Anthologie bilingue de la poésie chinoise tardive

Sū Shì (1037 – 1101) :
Sur l’air de « L’enfant de la cité du fleuve »
























               de                   de

 L’année

         la                                   songe.

 Dix


     cent            cette
                                causeries,                       et  désolation.
                                                   on
 La                 a
                     semblent



                            te
            couve
 Ne                                                       de  larmes.
 J’avais                              après             je  porterai                brisé,
                                                                                          colline.

                        L’enfant                         fleuve

             du                                      quatrième
     vingtième


              que                               tiennent                                      immensité  sombre
         l’étendue
 Je  ne

           sans
                                                         se



                         dans  le             d’un  rêve,
                                          galerie,


                           ici
                         qu’année
 La  pleine                   sur

 Sur  l’air

                                                                        rameau

              nuit       consigne

                      vie
 Dont
           saurais

                                                que

                                    mon


             venue,                secret                                me  voici

      te              tu       fardes
 On
      restent  plus
                                                                               ce  cœur


                                           la                          »

                   deuxième            et  du
                     jour
                                         un

       ans                     mort  nous                aux  deux
                         ne               pas.

             lieues           tombe

     supposer  qu’on                                                   sans
                                            visage,
        tempes

                                                                   soudain                      retour
 À                            petite
           coiffes,
       se                                     parler.
                                que

                         veille        la                 pins  trapus  sur



                                                                                     célestes,
                             du  premier  mois  lunaire,
                      je

                                                                                bords

                       oublier,
                                           solitaire
                   bonnes                          tristesse
                              se                                                                              :

                                             givré.

                                                                                                                    vieux
     la
 Tu                                       ;
                            regard
                                       cent  coulées
            compris                           année
                lune                               les

                    «                          cité  du

                                   tronc
 le
 dans

                            et                                                            d’une
                              s’évalue

 À
 N’est,
 À                                rencontre,            répondrait           se  reconnaître
      poussière     gagné
 Mes                              avoir

 La  nuit                                                                                   de             au           pays.
         fenêtre  de  la

                      du             sans


                                             nuit,                                  la

                                                                            
  
                                                                                                    
                                                                       
                                                           
  
                                                                                                                                   
                                                     
                                     
                                                          
                                                                                             
                                                                                                                   
                                                         
                                                        
  
                                                                                                                                         
                                                       
                                                
                                                            
                                                                               
                                                                                                        
                                                                                                       

Note : "sans bonnes causeries" : Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal, "La servante au grand coeur...", vers 10.



Shì

蘇軾

Míng
yuè

duăn
sōng
gāng
明月夜短松岡 Liào

nián
nián
cháng
duàn
chù
料得年年腸斷處 Wéi
yŏu
lèi
qiān
háng
惟有淚千行 Xiang


yán
相顧無言 Zhèng
shū
zhuāng
正梳妝 Xiăo
xuān
chuāng
小軒窗
lái
yōu
mèng

huán
xiāng
夜來幽夢忽還鄉 Bìn

shuāng
鬢如霜 Chén
măn
miàn
塵滿面 Zòng
shĭ
xiāng
féng
yīng

shí
縱使相逢應不識
chù
huà

liáng
無處話淒涼 Qiān


fén
千里孤墳
nán
wàng
自難忘

liàng
不思量 Shí
nián
shēng

liăng
máng
máng
十年生死兩茫茫

mèng
夜記夢
măo
zhēng
yuè
èr
shí

乙卯正月二十日
Jiāng

chéng



江城子
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