浪黏天葡萄漲綠
Làng
nián
tiān

táo
zhăng

半空煙雨
Bàn
kōng
yān

無限樓前滄波意

xiàn
lóu
qián
cāng


誰采蘋花寄取
Shuí
căi
píng
huā


但悵望蘭舟容與
Dàn
chàng
wàng
lán
zhōu
róng

萬里雲帆何時到
Wàn

yún
fān

shí
dào
送孤鴻目斷千山阻
Sòng

hóng

duàn
qiān
shān

誰為我
Shuí
wèi

唱金縷
Chàng
Jīn

葉夢得



Mèng


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Mots-clefs : rêverie printemps attente

Yè Mèng Dé (1077 – 1148) :
Sur l’air de « La Belle de Yu »

      la pluie,    compagnie          -Renommé et Cai     -Cher, comme l’on venait de        à boire sous les           pommiers,    fis ce qui                   détachés emportés                      dans    danse,    accompagnant                          ocre.                                    s’est   moitié             rouge          voici les            saules Qui                     de mille toises dans le      dégagé.           intime                        main                       une fois                        verres.                          à                leurs             phalènes,                             le charme   Comment        le moment                           

                             de       -               Très-                           servir                  fleurs de                         suit.     pétales                           vent              la        En              la pluie                       L’aurore venue,    cour                  à                 de                          chatons de            flottent                                    ciel            cercle             les        réunis      dans la main,   vider                          de             Rien          les                               sourcils              Nous aussi sommes                                                   l’alcool se terminera ?

Après           en              Gan Le-                   -                                                                       je                  Les                           dans le      entrent                                         d’un crépuscule                       la      intérieure                couverte          fané, Et                                          en volutes                                      En               sous     fleurs                           À                encore l’alcool    nos              n’oblige     Belles   faire palpiter                de                             bien sous           ;         éviter           où                        

虞美人



mĕi

rén
雨後同幹譽才卿置酒來禽花下作

hòu
tóng
Gàn

Cái
Qīng
zhì
jiŭ
lái
qín
huā
xià
zuò
落花已作風前舞
Luò
huā

zuò
fēng
qián

又送黃昏雨
Yòu
sòng
huáng
hūn

曉來庭院半殘紅
Xiăo
lái
tíng
yuàn
bàn
cán
hóng
惟有游絲
Wéi
yŏu
yóu

千丈裊晴空
Qiān
zhàng
niăo
qíng
kōng
殷勤花下同攜手
Yĭn
qín
huā
xià
tóng

shŏu
更盡杯中酒
Gèng
jìn
bēi
zhōng
jiŭ
美人不用斂蛾眉
Mĕi
rén

yòng
liăn
é
méi
我亦多情


duō
qíng
無奈酒闌時

nài
jiŭ
lán
shí
葉夢得



Mèng


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Mots-clefs : soirée fête

Zhū Dūn Rú (1081 – 1159) :
Sur l’air d’« Un bonheur s’approche »

      de printemps fine                              tour les                         infusion jaune. Le                                et                                     fenêtre d’azur glacial. La Belle             taille    chandelle               Pince            appuyée        cithare    jade. En revenant          encens                            Pourpre, Elle s’enquiert     nouvelles             lointain.

                                                  la          chatons            font                         secoue les                                         la gaze de                                     indolemment                     des                 des                sur la                                                         à    Demoiselle                          des           de l’Orient          

Pluie                   comme poussière, Derrière                     des saules                         vent            rideaux brodés    en les écartant Perce            la                                                     la               Lumières,           pleurs                        de                   d’offrir        et cierges   la                                                                        

好事近

Hăo

shì

jìn
春雨細如塵
Chūn



chén
樓外柳絲黃濕
Lóu
wài
liŭ

huáng
shī
風約繡簾斜去
Fēng
yuē
xiù
lián
xié

透窗紗寒碧
Tòu
chuāng
shā
hán

美人慵翦上元燈
Mĕi
rén
yōng
jiăn
shàng
yuán
dēng
彈淚倚瑤瑟
Tán
lèi

yáo

卻上紫姑香火
Què
shàng


xiāng
huŏ
問遼東消息
Wèn
liáo
dōng
xiāo

朱敦儒

Zhū

Dūn


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Honorée comme une divinité mineure comme le montre ce poème, la Demoiselle Pourpre 紫姑, dite « l’Esprit des Latrines » 廁神 car elle aurait été une concubine tuée par jalousie en ces lieux, fait partie des traditions légendaires et religieuses de la Chine. Il ne s’agit pas d’une entité unique et il en existe de nombreuses représentantes. Les jeunes femmes en confectionnaient la nuit du 15ème jour du 1er mois lunaire une représentation avec des balais et des branchettes qu’elles habillaient de broches et de fleurs. Elles leur confiaient aussi leurs affaires de cœur. On leur attribuait un don de prophétie. On les honorait également sous la forme d’une planchette écrite.

Dame He 何氏, la Demoiselle Pourpre la plus éminente, devenue contre son gré concubine d’un gouverneur sans scrupule de Shouyang 壽陽 (ville située entre Chang’An et Luoyang) entre 685 et 689, fut ainsi assassinée par l’épouse jalouse dans les latrines. Ces circonstances furent confirmées par le grand écrivain Su Dongpo 蘇東坡 qui eut l’occasion de la rencontrer le 1er février 1081 à Huangzhou 黃州 et nous a livré dans ses Commémorations 東坡記 un témoignage circonstancié de cette entrevue. La Demoiselle, après avoir composé devant lui une dizaine de poèmes et répondu à ses questions, demanda à l’éminent lettré de faire connaître son existence. Su Dongpo prit soin aussi de relater les propos qu’ils échangèrent dans un autre texte intitulé Entretien avec la Demoiselle Immortelle 仙姑問答 et composa également en 1082 un 詞 (Sur l’air d’« Un voyage de jeunesse » 少年遊) à propos de cette rencontre.

Mots-clefs : printemps femme attente

Zhū Dūn Rú (1081 – 1159) :
Sur l’air d’« Un ciel de perdrix »

             Capitale                                   les monts        eaux    service                 Ciel,             que de                        soit        ma                    déjà exercé            à                                              l’ordonnance des        Maintes                       rapports     nuages                          réfèrent    règlement                         mille        ;                 timbales.   -          prêté attention   rendre            marquis    aux           Des pavillons de                                       m’a                                                  prendre                   -sur-  -    

Composé à             de l’Ouest Je suis                          et les      au         du           du             mandé                                              désinvolture. J’ai             la censure   l’adresse       rosée pour qu’elle soutienne                  vents,         fois,      envoyé des                     suspendus      qu’ils se          au           lunaire. De                   pièces             mille           Ai-   jamais                                 aux                princes                    jade, des        d’or, la nonchalance                                   de prunier                             Soleil-   -la-Luo.

          la                             assistant pour                                     Souverain          Qui a              paresse et d’indolence      ceinte                                                          de la                                                                    j’ai                     aux                  afin                                             poésie, dix                d’alcool,                   -je                        à        visite             et             ?                            palais                          détourné. Me voilà, empanaché            fleuri,         résidence à       -   -  -    

鷓鴣天

Zhè



tiān
西都作


zuò
我是清都山水郎

shì
qīng

shān
shuĭ
láng
天教嬾慢帶疏狂
Tiān
jiāo
lăn
màn
dài
shū
kuáng
曾批給露支風敕
Céng

gĕi

zhī
fēng
chì
累奏留雲借月章
Lĕi
zòu
liú
yún
jiè
yuè
zhāng
詩萬首酒千觴
Shī
wàn
shŏu
jiŭ
qiān
shāng
幾曾著眼看侯王

céng
zhuó
yăn
kàn
hóu
wáng
玉樓金闕慵歸去

lóu
jīn
què
yōng
guī

且插梅花住洛陽
Qiĕ
chā
méi
huā
zhù
Luò
Yáng
朱敦儒

Zhū

Dūn


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Mots-clefs : portrait poète

Zhū Dūn Rú (1081 – 1159) :
Sur l’air d’« Au plaisir de se rencontrer »

Dans                   -Dorée, je      monté sur    tour de                                                      mille lieues    soleil                    la        le              s’écoule. La plaine          est bouleversée, Nobles                         Quand la          -t-on ? Allons          vent     s’afflige,                                         -                 

        cité    Colline-                         la                                  vers l’automne                           le        du      tombe                                                                                        mandarins                              - -                  le      qui            pour     son         porte nos          -     de          

     la      de        -          suis                      l’ouest, Pour me pencher                limpide. Sur                           soir       vers    terre,    grand fleuve                     centrale                         et           dispersés.          reprendra- -            prier                             que     souffle           larmes au-delà    Yangzhou.

相見歡

Xiāng

jiàn

huān
金陵城上西樓
Jīn
líng
chéng
shàng

lóu
倚清秋

qīng
qiū
萬里夕陽垂地大江流
Wàn


yáng
chuí
dìdà
jiāng
liú
中原亂
Zhōng
yuán
luàn
簪纓散
Zān
yīng
sàn
幾時收

shí
shōu
試倩悲風吹淚過揚州
Shì
qiàn
bēi
fēng
chuī
lèi
guò
yáng
zhōu
朱敦儒

Zhū

Dūn


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Mots-clefs : couchant invasion

Sòng Huī Zōng – Zhào Jí (1082 – 1135) :
Vent du soir

Somptueuse fragrance à            des                                                           En                       la                  – quelle ivresse              les                    s’embrasent                                                      sous                Création        ouvrage       détient                                           de la route                         qui volète      poursuite                 

                                              d’émeraude, Radieuse élégance         de la cour.    infimes                  rosée                             ! Au             nuées érubescentes                              Vermillon et                             le                      en son                                     Voltige               égaré             du parfum, Grâce légère            à                 vent du      

                       l’approche     calices                               au cœur                        gouttelettes,          m’imprègne                       déclin,                                    comme en fusion.              glauque, art laborieux         pinceau, La                         seule         l’excellence.         d’un papillon                                                        la           du         soir.

穠芳依翠萼
Nóng
fāng

cuì
è
煥爛一庭中
Huàn
làn

tíng
zhōng
零露霑如醉
Líng

zhān

zuì
殘霞照似融
Cán
xiá
zhào

róng
丹青難下筆
Dān
qīng
nán
xià

造化獨留功
Zào
huà

liú
gōng
舞蝶迷香徑

dié

xiāng
jìng
翩翩逐晚風
Piān
piān
zhú
wăn
fēng
宋徽宗 - 趙佶

Sòng

Huī

Zōng



Zhào


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Le titre «Vent du soir» a été donné par le traducteur et non par l’empereur.

Mots-clefs : vent soir papillon

Sòng Huī Zōng – Zhào Jí (1082 – 1135) :
Jours d’été

                                est                                s’épaissit. Tout est calme et             quand sur les                                                        cristallise        en         d’émeraude, Le                                              pavillon          Les       du bassin                      haie qui les            allées,           d’une doublure                  semblent                                             de soie               à l’oppressante         ;            qu’on dispose                            l’onde         

La        de la                             la             rameaux                               tranquille,                            la                       Un                              Han                           vent              effleure                le                       lotus           sont venus cacher                        Les                                  d’herbes                         assouplies. On ne       de                        échapper                 moiteur   Aux                             et                                !

   saison       douceur limpide     passée,    verdure des                                                                 prunes mûres    pluie soudain s’abat.    soleil ardent             la        étendue                     parfumé nous          pour rejoindre             vermeil.                                       la              étaye,             couvertes                         folles,          s’être                   cesse    s’éventer         pour                                        repas,               verres    plats en face de        claire  

夏日

Xià


清和節後綠枝稠
Qīng

jié
hòu

zhī
chóu
寂寞黃梅雨乍收


huáng
méi

zhà
shōu
畏日正長凝碧漢
Wèi

zhèng
cháng
níng

hàn
薰風微度到丹樓
Xūn
fēng
wēi

dào
dān
lóu
池荷成蓋閑相倚
Chí

chéng
gài
xián
xiāng

逕草鋪裀色更柔
Jìng
căo

yīn

gēng
róu
永晝摇紈避繁溽
Yŏng
zhòu
yáo
wán

fán

杯盤時欲對清流
Bēi
pán
shí

duì
qīng
liú
宋徽宗 - 趙佶

Sòng

Huī

Zōng



Zhào


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Mots-clefs : été rivière chaleur

Sòng Huī Zōng - Zhào Jí (1082 – 1135) :
Sur l’air de « Le pavillon du Mont des Hirondelles »

En marche                           fleurs d’abricotiers Soie de                                                 maintes                                       rouge appliquée,                        de                                                         parfumées,                   mourir                               Perles    Boutons. Comme facilement elles                               Plus            encore    vent      la pluie indifférents !           souffrance,          dans                 et désolée,         de fois              printemps              ? Pour s’ouvrir    confier                          redoublé,           d’hirondelles,       - -         saisît d’un humain                            terre lointaine,     dix mille       d’eau          monts,           où         ailleurs l’ancien        ? Comment        méditer    juger ? Si ce       dans les rêves                              C’est sans         Quand     rêves, de vrai,       que                   

               le nord,   la                                                   découpée, De délicates                    épaisseurs, Une        touche    fard                  C’est            style                      Élégantes        répandent                                feraient            Immortelles du                                                                  et                                       au      et                           Tourment,                 sait      la      lugubre                                                    s’est                                      fiel           doublé              couple                arriva- -   Qu’il                        propos        distant,                                            et              Qui saura                                                  pas                                               où il m’arrivait                        espoir,                                     je           plus.

          vers          à    vue de                              glace taillée                        pliures en                         légère        de                             un nouveau          beautés poudrées,           qui se           en vapeurs            De honte                 les                Palais des        en                                 flétrissent    s’éparpillent,      nombreuses                   à                                               Qui              cour                     Combien         le soleil du                 couché                 et         le      de l’exil                  Ce                             -t-il                          les        ? Ciel                           Par           cours          mille                     trouver                   palais           ne             et               n’est                                 d’échapper.                          aux                 voici        n’en fais      

燕山亭

Yān

shān

tíng
北行見杏花
Bĕi
xíng
jiàn
xìng
huā
裁翦冰綃
Cái
jiăn
bīng
xiāo
輕叠數重
Qīng
dié
shù
chóng
淡著燕脂勻注
Dàn
zhuó
yān
zhī
yún
zhù
新樣靚妝
Xīn
yàng
jìng
zhuāng
艷溢香融
Yàn

xiāng
róng
羞殺蕊珠宮女
Xiū
shā
ruĭ
zhū
gōng

易得凋零


diāo
líng
更多少無情風雨
Gèng
duō
shăo

qíng
fēng

愁苦
Chóu

問院落淒涼
Wèn
yuàn
luò

liáng
幾番春暮

fān
chūn

憑寄離恨重重
Píng


hèn
chóng
chóng
者雙燕何曾
Zhĕ
shuāng
yàn

céng
會人言語
Huì
rén
yán

天遙地遠
Tiān
yáo

yuăn
萬水千山
Wàn
shuĭ
qiān
shān
知他故宮何處
Zhī


gōng

chù
怎不思量
Zĕn


liáng
除夢裏有時曾去
Chú
mèng

yŏu
shí
céng

無據


和夢也新來不做

mèng

xīn
lái

zuò
宋徽宗 - 趙佶

Sòng

Huī

Zōng

-

Zhào


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Mots-clefs : exil désespoir huizong

Sòng Huī Zōng – Zhào Jí (1082 – 1135) :
Sur l’air de « D’un regard si charmeur »

   la Capitale              sont                                   et les           mille        ici    la Maison               Bois de        de    Galerie    Jade,                                           et     vents,             où                           et                     des Fleurs                                                    Un           printemps                                                de                              Il               d’entendre     flûtes          Souffler                                            

De                     déjà      souvenirs          les                                              de                      Du         Rubis,    la                  Des             retentissaient les cordes               Des               succédaient     flûtes       vielles.                       l’a quittée, maintenant c’est morne désolation.    mirage              tournoie sur                      Les collines    chez                perdues.    faut souffrir            les        tartares          jusqu’à disperser                          

               de Jade                     vieillis     splendeurs        fastes. À       lieues                  Impériale,                                 de           matinées où                              les            soirées    se             les           le          La Cité            on                                                           de                        les sables barbares,                      moi, je les ai                                                                                     les pétales des pruniers.

眼兒媚

Yăn

ér

mèi
玉京曾憶昔繁華

jīng
céng


fán
huá
萬里帝王家
Wàn


wáng
jiā
瓊林玉殿
Qióng
lín

diàn
朝喧弦管
Zhāo
xuān
xián
guăn
暮列笙琶

liè
shēng

花城人去今蕭索
Huā
chéng
rén

jīn
xiāo
suŏ
春夢繞胡沙
Chūn
mèng
rào

shā
家山何處
Jiā
shān

chù
忍聽羌笛
Rĕn
tīng
qiāng

吹徹梅花
Chuī
chè
méi
huā
宋徽宗 - 趙佶

Sòng

Huī

Zōng



Zhào


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Ce poème a été écrit sur le chemin de son exil. On remarque ici l’image de la fleur de prunier soufflée par la flûte barbare qui va commencer à s’imposer dans l’idéologie politique chinoise : Huizong est encore l’initiateur de ce qui sera le symbole de la résistance et du renouveau de la nation chinoise sous la dynastie mongole des Yuan 元. Selon Marie-Anne Destrebecq, la fleur de prunier avait été dès le Ve siècle le symbole du pays natal. Comme symbole de la résistance à l’oppression, l’image sera reprise après l’invasion mongole par Wang Mian 王冕 (1287 – 1359), auquel on doit notamment ces vers, dans un quatrain intitulé Les fleurs de prunier 梅花 :

一聲羌管無人見

無數梅花落野橋

Survient le chant d’une flûte mongole mais on ne voit personne,

Innombrables, les fleurs de pruniers tombent sur le pont désert.

J’ai traduit ici qiang 羌 par « mongol » dans le contexte, mais c’est bien le même caractère que celui utilisé par Huizong.

Sur la fleur de prunier, la référence indispensable est la thèse de Marie-Anne Destrebecq, Le personnage conceptuel de la Fleur de Prunier dans la philosophie, la politique et l'esthétique chinoises (voir Bibliographie).

Mots-clefs : exil nostalgie désolation

Lĭ Gāng (1083 – 1140) :
Sur l’air de « Six odes infimes »

Composé                les       de   la Colline                                par          -  -monde, lors                l’Adret-   -           Par    Long        sur cent lieues    brouillard         l’onde, les nuages                 chants               sous les                                              temple                le                                            et       semblent rêve.         et recueillie          temps                                et       anéantis, Richesse et        effondrées,                 a-t-   vu                  se              ou                                                                 vagues    fleuve une       forestière aurait        Qui      égard    banni                             si                                  à la         ? Même    la       jusqu’à         de l’âge             Cette volonté,                      la                       de         quelqu’un              Appuyé                yeux       au            se dresse          pêcheur                              

        en         sur     rimes    «                 –      évoquer le                      -au-            d’un                  -des-               le      Fleuve                               affadit                    s’espacent.                                   arbres enneigés, Dans l’espace                            résonner        des cloches. Des Six Époques                                                         dans                        la lune :            armes                                                  de fois  - -      l’astre                   pleine              ?        des flots, montée des                    des                      masse                   surgi.                                       Et               longtemps infligées                                  si                                       longue,                il      difficile       lui           Du            tour           se                    la                fixés          Seul              vieux                      fleuve de neige.

           réponse                               d’Or   Pour            passé »     He Revenu-  -                 banquet à        -   -Semailles.                                    Le                                                   Des        s’enfouissent                                         vide du vieux        vient             son                              splendeur    ruine                Sereine                    les       d’épouvante,           Soldats                                gloire             Combien          - -on            d’argent    faire           croissant   Reflux                       flots, de l’infini            Du                                               aura       au       à son retour,    aux plaies                        à l’honneur,      dignité              route         l’hiver          est                           sera           de        arracher.    haut    la                   détermine        à    rampe les               loin,                le               sur un plein                 

六麼令

Liù



lìng
次韻和賀方回金陵懷古

yùn


Fāng
Huí
jīn
líng
huái

鄱陽席上作

yáng

shàng
zuò
長江千里
Cháng
jiāng
qiān

煙淡水雲闊
Yān
dàn
shuĭ
yún
kuò
歌沈玉樹

chén

shù
古寺空有疏鐘發


kōng
yŏu
shū
zhōng

六代興亡如夢
Liù
Dài
xīng
wáng

mèng
苒苒驚時月
Răn
răn
jīng
shí
yuè
兵戈淩滅
Bīng

líng
miè
豪華銷盡
Háo
huá
xiāo
jìn
幾見銀蟾自圓缺

jiàn
yín
chán

yuán
quē
潮落潮生波渺
Cháo
luò
cháo
shēng

miăo
江樹森如發
Jiāng
shù
sēn


誰念遷客歸來
Shuí
niàn
qiān

guī
lái
老大傷名節
Lăo

shāng
míng
jié
縱使歲寒途遠
Zòng
shĭ
suì
hán

yuăn
此志應難奪

zhì
yīng
nán
duó
高樓誰設
Gāo
lóu
shuí
shè
倚闌凝望

lán
níng
wàng
獨立漁翁滿江雪



wēng
măn
jiāng
xuĕ
李綱



Gāng

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Mots-clefs : fleuve histoire résolution

Céng Jĭ (1084 – 1166) :
Sur la route du Troisième Carrefour

三衢道中

Sān



dào

zhōng
梅子黃時日日晴
Méi

huáng
shí


qíng
小溪汛盡卻山行
Xiăo

xùn
jìn
què
shān
xíng
綠陰不減來時路

yīn

jiăn
lái
shí

添得黃鸝四五聲
Tiān

huáng



shēng
曾幾

Céng


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Mots-clefs : voyage chemin

Zhào Dĭng (1085 – 1147) :
Témoignage sur les Mets Froids

              aux portes                  le hameau                     planter                                             Si                                 arrivée                          Aux         funéraires                     le vieux                        les sépultures            les          des                           blé,          torrents             et                                           poiriers en fleurs.     coupe à                           un       de              étendu, Sans                  à    flûte                   remparts              

Grand                    rustiques ; dans           On   appris                            pour marquer le             ans.    l’interdiction du           pas         jusqu’au                     tertres                                         Pang de                               des                         Tang on ne                     Près des          de             sur les          agrestes             des                                    main          bien                 mousse                    prêter attention            jouée du                                

      silence                                          a        aussi à         des saules                 passage des                           feu n’est                      royaume de Yuè,                        on accompagne aussi                  chez nous. Sur                    Han et     tombeaux                cultive pas de                           montagne            sentiers          se trouvent                         Une         la      me voici      sur    tapis           verte                                 la                haut des          au couchant .

寒食書事

Hán

shí

shū

shì
寂寂柴門村落裏


chái
mén
cūn
luò

也教插柳紀年華

jiào
chā
liŭ

nián
huá
禁煙不到粵人國
Jìn
yān

dào
yuè
rén
guó
上塚亦攜龐老家
Shàng
zhŏng


páng
lăo
jiā
漢寢唐陵無麥飯
Hàn
qĭn
táng
líng

mài
fàn
山谿野徑有梨花
Shān


jìng
yŏu

huā
一樽竟藉青苔臥

zūn
jìng
jiè
qīng
tái

莫管城頭奏暮笳

guăn
chéng
tóu
zòu

jiā
趙鼎

Zhào

Dĭng

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les Mets Froids 寒食書 et l’interdiction du feu 禁煙 : voir le commentaire du poème de 王禹偁 Wáng Yŭ Chēng (954 – 1001) Pure Lumière .

Mots-clefs : fête tombes campagne

Cāi Shēn (1088 - 1156) :
Sur l’air de « Chanson de Sterculier-Glauque »

蒼梧謠

Cāng



yáo
Tiān
Tiān
休使圓蟾照客眠
Xiū
shĭ
yuán
chán
zhào

mián
人何在
Rén

zài
桂影自嬋娟
Guì
yĭng

chán
juān
蔡伸

Cāi

Shēn

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Selon les légendes chinoises, reprises par d'innombrables poèmes, la lune serait habité par un crapaud, ou abriterait un cannelier. 嬋娟 désigne à la fois la beauté et le charme des belles femmes et … la lune. Tout le poème, remarquable, s'articule autour de cette double signification, que la traduction tente de suivre.

Le poème reprend le thème de la lune qui éclaire également simultanément les amis (voir en particulier le poème de Su Dongpo Sur l’air de « Premier chant mélodique sur l’eau » ou les couples séparés.

Mots-clefs : ciel lune

Chén Yŭ Yì (1090 – 1138) :
Sur l’air de « Le génie des bords du fleuve »

Une                   le petit           me sont revenues les                                              qu’autrefois                            le           buvions,                                             c’étaient            et     sages. Sur    Grand Canal          la lune     s’esquivait                        vacillante                               jouait du       jusqu’à           Plus de       années passées comme                                      supporterais-je             ?           le       de        le petit pavillon           venir un                 beau,           antiques       jours,                        chant     pêcheurs         ; il            

    nuit, ayant gravi                                         promenades d’alors     la Luo. Il    revient                 Pont Méridien       sur                       Parmi      qui s’asseyaient, pour beaucoup,                                                                        qui             sans       ; À l’ombre            des                fleurs,                            l’aurore.                                    en       Me voici               mais             -   l’épouvante        pris                                      pour                    nouveau et           temps          à nos               péripéties   Le                    s’élève          minuit.

                               pavillon,                                         sur            me                      au               quand        pont nous                ceux                                            des braves    des            le             flottait                              bruit                            abricotiers en         On           fifre                           vingt                         rêve,          vivre encore,                  -                 J’ai         temps    gravir                        voir          jour                  Des                             que de            !          des                       est        

臨江仙

Lín

jiāng

xiān
夜登小閣憶洛中舊遊

dēng
xiăo


luò
zhōng
jiù
yóu
憶昔午橋橋上飲



qiáo
qiáo
shàng
yĭn
坐中多是豪英
Zuò
zhōng
duō
shì
háo
yīng
長溝流月去無聲
Cháng
gōu
liú
yuè


shēng
杏花疏影裏
Xìng
huā
shū
yĭng

吹笛到天明
Chuī

dào
tiān
míng
二十餘年如一夢
Èr
shí

nián


mèng
此身雖在堪驚

shēn
suī
zài
kān
jīng
閒登小閣看新晴
Xián
dēng
xiăo

kàn
xīn
qíng
古今多少事

jīn
duō
shăo
shì
漁唱起三更

chàng

sān
gēng
陳與義

Chén




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Mots-clefs : souvenirs méditation nocturne

Zhāng Yuán Gàn (1091 – vers 1170) :
Sur l’air de « Le prince de la colline aux orchidées »

Lorsque             le store                                                                                      de la balustrade,            brouillasseux                                                                                                    Le vent d’est, que sa          des        rend                                                           des                                cache les                                        de                                               cœur           me         Je recherche           la          d’alors             Pour                                 la               Baignées                  des                      Quand     selles         et     carrosses vernissés conviaient      coquetterie. Sur les         avenues    circulait                les       impériaux    se           main   Sous les              la nuit             tôt on               -           sur                                     ?             et                    en mon cœur                                            sont        les revers              Tandis que     violons    sont                          disque de      lunaire, c’est                    autrefois. Quelle déception,                                                         s’en                       grues.                ne        pas,                           aller                 trouver                    

        je déroulai          de perles,    pluie matinale sous    léger                         ;    l’autre côté                   des                      modulent l’éclaircie, Les                    envahissent les marches      s’assortir                                                                       Souffle pour ravager les tendres coroles    bout     branches. Derrière l’écran qui           montagnes,          du santal se          parfumer, Entourée de             n’ai pas         à            servir.                                                   Luo,               des        de jeunesse                           dans l’égarement            et                             laquées                                         la                      grandes                      ensemble, Dans     parcs                 tenait                    lampes                                                -               quoi                                  Silencieuse    seule,    conserve                 réjouissances      quelle poussière                                                               se      tus ?         de corail,           jade                un printemps                                    quand                                                        retournèrent                    que l’amour    permet                   on se                l’ivresse,            un instant         

                                        La                     un       couvert était suspendue   De                                    saules                                         herbes aromatiques                         pour            aux pivoines.                       jalousie     fleurs      méchant,                                          au                                                              la fumée              lasse                          buveurs, je          le        vouloir                         en pensée    capitale         sur la           corriger     années                désinvolture,                               chants    des rires,       les                   les                                à                                         on                                              on           la      ;                 quand         commençait,        prenait rendez-vous. Mais          reposent errances et aventures                         Je                      ces               ; De                  se      ternis            de ma veste,            les                       Rameaux                                                       comme                                    elles eurent quitté la colonne sculptée, Qu’ainsi                   les deux        Ce                            C’est, quand       laisse       à            de                    d’oubli.

蘭陵王

Lán

líng

wáng
捲珠箔
Juăn
zhū

朝雨輕陰乍閣
Cháo

qīng
yīn
zhà

闌干外煙柳弄晴
Lán
gān
wài
yān
liŭ
lòng
qíng
芳草侵階映紅藥
Fāng
căo
qīn
jiē
yìng
hóng
yào
東風妒花惡
Dōng
fēng

huā
è
吹落梢頭嫩萼
Chuī
luò
shāo
tóu
nèn
è
屏山掩沈水倦熏
Píng
shān
yăn
shĕn
shuĭ
juàn
xūn
中酒心情怯杯勺
Zhōng
jiŭ
xīn
qíng
qiè
bēi
sháo
尋思舊京洛
Xún

jiù
jīng
luò
正年少疏狂
Zhèng
nián
shăo
shū
kuáng
歌笑迷著

xiào

zháo
障泥油壁催梳掠
Zhàng

yóu

cuī
shū
lüè
曾馳道同載
Céng
chí
dào
tóng
zài
上林攜手
Shàng
lín

shŏu
燈夜初過早共約
Dēng

chū
guò
zăo
gòng
yuē
又爭信飄泊
Yòu
zhēng
xìn
piāo

寂寞


念行樂
Niàn
xíng

甚粉淡衣襟
Shèn
fĕn
dàn

jīn
音斷絃索
Yīn
duàn
xián
suŏ
瓊枝璧月春如昨
Qióng
zhī

yuè
chūn

zuó
悵別後華表
Chàng
bié
hòu
huá
biăo
那回雙鶴

huí
shuāng

相思除是
Xiāng

chú
shì
向醉裏暫忘卻
Xiàng
zuì

zhàn
wàng
què
張元幹

Zhāng

Yuán

Gàn

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Mots-clefs : matin nostalgie obsession

Zhāng Yuán Gàn (1091 – vers 1170) :
Sur l’air de « La contrée des roches » (lento)

Glacée l’eau          en                                                                   les bords            le brouillard s’étale. Des pruniers proches du          sous                éclaircies,                     Par            les         sur         branches tentent d’éclore.     horizons ce                Combien de      le       -                       À             portes                        -bas     collines se          et                               me         les yeux                               la saison du chagrin. Ce sentiment si      Au                  ornée profondément recluse,       que je voudrais voir                                           de ma                                    sur            après                            coupe       le                                             cœur,          par      de désespoir et                      en               dans                                                               pourrons de         l’un                         Ainsi                       années    séparation.

             s’écoule    ruisselets, Les            printanières peu à                               des grèves                                                              la                         s’exhale                les                        tant                                               regret                    fois    verrai-                         travers les        de la                  -    les                         s’empilent.                                       la verdure,                                                                            villa                             Alors                                     En        consume la                    Dans                languis     l’oreiller              et pluie,        la       après    halo lunaire. L’espoir avivé au      de mon       Fortifié     tant                                         recueillement                       vous                                                                          nous                            passées                          

                                         sensations                    peu reviennent, Sur                                                                     torrent,         lumière des                      le parfum,         frimas     boutons          de                            Des                    ancien,                          -je me chavirer l’âme ?                            grande galerie là-                    répètent                Lorsqu’infiniment    remplit                      La voici revenue,                                       vif,    fond de la                                                              le vent d’est,    secret            neige       chair.      la solitude je                              nuages           Devant                                                   fond                                                d’affliction, C’est,                       l’attente, quand      rentrerez me réjouir. Lorsqu’enfin nous             nouveau      l’autre      retrouver,       ce seront         les        de            

石州慢

Shí

zhōu

màn
寒水依痕
Hán
shuĭ

hén
春意漸回
Chūn

jiàn
huí
沙際煙闊
Shā

yān
kuò
溪梅晴照生香

méi
qíng
zhào
shēng
xiāng
冷蕊數枝爭發
Lĕng
ruĭ
shù
zhī
zhēng

天涯舊恨
Tiān

jiù
hèn
試看幾許消魂
Shì
kàn


xiāo
hún
長亭門外山重疊
Cháng
tíng
mén
wài
shān
chóng
dié
不盡眼中青

jìn
yăn
zhōng
qīng
是愁來時節
Shì
chóu
lái
shí
jié
情切
Qíng
qiè
畫樓深閉
Huà
lóu
shēn

想見東風
Xiăng
jiàn
dōng
fēng
暗消肌雪
Àn
xiāo

xuĕ
孤負枕前雲雨


zhĕn
qián
yún

尊前花月
Zūn
qián
huā
yuè
心期切處
Xīn

qiè
chù
更有多少淒涼
Gèng
yŏu
duō
shăo

liáng
殷勤留與歸時說
Yĭn
qín
liú

guī
shí
yuè
到得再相逢
Dào

zài
xiāng
féng
恰經年離別
Qià
jīng
nián

bié
張元幹

Zhāng

Yuán

Gàn

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Mots-clefs : paysage chagrin attente

Zhāng Yuán Gàn (1091 – vers 1170) :
Sur l’air d’« Un boddhisatva d’ailleurs »

                                         pris part à                            le                            ce texte.                  vient                            fait          ;            comment         -je           les                         venue,                                                                     empêcher             de         puis             la                    l’entrain et l’éclat en     lieux.                                                        laissons pas les        se        de nous !

   dernier jour    3ème               je                 fête pour raccompagner    printemps    j’improvisais                        qui       le printemps          nous                 Vieillard,         pourrais-   entraîner     jeunes gens ? L’ivresse        la          est en         Ma           blanche décidée à                      Se           fleurs,      entrer dans           Administrer                                    Levons                       retenons le printemps, Ne                                            

Le              du      mois lunaire,                une                                     et                         Le printemps                        qui fuit           vieillir                              -                                                   jeunesse        transe,    moustache                   n’en rien          !    piquer                                danse,                                     ces               notre verre ensemble,                                            fleurs    moquer          

菩薩蠻





mán
三月晦送春有集
Sān
yuè
huì
sòng
chūn
yŏu

坐中偶書
zuò
zhōng
ŏu
shū
春來春去催人老
Chūn
lái
chūn

cuī
rén
lăo
老夫爭肯輸年少
Lăo

zhēng
kĕn
shū
nián
shăo
醉後少年狂
Zuì
hòu
shăo
nián
kuáng
白髭殊未妨
Bái

shū
wèi
fáng
插花還起舞
Chā
huā
hái


管領風光處
Guăn
lĭng
fēng
guāng
chù
把酒共留春

jiŭ
gòng
liú
chūn
莫教花笑人

jiāo
huā
xiào
rén
張元幹

Zhāng

Yuán

Gàn

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Malgré les vicissitudes, Zhang Yuangan était d’une nature optimiste et ce poème de circonstance montre tout à fait qu’il savait s’amuser.

Mots-clefs : fête jeunesse printemps

Liú Yī Zhĭ (1094 – 1160) :
Sur l’air de « Dans la joie le loriot a déplacé son nid »

           point    jour Aux                                    corne,                     qui                                                       -                       s’éveillera.    et                                             Les chevaux                                 La                            au             bosquets                                                de givre à                           par l’alcool,                                     Pour    voyageur qui          lassitude,    tristesse                     comme                                de                          sur          À la           des                                                      de choses     mille                           parvînt           l’oie messagère à                                       de jadéite est si loin, Et    paravent courbe     le        tiédit :                                        années d’errances ?         rancœur,           dépit,                   m’irritez,          rien                  je n’ai                         Le      amer    cette condition, j’espère               s’apaiser et    dissiper,        si                  

                 du                 de        quand          la                 :              niche      la nuit         tressailli encore,         -cour voisine       lui                    là                         par    campagne,             hennissent, les                         décroissante                     des             fourrés. Des traces de larmes      un                        solidifié, Revigoré               on affronte le       encore              le              gémit sa                             insurmontable :       encore                 Au vent              de                 la     !                    souvenirs, après        séparés, Dans     cœurs tant                     fois reprises, Sans               à                           qui les confier.                                                                    que                    Comment        en        ces instables                     Lune de                 de                       et               n’est         tout                                  porter.    goût      de                                                                             récemment        

Marcher au                   lueurs    l’aube       retentit           J’écoute   l’oiseau           pour         n’a pas                    La basse-             avant                  Ça       s’insinue le brouillard     la                                       gens se lèvent,    lune              apparaît    travers              et                               font    ruban            peine                                                  froid        fugace.                                          La           est                              il s’exposerait            poussière    la capitale        Luo        poursuite                      s’être               nos                      dix                           qu’on           trouver                                    La tenture charmante                            ce                        parfum                  saisir    pensée                                                    fleurs           vous m’ennuyez               Il            de      ceci que         dû traverser et                                                   qu’il viendra              se           Ce mal              revenu.

喜遷鶯



qiān

yīng
曉行
Xiăo
xíng
曉光催角
Xiăo
guāng
cuī
jiăo
聽宿鳥未驚
Tīng

niăo
wèi
jīng
鄰雞先覺
Lín

xiān
jué
迤邐煙村


yān
cūn
馬嘶人起


rén

殘月尚穿林薄
Cán
yuè
shàng
chuān
lín

淚痕帶霜微凝
Lèi
hén
dài
shuāng
wēi
níng
酒力衝寒猶弱
Jiŭ

chōng
hán
yóu
ruò
歎倦客
Tàn
juàn

悄不禁重染
Qiăo

jīn
hóng
răn
風塵京洛
Fēng
chén
jīng
Luò
追念人別後
Zhuī
niàn
rén
bié
hòu
心事萬重
Xīn
shì
wàn
chóng
難覓孤鴻託
Nán


hóng
tuō
翠幌嬌深
Cuì
huăng
jiāo
shēn
曲屏香暖

píng
xiāng
nuăn
爭念歲華飄泊
Zhēng
niàn
suì
huá
piāo

怨月恨花煩惱
Yuàn
yuè
hèn
huā
fán
năo
不是不曾經著

shì

céng
jīng
zhuó
者情味望一成消減
Zhĕ
qíng
wèi
wàng

chéng
xiāo
jiăn
新來還惡
Xīn
lái
huán
è
劉一止

Liú



Zhĭ

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Mots-clefs : matin errance amertume

Bulle