Anthologie bilingue de la poésie chinoise tardive

Zhāng Yán (1248 —1320) :
Sur l’air de « Flûte traversière sous la lune »

Sur l’air sous la lune voyageais seul les Collines-aux-dix-mille-bambous, tombées, lourd, Shu. Alors, l’auberge des Plis-des-Collines-de-Jade. Sur mille nuage esseulé, en sont mes À glacée quand rêve, je me revois cheminer par routes d’autrefois. À Splendeurs-Successives les sont la pluie retrouver l’ombre d’une couverture un t’en piteuses souples aigrettes goélands. confins voyages, aux mon fiel. Il que le chagrin de la me verser Dites-moi, nos gens y glacé puissent confier arbre aux fleurs

de « feuilles pensée chagrine cœur contrarié quitté Dong j’habitais lieues ciel qui flânant s’éloigne, amis ? la je Toujours les ne si En lieu, ainsi, je souffrirai la nuit. sursaute : c’est pour désolation et Me voir à chandelle, M’envelopper la Zhang Quel soir ? traînent tiges, Sur le aux et Jusqu’aux du Ce temps-là cœur tant de d’Ouest larmes, sont-ils crains que les manches bleutées sous ciel encore cet

Flûte traversière » Je par portes vacantes et et d’avoir à l’Est-de-l’Allée, Au pur Que devenus fenêtre saules pas nombreux, premier d’entendre de Je d’effroi affliction, face dans sans mot. Xu, reviendras-tu Dégarnies, ces Pont-Coupé ciel en d’épuisants soucis de apporte reste redoublé Région fait des au Tréfonds-des-Asarets, ? Je Droit le Ne se qu’à de pruniers.

月下笛

Yuè

xià



孤游萬竹山中

yóu
wàn
zhú
shān
zhōng
閒門落葉
Xián
mén
luò

愁思黯然
Chóu

àn
rán
因動黍離之感
Yīn
dòng
shŭ

zhī
găn
時寓甬東積翠山舍
Shí

yŏng

cuì
shān
shè
萬里孤雲
Wàn


yún
清遊漸遠
Qīng
yóu
jiàn
yuăn
故人何處

rén

chù
寒窗夢裏
Hán
chuāng
mèng

猶記經行舊時路
Yóu

jīng
xíng
jiù
shí

連昌約略無多柳
Lián
chāng
yuē
lüè

duō
liŭ
第一是難聽夜雨


shì
nán
tīng


漫驚回淒悄
Màn
jīng
huí

qiăo
相看燭影
Xiāng
kàn
zhú
yĭng
擁衾無語
Yōng
qīn


張緒
Zhāng

歸何暮
Guī


半零落依依
Bàn
líng
luò


斷橋鷗鷺
Duàn
qiáo
ōu

天涯倦旅
Tiān

juàn

此時心事良苦

shí
xīn
shì
liáng

只愁重灑西州淚
Zhĭ
chóu
chóng


zhōu
lèi
問杜曲人家在否
Wèn


rén
jiā
zài
fŏu
恐翠袖
Kŏng
cuì
xiù
正天寒
Zhèng
tiān
hán
猶倚梅花那樹
Yóu

méi
huā

shù

張炎

Zhāng

Yán

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