Anthologie bilingue de la poésie chinoise tardive

Liú Jī (1311 – 1375) :
Ce qu’inspire le voyage (II)

qu’inspire l’oiseau la vent est au branche n’y est se reposer gravis hauteur observer les rivières préfèrerais du Se précipiter pour azurées face au je de voir blanchir : sont si des semble profonds triste.

Ce (II) quiétude d’un bosquet, nulle course longue, ses ailes petites, À tombée jour, quoi ? Je une pour horizons, mes Je la grossir ; vent les nébuleuses basses peut naviguer, L’aiguille du impose tristesse froide blanc, Et se changent

le voyage Épuisé aspire à nid, Le tranquille. Sa est emplumées la du sur quatre Alors sous yeux montagnes et s’associent. savoir pluie ciel les ondes Troublé et furieux persistant, Assis souffre Les eaux qu’on n’y Donjon ses hauteurs abruptes. De l’argent cheveux mes soupirs en chanson

旅興二首



xìng

(èr

shŏu)

其 二

èr
倦鳥冀安巢
Juàn
niăo

ān
cháo
風林無靜柯
Fēng
lín

jìng

路長羽翼短

cháng


duăn
日暮當如何


dāng


登高望四方
Dēng
gāo
wàng

fāng
但見山與河
Dàn
jiàn
shān


寧知天上雨
Nìng
zhī
tiān
shàng

去去為滄波


wèi
cāng

慷慨對長風
Kāng
kăi
duì
cháng
fēng
坐感玄發皤
Zuò
găn
xuán


弱水不可航
Ruò
shuĭ


háng
層城岌嵯峨
Céng
chéng

cuó
é
淒涼華表鶴

liáng
huá
biăo

太息成悲歌
Tài

chéng
bēi

劉基

Liú



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