Anthologie bilingue de la poésie chinoise tardive

Liŭ Yŏng (987 ? – 1053 ?) :
Sur l’air d’« Une musique de minuit »


































                                     obscurcissent
       esquif


                        elle  torrents

                                                           se
                                    marchants

           ce                                                                     gracieux,                          sud

                                                                       des

 Quelques
                                                                                     cris
                             dépéris
        saules
               du                                     trois,
 Des                          se  baignent
             le                      chemin                                    et                             elles.

                               le
      pavillon         broderies,                         j’ai
 Dans                                                         ne
               puis                                         :                                tient.
 Ressassant                                                                                                                                   du
      fixe,


 Sur               Une                 de  minuit

 Gibouleuses,
 Cet                    feuille
                                                                   du

                                                                profondes.
 Les
 Sur        hauts                        soudain
                              les                                           s’interpellent.
               voile
                          peint,  de                     d’aile

 Juste                                                                                        qui
                    de  hameaux
                                     givrés,
          un                                                                                  la
             des
                                                               reflets.
 Du
        lavandières


               porté
 Le                                                                    délaissé


                                                                                                                                     le
                    larmes  aux            tant
       d’un                                                couchant

                                                            »

                     les                                         pâle

        d’allégresse


                                      peu
                                 le


                                                   coups


                                         brouillasseux,
                files
                                                                                            à       perche  s’en  retournent.

                   malingres
       côté
                          qui
 Évitent                                       ;               elles

 Jusqu’ici
                                                                                      :
                             la
                                                                          finir,
                                         séparation,                          dépite            terme  de  l’année       temps       retour
              les                                                           route
 Cri                                                                       d’un

               d’«



                                  s’éloigne
 Traverse  dix  mille            et
           derrière



                        hissée  haut,
                                          deux                                                                  rive         !

          en                                       banderoles
        grappe

 Sous

                                                      leurs
                                       deux,  par

                 voyageur                                             rient       conversent

                                    souvenir,
                                                  la  légère
          son  errance      lentille            guère
                                        prier,  insister
                          navrante                                 je                    qu’au                                                              s’éloigne.
 Je                                                                    la                 la
               cygne            dans

        l’air

                           nuées                       une          atmosphère,

 Mue                     qui
                                              mille
 Laisse                                        cuvettes
       flots              peu  à
        les            taillis      vent                    lève,
 Mieux
 Toute
                héron                                               vifs

                face       distinguent
 Une

                         moribond,  ceux qui                à


                    rivage,

                                                      prudes,                                         entre


                   aux                  qu’à
                                             d’eau
 Soupirer                                                                             ne
                   une                                  en
                                       yeux,         incertaine                                        sacrée,
                         égaré           le

                             musique


                  une
                                                 des  berges       fleuve,
                              ravins                gorges,
                                             et
               furieux                     s’apaisent,

           s’entendent                         ambulants  qui
           la
 Flotte                                                                     et                 jusqu’à  la

                       se                     les                          guinguettes         chatoient,

                        d’arbres
               soleil                                  pêchent      grands
 Etiolés,         lotus              se  fanent,
 Des                             dissimulent
                                par

                                en

                        par

                                                                       s’arrête.
                       promettre,                           pour           rien
                                                                vain       me
                                                                                      de       Capitale
                                                 lointain                         ciel  interminable.

                                                                 
  
                                                                                               
                                     
                                                                                      
                                                                    
                                                                                  
                                                                
                                                                          
                                                                                                    
                                             
                                                                                                                                      
  
                                                                                                                        
                                                                
                                                  
                                                                                                                                           
                                                            
                                                                            
                                                                  
                                                     
                                                                                                                              
  
                                                    
                                                                                          
                                                                                      
                                                                                                          
                                                                                                                                                                                     
                                                                                                                           
                                                                                                                  

Liŭ

Yŏng

柳永

Duàn
hóng
shēng
yuăn
cháng
tiān

斷鴻聲遠長天暮 Níng
lèi
yăn
yăo
yăo
shén
jīng

凝淚眼杳杳神京路 Căn

huái
kōng
hèn
suì
wăn
guī


慘離懷空恨歲晚歸期阻 Tàn
hòu
yuē
dīng
níng
jìng


歎後約丁寧竟何據 Làng
píng
nán
zhù
浪萍難駐 Xiù

qīng
pāo
繡閣輕拋 Dào

yīn
niàn
到此因念
xíng

hán
xiū
xiào
xiāng

避行客含羞笑相語 Huàn
shā
yóu

浣紗遊女 Àn
biān
liăng
liăng
sān
sān
岸邊兩兩三三 Shuāi
yáng
yăn
yìng
衰楊掩映 Bài

líng
luò
敗荷零落 Cán

xià

rén
míng
láng
guī

殘日下漁人鳴榔歸去 Shù
háng
shuāng
shù
數行霜樹

yān
cūn
一簇煙村 Wàng
zhōng
jiŭ
pèi
shǎn
shǎn
望中酒旆閃閃 Fàn
huà

piān
piān
guò
nán

泛畫鷁翩翩過南浦 Piàn
fān
gāo

片帆高舉 Gèng
wén
shāng

xiāng

更聞商旅相呼 Qiāo
fēng
zhà

樵風乍起
tāo
jiàn

怒濤漸息 Yuè

shēn
chù
越溪深處
wàn
huò
qiān
yán
度萬壑千巖 Chéng
xìng

jiāng
zhǔ
乘興離江渚 Piān
zhōu


扁舟一葉 Dòng
yún
àn
dàn
tiān

凍雲黯淡天氣


bàn



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