Yuán Hăo Wèn (1190 – 1257) :
De passage à l’ancienne cité de Soleil-de-Jin, pour écrire ce qu'il en advint.
temple -
travers feuilles de et fleurs si qu’on voit
des eaux de forment un allongé,
bleutées sur
Aux la Plaine -
On voir des et du brouillard.
de le
Il n’y a que des vagues blé sous printemps.
-vous !
À de -de- - - du est
Le Stupa Blanc anéanti et les eaux ?
le Xue sortit se le
en tous de
flots la Divisée par dans les portes
Le au Village- - -
Ainsi depuis que le
la de vent de
Moineau dont des arêtes toits
Sans et
génies s’étaient
Accumulées des millénaires,
soient réduites ?
Depuis anciens pleurent le
De de d’avoir été au Sud Fleuve.
du sorciers pour
Dix mille hommes pioches
carrefours croix remplacés,
perforé le la Province Réunie le
Combien de temps - - ère
bâtir - -
Devant le de -Lointaine, les torrent
sont claires le fond.
dessus les l’ouest écran
resserrées et trente lieues.
Portes du Nord Centrale, - stratégique
s’attendrait à les fortifiées au milieu nuages
observant au loin la gloriette la rivière pour confronter passé,
de vent
Ne - pas
- -la- -Amarrée,
entier la citadelle
Quand peuple ne se rendit
toits sens comme pointes
Les Rivière grandes de
de la province a été déplacé - -du-Bassin.
a perdu majesté,
le Luo combien crépuscules
portes Dragon d’azur, l’ouest Tigre
des passaient et pluies.
parler des habitations bâtiments
Les et installés plus cent lieux.
par
Pourquoi avoir qu’en elles terre
lors, les tournés Ciel,
souffrance dépit déportés du
L’homme Sud volontiers prier les esprits et bonheur,
corvée et rompu la
Par les ont
canal de pour détruire aussi.
-t- une
Pour de nouveau l’Empereur - - ?
Bienveillance- eaux du de Jin
À les jaspe les d’argent
Au montagnes
Toutes
de de cette place-forte
tours
Mais en depuis présent au
plus qui ondulent le du
voyez-
la cime la Montagne- - -Barque- la corne dragon brisée,
tout disparue sous
roi pour rendre, pas,
Les tuiles des volèrent des flèches.
de une brèche ont pénétré l’Été,
siège -Éclairé- -
grand bastion sa
Sur Fleuve Jaune et sont passés de et brouillard !
Les fortifiées, à l’est à de jade,
Et d’or, au dessus nuages
des officiels,
les bouddhas dans de
les esprits durant ces richesses célestes
ordonné un brasier, en calcinée
vers
et
fait les son
de avec pelles ont chaîne de montagnes,
ordre impérial en été
On a
faudra- -il attendre de paix,
voir Soleil-de-Jin
過晉陽故城書事
Guò
Jìn
Yáng
gù
chéng
shū
shì
惠遠祠前晉溪水
Huì
Yuăn
cí
qián
jìn
xī
shuĭ
翠葉銀花清見底
Cuì
yè
yín
huā
qīng
jiàn
dĭ
水上西山如臥屏
Shuĭ
shàng
xī
shān
rú
wò
píng
鬱鬱蒼蒼三百里
Yù
yù
cāng
cāng
sān
băi
lĭ
中原北門形勢雄
Zhōng
Yuán
Bĕi
Mén
xíng
shì
xióng
想見城闕雲煙中
Xiăng
jiàn
chéng
què
yún
yān
zhōng
望川亭上閱今古
Wàng
chuān
tíng
shàng
yuè
jīn
gŭ
但有麥浪搖春風
Dàn
yŏu
mài
làng
yáo
chūn
fēng
君不見
Jūn
bù
jiàn
繫舟山頭龍角禿
Xì
Zhōu
Shān
tóu
lóng
jiăo
tū
白塔一摧城覆沒
Bái
Tă
yī
cuī
chéng
fù
mò
薛王出降民不降
Xuē
wáng
chū
xiáng
mín
bù
xiáng
屋瓦亂飛如箭鏃
Wū
wă
luàn
fēi
rú
jiàn
zú
汾流決入大夏門
Fén
liú
jué
rù
dà
Xià
mén
府治移著唐明村
Fŭ
zhì
yí
zhe
Táng
Míng
Cūn
只從巨屏失光彩
Zhĭ
cóng
jù
píng
shī
guāng
căi
河洛幾度風煙昏
Hé
Luò
jĭ
dù
fēng
yān
hūn
東闕蒼龍西玉虎
Dōng
què
cāng
lóng
xī
yù
hŭ
金雀觚稜上雲雨
Jīn
què
gū
léng
shàng
yún
yŭ
不論民居與官府
Bù
lùn
mín
jū
yŭ
guān
fŭ
仙佛所廬餘百所
Xiān
fó
suŏ
lú
yú
băi
suŏ
鬼役天財千萬古
Guĭ
yì
tiān
cái
qiān
wàn
gŭ
爭教一炬成焦土
Zhēng
jiāo
yī
jù
chéng
jiāo
tŭ
至今父老哭向天
Zhì
jīn
fù
lăo
kū
xiàng
tiān
死恨河南往來苦
Sĭ
hèn
hé
nán
wăng
lái
kŭ
南人鬼巫好禨祥
Nán
rén
guĭ
wū
hào
jī
xiáng
萬夫畚鍤開連崗
Wàn
fū
bĕn
chā
kāi
lián
gāng
官街十字改丁字
Guān
jiē
shí
zì
găi
dīng
zì
釘破并州渠亦亡
Dìng
pò
Bīng
Zhōu
qú
yì
wáng
幾時卻到承平了
Jĭ
shí
què
dào
chéng
píng
liăo
重看官家築晉陽
Chóng
kàn
guān
jiā
zhù
Jìn
Yáng
元好問
Yuán
Hăo
Wèn
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Ce texte évoque l’histoire de la ville de Jinyang 晉陽, aussi appelée Bingzhou 并州. Située dans le Shanxi 山西 au point où la rivière Fen 汾 (la Rivière-Divisée) sort des montagnes et descend dans la plaine vers le sud, elle fut la première capitale du royaume de Zhao 趙 de - 403 à – 386, pendant la période des Royaumes Combattants 戰國. Sa position stratégique pour le contrôle des frontières nord-ouest en fit non seulement une place-forte importante, mais aussi un centre politique, économique et culturel pendant une bonne partie de l’histoire de la Chine ; elle porta notamment le titre de Capitale du Nord sous les Tang 唐 et durant la période des Cinq Dynasties et des dix Royaumes 五代十國. Lors de la constitution de l’empire des Song, elle fut conquise en 979 par l’empereur Taizong 宋太宗 qui en ordonna la destruction complète : la ville fut brûlée avant d’être inondée par la 汾, et les habitants déportés à Luoyang 洛陽.
河洛幾度風煙昏 : ce vers est une allusion aux multiples incursions dans la Plaine Centrale que la destruction du verrou protecteur de 晉陽 entraîna.
君不見
繫舟山頭龍角禿
萬夫畚鍤開連崗
官街十字改丁字
繫舟山 la Montagne-de-la-Barque-Amarrée doit son nom à la légende selon laquelle Yu le Grand 大禹, ordonnateur des eaux, aurait attaché sa barque au sommet.
Dans la géomancie chinoise du fengshui 風水, le concept de 龍脈 (« veines du dragon ») se fonde sur l’apparence des crêtes et des sillons des montagnes avec le corps d’un dragon ; ainsi certains lieux se trouvent favorables et d’autres néfastes selon la position attribuée au dragon. C’est pour achever la destruction de la ville selon cette symbolique (encore amplifiée par le surnom qu’on lui donnait de 龍城 « La citadelle du dragon »), que l’on rogna une partie de montagne qui était sensée correspondre aux cornes du dragon. De même, dans les villes qui furent ensuite construites aux alentours, les carrefours furent établis en forme de T au lieu du très classique schéma en croix des villes chinoises, afin de «clouer » les veines du dragon.
南人 « L’homme du Sud » désigne ici Taizong.
Mots-clefs : ruines cité histoire
Yuán Hăo Wèn (1190 – 1257) :
Quinze variations (…) (15)
其十五
Qí
shí
wŭ
暮雲樓閣古今情
Mù
yún
lóu
gé
gŭ
jīn
qíng
地老天荒恨未平
Dì
lăo
tiān
huāng
hèn
wèi
píng
白髮纍臣幾人在
Bái
fă
léi
chén
jĭ
rén
zài
就中愁殺庾蘭成
Jiù
zhōng
chóu
shā
yŭ
lán
chéng
元好問
Yuán
Hăo
Wèn
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Les circonstances de la composition de cet ensemble de poèmes fort sombre nécessitent d’être détaillées.
Après la fuite de l’empereur哀宗 de la capitale Pienliang 汴京assiégée par les Mongol en janvier 1233, le général Cui Li崔立effectua la reddition de la ville en mars, et envoya les membres de la Cour à Jingcheng青城 (la Cité Verte) le 30 mai. Les hommes du clan royal y furent massacrés puis les femmes envoyées en captivité vers la Mongolie. Resté dans la capitale, Yuan Haowen est lui-même envoyé à Jingcheng le 8 juin ; il sera déporté en captivité dans le Shandong 山東.
C’est donc entre le 30 mai et le 8 juin 1233 qu’il composa ces œuvres en parcourant les palais et les jardins impériaux désertés.
(1)
俳體 désigne une composition littéraire humoristique en prose et vers ; ce titre est ici amèrement ironique.
Les Six Classiques 六經 désignent les traités suivants, en abrégé :
詩 : le Classique de la Poésie 詩經, les plus anciens poèmes de la Plaine Centrale
書 : le 尚書, les annales historiques les plus anciennes de Chine
禮 : les trois traités relatifs au rites, les 周禮, 儀禮, 禮記
樂 : le traité sur la Musique, partie du 禮記, perdu depuis les Han 漢
易 : le Zhou Yi 周易, c’est-à-dire le Livre des Mutations, le Yi Jing 易經
春秋 : le Classique des Printemps et Automnes 春秋經.
(2)
Luoyang (Soleil-sur-la-Luo) 洛陽 était l’ancienne capitale des Jin 金, qu’ils durent abandonner face à l’invasion mongole.
Le deuxième vers est une allusion à la politique des Song qui s’allièrent aux Mongols contre les Jin, et dont Yuan Haowen évoque ici avec lucidité la perte prochaine. Il se réfère aux 春秋左傳 (Annales des Printemps et des Automnes). Guo 虢 etYu 虞 désignent deux principautés de l’antiquité. Le duc de 虞, malgré l’avis de son ministre, laissa l’état de 虢 tomber au main du duc de Jin 晉, 僖公, et perdit à la suite le sien (c’est l’origine du célèbre 成語 : 脣亡齒寒 - sans lèvres, les dents ont froid).
(3)
Siège-des-Song 宋州 : il ne s’agit pas ici des provinces de l’empire des Song du Sud, mais de la ville de Songzhou où 哀宗 Aizong, l’empereur des 金, s’était replié en tentant vainement d’organiser une contre-attaque contre les Mongols, avant de se suicider. C’est parce que 趙匡胤 Zhao Kuangyin, fondateur de la dynastie des Song qui deviendra l’empereur 宋太祖 Song Taizu, était le gouverneur militaire basé dans cette ville qu’il adopta le nom de Song comme dénomination impériale.
(5)
三郎 est un surnom de l’empereur des Tang Xuanzong 唐玄宗, aussi appelé « l’ empereur lumineux »明皇 qui appréciait le tambour joué à sa cour par 李璡 Li Jin, roi de Ru Yang 汝陽. En 756, suite à la rébellion d’An Lushan 安祿山, l’empereur en déroute fut contraint par son armée de sacrifier sa favorite Yang Guifei 楊貴妃, dont le surnom était 玉環, « l’anneau de jade ».
宣和 est le nom de règne de Huizong 宋徽宗, le dernier empereur de la dynastie des Song du Nord. 按樂圖 est une célèbre peinture de Zhou Wenju 周文矩 datant de l’époque des Cinq Dynasties et conservé au Musée du Palais à Taïwan.
Le surnom du poète Li Bo 太白 était 詩仙, « l’immortel de la poésie », tandis que celui de Li He 李賀 était 詩鬼, « le démon de la poésie ».
(8)
La Dame Xiang 湘君 est la nymphe attachée à la rivière Xiang 湘江, dans le Hunan 湖南.
(9)
Wang Zhaojun 王昭君 (vers 51 av. J.C. – 15 av. J.C.) était une Dame du Palais impérial sous l’empereur 漢元帝 des Han de l’ouest 西漢. Sur la foi d’un mauvais portrait réalisé par un peintre corrompu qu’elle avait refusé de payer, elle fut choisie par l’empereur pour être offerte en épouse au Khan 單于 des Huns (Xiongnu 匈奴), et passa sa vie en exil. Elle y composa des poésies chantées, et est généralement représentée sur un cheval (indice distinctif de la vie nomade, en particulier à l’époque des 漢) portant son luth pipa 琵琶.
(12)
騷人 désigne le grand poète Qu Yuan 屈原, originaire du royaume de Chu 楚國 au sud de la Chine, qui composa le Lisao Douleurs d’Exil離騷, l’un des premiers grands poèmes de la littérature chinoise.
(14)
Après la défaite des armées chinoises face à une armée arabe à la bataille de la rivière Talas en 751, Du Huan 杜環 emmené en captivité fit un long périple de dix ans à travers l’Asie centrale et le monde musulman. De retour en Chine, il rédigea un Récit de voyage 經行記 dont il nous reste des fragments.
Le Récitatif de la Cité Ruinée 蕪城賦 fut composé, à propos de la cité de Guanling 廣陵 ruinée lors de l’invasion des Wei du nord 北魏 en janvier 451, par Bai Zhao 鮑照 (414-466) de la principauté de Song 宋 pendant la période des dynasties du Sud 南朝.
(15)
Yu Lancheng 庾蘭成 est le surnom de Yu Xin 庾信 (513-581), haut fonctionnaire du royaume des Liang 梁 puis des Zhou du Nord 北周 qui, envoyé en ambassade chez les Wei de l’ouest 西魏, fut retenu prisonnier à partir de 554 à Chang’an 長安 et finit sa vie en exil. Ceci bien sûr est encore une allusion au propre sort de 元好問 au moment où il compose ces pièces.
L’expression 天荒地老 semble avoir été forgée par le poète des Tang 唐 Li He 李賀 dans le poème 致酒行.
Référence sur ce poème : Stephen H. West, Chilly Seas and East Flowing Rivers : Yuan Hao-wen’s Poems of Death and Disorder, 1233-1235, Journal of American Oriental Society, Vol. 106, Iss. 1, Jan.- Mar. 1986).
Mots-clefs : destruction monde abandon
Yuán Hăo Wèn (1190 – 1257) :
Sur l’air de « Premier chant mélodique sur l’eau »
Passage des Trois
Neuf
observent haut
Un hautes
gerbes du
comme de Dorsale,
d’Argent au
tout droit monde.
du
auparavant vient les
- nid
cygnes
humains, à ?
vices
de
Rien n’assure qu’avec Tsu le
aurait assez force pour à la furie vagues.
errant qui chevauche
collines argentées.
Portes
Fleuve les
et démons la des
grand enroule
Des d’eau rafraîchissent l’éclat
Imposant mètres l’Épine
du Bassin d’août,
Il descend rincer du
Toutes choses au fleuve,
Qui comme entre cimes.
Voyez - juché,
Pour quoi obstacle
la nuit des temps les les
la rhinocéros
vigoureux de Voltigeur,
On de résister
le baleine,
vienne frapper tambour traverser les
Composé dans le
Le Jaune vers Cieux s’élève,
Hommes d’en succession gorges.
vent furieux de vagues,
soleil.
les deux mille
Puissant comme le mascaret mois
la poussière
s’intègrent débordement
tout entier
là-haut ce
Deux passent.
Mystère inaccessible,
nous autres bon cet
Depuis vertus et dissimulés,
Nul besoin d’enflammer corne pour les mettre à jour.
les traits
des
Hélons chevalier la
Qu’il du pour
水調歌頭
Shuĭ
diào
gē
tóu
賦三門津
Fù
Sān
Mén
jīn
黃河九天上
Huáng
Hé
jiŭ
tiān
shàng
人鬼瞰重關
Rén
guĭ
kàn
chóng
guān
長風怒捲高浪
Cháng
fēng
nù
juăn
gāo
làng
飛灑日光寒
Fēi
să
rì
guāng
hán
峻似呂梁千仞
Jùn
sì
lǚ
liáng
qiān
rèn
壯似錢塘八月
Zhuàng
sì
qián
táng
bā
yuè
直下洗塵寰
Zhí
xià
xĭ
chén
huán
萬象入橫潰
Wàn
xiàng
rù
héng
kuì
依舊一峯閒
Yī
jiù
yī
fēng
jiàn
仰危巢
Yăng
wēi
cháo
雙鵠過
Shuāng
hú
guò
杳難攀
Yăo
nán
pān
人間此險何用
Rén
jiān
cĭ
xiăn
hé
yòng
萬古祕神奸
Wàn
gŭ
bì
shén
jiān
不用燃犀下照
Bù
yòng
rán
xī
xià
zhào
未必佽飛強射
Wèi
bì
cì
fēi
qiáng
shè
有力障狂瀾
Yŏu
lì
zhàng
kuáng
lán
喚取騎鯨客
Huàn
qŭ
qí
jīng
kè
撾鼓過銀山
Zhuā
gŭ
guò
yín
shān
元好問
Yuán
Hăo
Wèn
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三門津 : Le Passage des trois portes, situé dans le Henan 河南 actuel, était un endroit particulièrement dangereux pour la navigation fluviale du Fleuve Jaune, où le courant contenu par des gorges étroites était séparé par d’énormes récifs rocheux en trois bras, les trois « portes » 門, respectivement nommées du nord au sud la porte des hommes 人門, la portes des esprits 神門, la porte des diables 鬼門 ; seule la première, comme son nom l’indique, permettait le passage des embarcations.
Montagnes de Lüliang 呂梁山 : il s’agit d’une importante chaîne de montagnes située au Shanxi 山西 entre le Fleuve Jaune 黃河 et la rivière Fen 汾河, affluent du précédent.
L’embouchure du fleuve Qiantang 錢塘江 est le siège d’un spectaculaire mascaret en aval d’Hangzhou 杭州 dans la province du Zhejiang 浙江.
Je regroupe les vers 3 à 7 de la seconde strophe évocateurs d’un mystère et eux-même assez ambigus. 祕神奸 est une allusion à un passage des Commentaires de Zuo 春秋左傳, important ouvrage historique de l’époque des Printemps et des Automnes dont la lecture toutefois n’éclaire pas beaucoup notre texte. Le poète semble vouloir mentionner que l’épreuve de passer par les Portes du fleuve révèle la personnalité des voyageurs qui s’y risquent.
燃犀下照 fait référence à personnage de l’époque de la dynastie des Jin 晉 (265-420) appelé Wen Jiao 溫嶠, qui selon les chroniques aurait utiliser une corne de rhinocéros enflammée pour éclairer la profondeur des eaux et y découvrir d’étranges créatures.
佽飛 : héros du royaume de Chu 楚 à l’époque des Printemps et des Automnes 春秋. Il terrassa à coups d’épée un dragon des eaux malfaisant.
騎鯨客 : « le chevalier errant qui chevauche la baleine » évoque une personne d’une grande hardiesse, et fait souvent allusion au poète Li Bo 李白.
Mots-clefs : fleuve gorges rapides