Anthologie bilingue de la poésie chinoise tardive

Wáng Yí Sūn (1240 ? – 1289 ?) :
Sur l’air de « Une musique à la hauteur du ciel »

Une musique à la hauteur cigales cour garde ressentiment au d’une de près perron. plainte s’interrompt froid nakais, reviennent s’installer l’intimité des de la des passe la dans le vide, Je la toilette défraîchie, soignerait-on sa délicate ainsi génies plomb Gémissent de s’enfuir fine qu’on ailes épuisées Les corps l’épreuve disparaître combien fois encore Leurs plus amers Tant tenter d’interrompre Je m’attarde souvenir vent parfumé du Parmi les fils en mille

Sur ciel » Les la grande meurtrie, À les années quand s’ombragent les arbres Soudain dans le des Elles feuilles, nouveau exprimer profondeur poignante adieux. qu’à l’ouest pluie, En d’étranges pendentifs ruissellent fais chevalet. Pour cuivre comme baignés larmes de serpenter pluie trop pour retienne. que affole, par de la soleil pourront-elles ? sont encore ! solitaire d’automne, douleur au saules dix

l’air de « du Toute le palais âme travers bleu-vert du leur dans Pour Tandis la fenêtre de qui de cithare sonner le Miroir assombri, qui coiffure ? Des de de voir et Une la Les l’automne desséchés vie, Voir le au couchant, de derniers chants à étreindre le violon Pour et tristesse, du printemps des mille, brins.

齊天樂



tiān

yuè

Chán
一襟餘恨宮魂斷

jīn

hèn
gōng
hún
duàn
年年翠陰庭樹
Nián
nián
cuì
yīn
tíng
shù
乍咽涼柯
Zhà

liáng

還移暗葉
Huán

àn

重把離愁深訴
Chóng


chóu
shēn

西窗過雨

chuāng
guò

怪瑤佩流空
Guài
yáo
pèi
liú
kōng
玉箏調柱

zhēng
tiáo
zhù
鏡暗妝殘
Jìng
àn
zhuāng
cán
為誰嬌鬢尚如許
Wéi
shuí
jiāo
bìn
shàng


銅仙鉛淚似洗
Tóng
xiān
qiān
lèi


歎移盤去遠
Tàn

pán

yuăn
難貯零露
Nán
zhù
líng

病翼驚秋
Bìng

jīng
qiū
枯形閱世

xíng
yuè
shì
消得斜陽幾度
Xiāo

xié
yáng


餘音更苦

yīn
gèng

甚獨抱清商
Shèn

bào
qīng
shāng
頓成淒楚
Dùn
chéng

chŭ
漫想薰風
Màn
xiăng
xūn
fēng
柳絲千萬縷
Liŭ

qiān
wàn

王沂孫

Wáng



Sūn

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